I. Tous les savants curopc'cns qui s'occuDent
pa'r cn?T %Z ^ '* P hil ? S0 P hi <= «?e l'IndTe' n P ou, fi ii ,, etonnante mémoire des Brahmanes amorti /J" A "g |e,e r e . une des plus hautes autorités dans ces matières, prétend que si tous
«i*n7w«? ,OUS les manuscrits hindous venaient a disparaître subitement, on pourrait re-
SfflK?" ' eS e ^'L UreS Saintcs - mot E°»r mot et syllabe pour syllabe, avec l'aide des Brahmanes, qui les savent par cœur. '
gnent sur la religion, sur la souffrance de la vie, sur nos fautes et sur le chemin, qui conduit à la. délivrance est la pure vérité. Ces livres contiennent cependant aussi plusieurs erreurs, i 55. Le Bouddha a-t-il donc enseigne des erreurs ?
Non ; un Bouddha n'enseigne rien d'erroné. Mais, dans le cours des siècles qui se sont écoulés, on a accueilli dans les Trois Pitakas quelques livres et quelques passages qui ne devraient pas en taire partie et c'est laque se trouvent des erreurs.
i 56. Quel sont ces livres ou ces passages?
Ce sont ceux qui traitent de la naissance du monde, de la l'orme et de la nature de la terre, en un mot des sciences naturelles. Ces additions ne contiennent pas les paroles du Bouddha et aucun Bouddhiste n'est obligé d'y croire ».
i.Le Bouddhisme n'a pas la prétention d'enseigner les sciences naturelles. Il n'a rien à taire avec la forme extérieure des choses, mais avec
i5-. Puisque tout ce quia commencé doit périr, la doctrine du Bouddha est-elle aussi destinée à disparaître?
Tant que le monde subsistera, la doctrine du Bouddha ne périra pas. Car son esprit est l'éternelle vérité elle même entrée dans la forme terrestre du mot et de
leur essence intime. Il n'est donc ni hostile à la science, ni dans sa dépendance.
Le Bouddhiste éclairé se trouve dégage de tout préjugé en face des sciences naturelles. 11 en examine les résultats, sans être influence par des scrupules religieux et accepte celles de leurs théories qui lui semblent les plus justes. Aussi, les savants européens ont ils ete toujours bien accueillis dans les pays bouddhistes.
Le Bouddhiste sait que la science, comme tout ce qui est terrestre, est sujet a changer, qu'elle marche dans un progrès constant et qu'elle peut aujourd'hui enseigner des choses grandes et utiles, qu'on ne connaissait pas du temps du Bouddha. 11 sait d'autre part que, quels que soient les progrès de la science, on ne pourra rien découvrir qui soit en contradiction avec la parole du Bouddha. Dans les idées bouddhiques, la science est la sœur terrestre de la vente éternelle; elle éclaire notre intelligence et la rend accessible à la connaissance supérieure. La vente éternelle, que le Bouddha a annoncée, conduit a la lumière et à la délivrance.
Celui qui a complètement reconnu et compris les Quatre Vérités de Salut, peut, à la vente, se passer de la science ; mais la science la plus profonde, considérée par rapport à la connaissance supérieure, fait encore partie de 1 ignorance (Avidya), puisqu'elle ne saurait nous délivrer de la souffrance et de la nécessite de revivre.