‹ Catéchisme bouddhique ou introduction à la doctrine du Bouddha GotamaChapitre 64 sur 64 · La Confrérie a-t-elle un pouvoir · texte numérisé non relu

La Confrérie a-t-elle un pouvoir

1. Faire des dons à la Confrérie n'est pas un « devoir » pour l'adhérent laïque. Ce qu'il donne, H le donne librement, reconnaissant qu'il le fait pour son propre bien. D'après la doctrine bouddhique, le Bhikshou n'est pas tenu à de la gratitude pour 1 Oupàsaka qui lui fait un don. C'est celui-ci, au contraire, qui doit être reconnaissant au Bhikshou, qui lui fournit une occasion de s'acquérir des mérites, en exerçant sa bienfaisance.

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spirituel sur les adhérents laïques ?

Non; le Bouddhisme ne connaît ni excommunication, ni pénitences ecclésiastiques, ni moyens de discipline extérieurs pour les adhérents laïques. Mais la Confrérie rompt tous rapports avec un Oupàsaka qui s'est rendu coupable de graves fautes morales, ou qui a outragé le Bouddha, la Doctrine ou la Confrérie. Le vase à aumônes est retourné devant lui, c'està-dire qu'il est déclaré indigne de faire des dons aux Frères.

1 72. Comment doit être le vrai Bhikshou, suivant les paroles de la Doctrine?

Voici les paroles des Saintes Ecritures :

Que celui qui, désirant et voulant le bien, aspire au Nirvana, à la paix suprême, soit : sincère, honnête et consciencieux, doux dans ses paroles, bienveillant, modeste; qu'il se contente de peu et n'ait pas d'inquiétudes ; que son cœur soit tranquille ; qu'il ne montre ni prétentions ni désirs.

Qu'il ne fasse rien de bas; que sa pensée, ses paroles et ses actions soient,

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toute sa vie, dirigées suivant la Règle et la Sainte Doctrine ; qu'il s'affermisse dans la connaissance des Quatre Vérités de Salut et qu'il marche toujours irréprochablement sur le Sublime Sentier à huit parties.

Que le bonheur ne le rende pas joyeux, que le malheur ne le rende pas triste ; que l'estime des hommes ne lui donne pas d'orgueil, que la persécution et l'outrage ne l'abattent pas; qu'il garde toujours l'égalité de cœur de celui qui est délivré de la volonté.

Qu'il se souvienne toujours que ce qui fait le Samana, ce n'est pas l'habit, ni l'observation extérieure des vœux et des préceptes, ni la vie solitaire, la pauvreté et l'humilité, ni la science et l'érudition.

Celui qui est dégagé de tous les penchants et de tous les désirs sensuels, celui dont le cœur est pur et qui a vaincu l'égoïsme, celui-là seul est un vrai disciple du Bouddha.

Aussi, qu'il n'ait qu'un but : son perfectionnement spirituel. Qu'il soigne en lui-même la connaissance, l'é-

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galité de cœur et la bienveillance.

Qu'il soit bien disposé pour tous les êtres vivants sur cette terre et dans les autres mondes ; pour ceux qui sont élevés, comme pour ceux qui sont bas, pour les bons, comme pour les méchants; pour ceux qui sont loin, comme pour ceux qui sont près.

Qu'il ne trompe personne, qu'il ne menace personne, qu'il ne méprise personne qu'il ne blesse personne. Qu'il jette sur tous les êtres un regard plein de compassion et de bienveillance, comme une mère regarde son unique enfant. Que chaque jour, chaque heure, il cultive en luimême ces sentiments.

Que le cœur de celui qui chemine sur le Sublime Sentier à huit parties, soit comme le lac profond des montagnes :

pur et immobile.

Car celui qui vit dans la pureté, libre de superstitions et d'illusions, d'espérance et de crainte, de passion et de désir, de haine et d'amour; celui quia complètement vaincu l'envie d'exister et qui a

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conquis la vraie connaissance, mettra un ternie à la souffrance et à la nécessite des vies successives et entrera dans le suprême Nirvana.

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