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D. La science isolée de la pratique suflit-elle au cultivateur ?
R. La science. isolée de la pratique est tout à fait insuffisante ; car c'est par la pratique seule qu'on acquiert la prudence, qui corrige ce que la science pourrait avoir de trop absolu, et qui ne fait accueillir. qu'avec une certaine, mesure, les systèmes nouveaux dont la valeur réelle ne se révèle qu'après la consécration de l'expérience.
D. sta prudent d'adopter toutes les doctrines nouyelles contenues dans les ouvrages traitant de l'agriculture ?
“R. La prüadence nous conseille de n’adoptér les doctrines nouvelles que lorsqu'elles ont subi 16: preuve de l’expérience, dans des circonstances analogues à celles où nous nous trouvons. : Ou encoré, si on veut expérimenter soi-mêmela/més! thode nouvelle, faisons-le sur une petite‘échelle:! Par exemple, ils’agit d’une plante étrangère dont on vante le grand rendement ou la qualité supérioure ; he vous empressez pas d'en ensemencer uñe grande étendue de terrain; au contraire; n’en faites l'essai que sur un petit coin de terre, et agissez, les années suivantes, d’après le premier résultat obtenu. S'agit-il encore d'un nouveau mode de culfüre ou d’instraments perfectionnés : suivéz la même ligne de conduite, expérimentezles avec précaution, sans vous engager dans des dépenses considérables, et qu'autant que vous vous serez rendu compte de l’usage que vous en aurez vu faire par des cultivateurs éclairés. En agticulture, comme daus tous les actes de la vie, c'est un talent bien précieux de savoir toujours mettre à prolit les bons exemples, pourvu qu'on le fasse avec sagesse et modération,