‹ Catéchisme d'agriculture ou La science agricole mise à la portée des enfants [microforme]Chapitre 20 sur 45 · DU DESSÈCHEMENT ET DE L'ASSAINISSEMENT DES TERRES · texte numérisé non relu

DU DESSÈCHEMENT ET DE L'ASSAINISSEMENT DES TERRES

D. Comment dessécher et assainir les terres humides ?

R. On dessèche les terres humides au moyen de défoncements, de rigoles, de fossés et surtout

du drainage.

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D. Qu'est-ce que le drainage ?

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R. Le drainage est une opération qui a pour objet d’assainir unc terre humide, au moyen dé

conduits souterrains On l'applique surtout, avec succès, dans les terrains dont le sous-sol est im

erméable, c'est-à-dire, ne laisse pas s'infiltrer eau.

D. Faites comprendre l'utilité du drainage par une comparaison ? pt R. Pour bien comprendre l’utilité du drainage, il suffit de se représenter un pot à fleur, an fonid duquel, on n'aurait pas ménage de trou pour l'€coulement de l’eau. Clairement, là planté qu'on voudrait cultiver dans un semblable vase ne

tarderait pas à dépérir, parce que l’ean dont on se

servirait pour l’arroser, ne trouvant pas d'issue pour s'écouler, ferait promptement pourrir 168 racines. Jh! bien, il y a des terres qui sont aussi, pour ainsi dire, fermées oc» dessous : entre -a

couche arable et le sous-sol, il s'établit alors, à la

suite des pluies et de la fonte des neiges, comme üñe nappe d'eau sfagnante qui s'oppose aux -travaux de l’agriculture, et nuit considérablement aux plantes et souvent les font périr. Quad, par le drainage, on à facilité l'éconlement dé ces éaux, le sol prend une face toute nourelle;'les terrains éompacts deviennent meubles et se coté Ytrent de riches moissons ; le revenu’ #accroit dans des proportions étonnantes. BA Le drainage consiste à creuser des tranchées et à y pratiquer des conduits en pierres, où encore mieux, à y placer des tuyanx en terre cuite, posés les uns au bout des autres. FY$ D, Quelle profondeur doivent avoir les trame chées où l'on veut placer la pierre ou les tuyatix. R. Ces tranchées doivent avoii au moins trois pieds de profondeur, et avoir une faible ineli-

naison vors le lieu où doit se rendre l’eau. Il y a des drains latéraux et des drains collecteurs. Les drains latéraux doivent être placés de 20 à 40 pieds les uns des attres, saivant que la terre est plus ou moins compacte et htmide. Ces - drains se réunissent tous au drain prineipal ou collecteur, en tombant sur lui obliquement.

D. Quelle augmentation de revenus peut-on . obtenir par le drainage ?

KR. L'augmentation ainsi obtenue peut être de 25.à 50 pour 100.

En France, on a si bien compris la grande imrtance du drainage, que le gouvernement et Les sociétés d'agriculture favorisent tout spéciale: ent ce genre d'amélioration. Une loi a mêm été promulgte pour protéger les travaux du dfainage, contre le mauvais vouloir des propriétaires dont les terres sont situées au-dessous des . terrains drainés. 3

a CHAPITRE VIL. à DÉFRICHEMENT DES TERRAINS BOISÉS ;

D. Le défrichement des terrains couverts de forêts est-il avantageux ?

R. Le Canada possède d'immenses forêts; la Le lupart d’entre elles offrent les plus grands avan- A à ceux qui ont le courage d'y mettre. la “hache, la pioche et ensuite la charrue. Un colon qui commence à ouvrir une terre, n'ayant que sa hache et de la nourriture pour une année, s'il est sans famille et qu'il soit actif, sera à l'aise dès la \ seconde année, et s’il a une famille, il pourra récolter, au bout de trois ans, pour lui donner son nécessaire. Il suffit de parcourir les townships de l'Est, pour comprendre les ressourcesimmenses que renferment nos forêts! Quand on a vu les . * cantons florissants qui bordent les rivières de St. François, de Nicolet etautres, on estétonné devoir

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des jeunes gens vigoureux préfèfer aller .fias vailler à la journée, dans les faubo de nos villes, s’expatrier même, au lieu d’aller demander l'aisance et la richesse à ces fertiles contrées.

Les élèves de nos écoles, devraient pour la plupart, quand leurs forces le leur permettent, et si leurs pères ne peuvent les établir sur une terre déjà ouverte, devraient, dis-je, se diriger vers la forêt, et y chercher les ressources qu’elle offre à fous ceux qui ont assez de courage pour exécuter l'ordre du Tout-puissant. “ Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front.”

D. Celui qui arrive dans la forêt, peut-il abattre ra oment tous les arbres qui se présentent

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R; Celui qui veut ouvrir une terre couverte.de bois, doit d’abord commencer par une opération qu’on appelle sarper, et qui consiste à couper.les arbustes, les taillis; ensuite, il choisit un des plus

os arbres et l’abat. Puis, il continue d’abattre es autres arbres qui sont autour du premier.

Quand il a abattu une certaine étendue, il dépouille les arbres de leurs branches, les divise en bûches de 15 à 18 pieds de longeur, les rapproche, les met en tas avec les branches, et quand vient l’époque propice, il y met le feu. Quand les bûches sont en partie consumées, il lesrapproche de nouveaux, pour qu’elles se consument d’avantage, jusqu’à ce qu'il n’en reste plus rien. Mais cette méthode n’est applicable qu'au bois franc. Quand il faut abattre du bois mou, on le met en javelles, et on le fait ensuite brûler.

I] faut recuillir avec soin les cendres du bois franc ; car elles sont en trop grande quantité pour les besoins du sol, et ellex nuiraïent aux plantes. De plus, on peut tirer un parti très-ayantageux de ces cendres, en les convertissant d’abord en sel, puis cn potasse ou en perlasse.

Le plus souvent, on peut laisser la cendre du

bois mow sur lo terrain, car:elle ‘est en m quantité et de qualité inférieure. 0! ©! * 1107 10D: Quelles nt les semences qui réussissent là mieux dans un champ nouvellement défriehé ?" : :1R1 Les semences qui conviennent lé! mieux à tn. champ nouvellement défriché:sont celles es de pommes de terre, d'avoine, de sarrazin et e tabac, D 'ARERURS

‘ CHAPITRE VIIE “DES IRRIGATIONS, D. FR que l'irrigation ?

| R. L'irrigation est l’art d’arroser les terrés. Quoique cette opération soit regardée comme tres utile et avantageuse, sous le rapport des bénéfices, qu'on peut en retirer, elle est inconnue et inusitée en Canad:. + ni * C’est son :pplication bien entendue, qui a lé plus contribué, aut":fois, à la prospérité de l'a: griculture er E-:ypte, en Perse, chez lés Romains, et’chez les Maures, ex Espagne, Aujourd'hut, elle fait la richesse de la Lombardie, du Piémont, ef:de certaines parties du midi de la France. | * Dans notre vays, les irrigations produiraient d'heureux résultats, si on les utilisait sur les: prairies et les terrains sablonneux. er à Quand on connait les grands bénélices que.

l'on peut retirer de cette opération, et le nombre. prèsqu'infini de nos cours d'eau, il y a grandement lieu de s'étonner de notre indifférence, sous ce rapport. [Il n’y a pas un petit ruisseau qui, con- \vénablement utilisé à son passage, ne pourrait tripler au moins, le produit des prairies qui le bordent, D. Comment se pratique les irrigations ?

* Rs Los irrigations se pratiquent soit en détourhant eh partie les cours d’eau, soit en les arrétant, an moyen d’écluse, et les forçant ainsi de serépandre au loin, soit encore au moyen de rigoles,

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CULTURES ET RÉCOLTES DES DIVERSES .PLANTHS, Bref AGPICOLES. vor É Comment peut-on diviser les plantes agricoles ? ‘ F.f ‘R. Les plantes agricoles, c’est-à-dire, celles que: l'on cultive dans les champs, offrent cinq grandes: divisions : 1° les céréales ; 2° les plantes fourragères: 8° les légumineuses; 4° les plantes sar: clées; 5° les plantes industrielles. t0È6Y

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