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il se tue,” disait Sénéque à son ami Lucilius. C’est aux infractions constantes à l'hygiène physique, intellectuelle et morale, qu’est due la briéveté de la vie. En effet, l'hygiène est le véritable élexir de longévité ; elle est le remède unique et souverain contre les imminences morbides. Avec l'hygiène, c’est évidemment l'hérédité, qui exerce la plus grande influence sur les phénomènes longévitaux.
On nait avec une prédisposition à vivre longtemps, Cette prédisposition nous vient de nos ancêtres, et elle subit l’influence de l'hygiène. C’est surtout par les progrès de cette science que la moyenne vitale a été presque doublée depuis un siècle, Les physiologistes s'accordent à reconnaitre que les centenaires ont eu une parfaite unité de vie et une régularité constante d’habitudes. Chacun se file sa vie, et si nous voulons parvenir à la longévité, et éviter que la vieillesse soit une véritable maladie, il nous faut apprendre à pratiquer l'hygiène, modérer l'intensité ardente de notre vie à la vapeur : recher-
cher l'air pur et la lumière vivifiante du
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soleil : fuir les vicissitudes de l’atmosphère, les logements bas et humides, Îles professions malsaines, les écarts dans le boire et le manger, les émotions vives du jeu et de la politique ; s'abstenir des veilles et des fatigues physiques, intellectuelles et morales : avoir l’esprit calme, le cœttr gai, la conscience tranquille et contente ;: se coucher tôt et dormir suffisamment ; manger à des heures régulières ; enfin, garder une juste mesure en toute chose : voilà les conseils qui sont indispensables pour parvenir à une heureuse vieillesse. Ainsi, choisissons le meilleur genre de vie et l'habitude nous le rendra doux et agréable.