‹ Catéchisme d'hygiène privée et publique [microforme]Chapitre 6 sur 21 · EL. HO · texte numérisé non relu

EL. HO

au-dessus des prairies et des bois ensoleillés, prend naissance un gaz particulier qu'on appelle l’ozone, L’ozone est très bon pour la santé ; il a sur notre organisme une action plus puissante que l’oxygène ; il détruit les miasmes et contribue beaucoup à la salubrité des lieux marécageux.

Q. À quoi sert l’air ?

À. L'air est le premier aliment que nous absorbons. En effet, respirer est le principe de la vie, c’est la vie même.

L'air est donc la principale source de notre être «: de notre bien-être. L'état de notre santé dépend bien plus de ce que nous respirons que de ce que nous mangeons et buvons. De là l’utilité de chercher à s’entourer d’un air pur qui, seul, est vivifiant et tonifiant.

Q. Qu'est-ce qu’on entend par l’aération du sang ?

ÆÀ. Le sang, en circulant dans notre corps, se vicie, prend une couleur sombre et devient impropre à l'entretien. des fonctions vitales ; c’est le sang veineux.

Mais en passant par les poumons, il se

purifie de nouveau et prend une nuance d’un rouge brillant ; c’est le sang artériel. C'est que le sang a pris à l'air, amené dans les poumons par la respiration, une portion d'oxygène et a abandonné l’acide carbonique. (Comme on le voit, cette aération du sang, qui se fait dans les poumons,est essentielle à l’entretien de la vie. Mais ce qu’on ignore ou refuse de bien comprendre, ce sont les effets funestes de cette aération imparfaite du sang, à laquelle sont exposées des milliers de personnes en vivant dans une atmosphère confinée et viciée.

Q. Comment respirons-nous ?

À. Nous respirons au hasard, et comme nous pouvons, nous préoccupant rarement de la qualité de l’air qui nous entoure.

Pourtant il importe, pour assurer l’effcacité de la respiration, d’avoir autour de soi un air très pur. Pour cela il faut connaître les principales causes des altérations de l'air, afin de pouvoir se protéger contre elles.

Q. Quelle est la principale cause de l’altération de l’air ? |

R. La respiration est une des causes principales de l’altération de l’air. En effet, un adulte par la respiration consume par heure, en moyenne, 2olitres de l’ox;gène de l'air, et un enfant de 8 ans 9 litres qui sont remplacés par un poids égal d'acide carbonique. L'air confiné et vicié par l’acide carbonique conduit à une prédisposition morbide générale, à un état cérébral incompatible avec l’attention. On explique ainsi la nécessité de bien ventiler toutes les pièces des habitations, pour y assurer le renouvellement de l'air si indispensable à la santé de tous. . Q. Voulez-vous mentionner les autres causes ordinaires des viciations de l’air ?

À. Parmi les causes ordinaires de la viciation de l’air, nous trouvons : 1° la putréfaction des matières végétales et des matières animales, qui donne naissance à des gaz délétères et à des miasmes pouvant produire de terribles maladies ; 2° les gaz qui sont produits par l’industrie, tels que le chlore, l’acide nitrique,.

l'acide sulfureux, le phosphore. etc; 3° les poussières de toutes sortes (miné-

rales, végétales et animales) qui provoquent des affections graves des voies respiratoires ; 4° les germes de maladies contagieuses, qui trouvent, par la respiration, une entrée facile dans notre organisme.

Q,. Qu'est-ce qu’on entend par le cubage d'air ?

À. Le cubage d’air a pour objet d’entretenir la pureté de l'air dans une enceinte close, et de prévenir l'air vicié.

Pour pouvoir le fixer, il importe de connaître la quantité maxima d'acide carbonique que l’air peut contenir sans inconvénient, Or une personne enfermée dans une pièce, qui mesure 30 mètres .

cubes de capacité, aura exhalé, au bout

de huit heures, une quantité de gaz carbonique équivalent à 0.7 p. 1000 , comme l’air devient insalubre et dangereux lorsqu’il contient plus que cette proportion d'acide carbonique, une pièce habitée doit contenir un-cubage de 30 à 32 mètres par personne. Dans les ateliers, il faut 60 mètres cubes, et 80 mètres au moins ‘dans les hôpitaux, qui fournissent des causes multiples de viciation de l’air.

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