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Q. Quels sont les dangers de l'air vicié ?
À, L'air vicié est malsain. Il exerce sur notre existence une action plus ou moins délétère, suivant les produits de la viciation. L'air confiné, qui est vicie, devient toxique pour ceux qui le respirent à nouveau. La putréfaction des matières animales et végétales, par les gaz délétères qu’elles dégagent, exerce une influence très fâcheuse sur l’homme, et peut causer de terribles maladies, telles que le choléra. Les gaz, les vapeurs et les poussières de toutes sortes, sont dangereux parce qu'ils provoquent la toux, et déterminent l’inflammation des organes respiratoires. Enfin, l’air sert souvent de véhicule à des germes de maladies contagieuses, qui peuvent causer la mort,
Q. Est-il nécessaire de passer, chaque jour, un certain temps en plein air ?
R, L'énergie vitale, l’activité intellectuelle, sont le résultat de l’exercice en plein air et du contact avec la terre. L'air libre et pur est un fortifiant d’une très grande valeur. C'est en grande partie
aux demeures somptueuses et aux habitudes d’indolence, que nous devons le mauvais état de santé qui règne dans nos sociétés modernes. Respirons donc l'air pur, laissons le pénétrer librement dans nos demeures, prenons en autant que nous pouvons, car l'air est plus nécessaire à la vie que l’aliment que nous mangeons.
Q. Pourquoi le séjour à la campagne est-il plus sain que celui de la ville ?
R. Le séjour à la campagne offre un milieu bien autrement sain que celui de la ville, L'air y est plus abondant, puisque les végétaux, sous l’action des rayons solairés, y dégagent incessamment ce gaz. En plus, l’air de la campagne est chargé d’ozone, ce qui le rend plus tonifiant et plus vivifiant encore. A la ville, au contraire, la grande agglomération humaine, l’entassement des logements, la présence d'usines de toutes sortes, corrompent l'atmosphère, et font regretter au citadin la campagne, le ciel ouvert, le temple de la nature. L’hygiène de la campagne l’emporte donc singulièrement ‘sur celle de la ville.