‹ Catéchisme de controverseChapitre 2 sur 44 · I. De V Origine de Luthcranisme · texte numérisé non relu

I. De V Origine de Luthcranisme

S^cn iint'il à cet appel ? Non ; il en appela peu après au pape.

S^en tint-il à ce second appel ? Non , 5Ï appela du pape ftial informé au pape mieux informé. {Ibid, f, 9o5. )

En demeure-t'il là ? Non ; il en appela encore à un concile général. (Ibid.f. 55 1.)

Garda-t'il la résolution qiCil avait prise d'écouter ta décision du concile ? Non ; car à )a diète de Worms il déclara nettement qu'il ne pouvait soumettre sa doctrine à l'examen d'un concile. ( Ibid. f. 4A8. 45o. SSa. )

Que concluez-vous de là ? J'en conclus en premier lieu que Luther devait être extrêmement inconstant , puisqu'il en appela à tant de différens juges , sans vouloir s'en tenir â aucun.

Qu'en concluez-vous en second lieu ? Qu'il se déliait beaucoup de sa propre cause , puisqu'il ne voulut jamais qu'on pro* nonçât sur sa doctrine.

Qu'en concluez-vous en troisième lieu ? Qu'il était infiniment rniêté , puisqu'il préféra son propre jugement à celui de tout le monde chrétien.

Luther ne disait-il pas qu'il était prêt à céder à quiconque le convaincrait par l'Ecriture? Ce n'était là qu'un tour artifi* cieux pour soutenir plus librement ses erreurs.

Comment cela ? Il en appela à l'Ecriture, bien résolu de l'expliquer à sa mode, et de ne se départir jamais du sens qu'il lui donnerait.

Quel était en cela son dessein P Son dessein était de se parer du l)ean nom de la parole de Dieu pour autoriser ses imaginations.

Comment se fût-il expliqué s'il eût agi de bonne foi ? 11 eûl dit : Je laisse à l'Eglise à juger si ma doctrine est conforme à l'Ecrilure ou non.

Quel fut le jugement des Universités auxquelles Luther en avait appelé? Elles condamnèrent sa doctrine comme fausse et hérétique. ( Ibid. f. SSp*)

Quelles furent les universités qui en jugbrent ainsi ? Ce furent les universités de Leipzig, de Cologne, de Louvain, et celle de Paris.

Luthei* s'en tint -il à leur Jugement comme il avait promis ? Au lieu d'y acquiescer il se répandit en invectives et en injures contre ces universités.

Comment traitât Al la Sorbonne ? Il l'appela la mère des erreurs , la fille de l'Antéchrist, la fausse porte de l'enfer. ( Ibid. f. 548. )

Quel fat le jugement du Pape à qui Luther en avait appelé^ avec promesse £ recevoir ses décisions comme si elles venaient de la bouche de Jésus-Chrisu Le Pape fil publier une bulle par

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laquelle il condamna ki articles de la doctrine de Lnther*

Comment s'expliquait le saint Père dans cette buUe ? Il disait^ entre autre choses ^ qu'il n'avait riai omis pour ramener Luther à son devoir ; mais que tons ses soins paternels avaient été inutiles.

Quel terme lui marqua-t-on dans la bulle pour revenir de ses erreurs ? On lui marqua soixante jours » au bout desquels ses livres devaient être brûlés» an cas qu'il persistât dans son égarement.

Que fit à cela Luther ? Bien loin de se reconnaître * il écrivit contre la bulle du pape , qu'il appela la bulle de TAntechrîsL {Ibid.f.^S.)

Que fit-il de plus ? 11 brûla publiquement la bulle du pape avec le livre des Décrétales. ( Ibid.f. 353. )

Miais Luther n'avait-il pas écrit au pape dans les termes les plus soumis 9 disant qu'il se jetait à ses pieds ? ( Ibid, /l 58. ) 11 changea bientôt de langage , disant que ce n'était pas assez d'avoir brûlé la bulle, qn'U fallait brûlerie pape lui-même. (/6iVC/'.353.)

Jf avait-il pas écrit qu'il ne tenait qu'à Sa Sainteté de Cabsoudre ou de le condamner, de lui conserver la vie ou de la lui ôter ? ( Ibid. f, 58. ) Il dit depuis qu'il fallait prendre les armes contre le pape, les cardinaux et les évêques , et se laver les mains dans leur sang. ( Ibid. f. 6o. )

Jfavait^l pas dit auparavant quCii n'y avait en terre rien au-dessus du pape et de CEglise romaine pour ce qui regarde le pouvoir spirituel ? (Ibid. f. i44* ) H dit depuis ; Quiconque ne s'oppose pas au règne du pape ne peut être sauvé. {Ibid.f.3SZ.)

Que remarquez-vous dans toute cette conduite de Luther ? Je n'y vois qu'un esprit de vengeance et d'inconstance , et pas la moindre marque de l'esprit de Dieu.

Que firent les puissances séculières pour obvier à rhérésie nais» santé? L'empereur Charles-Quint cita Luther à comparaître devant la diète de Worms , et chercha par voie de douceur à le ramener à l'obéissance.

Comment répondit Luther à l'ordre de l'empereur 7 H dit, qu'à la manière dont l'empereur s'y exprime , on le prendrait pour un insensé et un démoniaque. {Ibid, f. 460. )

Pourquoi ne le mit-an pas en lieu de sûreté pour l'empêcher de susciter d'autres troubles ? On avait accordé à Luther un sauf-conduit , qu'on ne voulut pas violer.

Que fit-on, le terme du sauf -conduit étant expiré ? L'empereur le proscrivit comme un membre retranché du corps de l'Eglise et comme un sectaire.

OU se retira Luther pour se soustraire à la justice de Cempe-'

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