XVI. De F Extrême-Onction. 'jt
Quel reproche peut-on faire ici aux adversaires ? Vous vous vantez éternellement de suivre l'Ecriture à la lettre ; pourquoi donc ne donne-t-on pas chez vous les saintes huiles aux malades ?
He pourraient-ils pas dire que c'était là un usage qui était bon pour le temps des apôtres , mais que pour aujourd'hui il ne doit plus avoir lieu ? L'Ecriture ne parle d'aucune différence des temps , et l'Epitre de saint Jacques s'adresse aux Chrétiens d'aujourd'hui comme à ceux qui vivaient du temps des apôtres.
Est-ce un sacrement que l'Extréme-Onction ? Oui, car c'est un signe visible qui confère une grâce invisible.
Quelle est la grâce intérieure et invisible qu'elle confère ? Premièrement y ce Sacrement confère la grâce sanctifiante qu'il augmente ; en second lieu , il fortifie dans le dernier combat qu'on a à soutenir contre les ennemis du saluL
Comment savez-vous que l' Extrême-Onction confère une grâce invisible ? On le sait par les paroles de saint Jacques ^ par lesquelles il est dit que les péchés seront remis aux malades.
Ce sacrement n'a-t-il pas d'autres effets ? Souvent il soulage dans les douleurs et contribue à rendre la santé.
D'où savez-vous cela ? Saint Jacques dit que la prière de la foi soulagera le malade et le relèvera.
XVn. DE l'Ordre.
A qui est-ce à ordonner des prêtres ? C'est aux évêques , et non à d'autres.
Comment le prouvez-vous ? On le prouve par l'Ecriture et la tradition.
Comment le prouvez-vous par CEcriture ? Saint Paul écrit à Tite au chapitré premier en ces termes : Je vous ai laissé en Crète aûn que vous établissiez des prêtres dans les villes.
Qui était Tite ? C'était un évêque que saint Paul avait établi dans l'Ile de Crète , afin qu'il y ordonnât des prêtres*
Comment prouvez-vous par la tradition , qu'il faut que les prêtres soient ordonnés par les évêques ? Depuis la naissance du Christianisme jusqu'au temps de Luther on ne peut nommer aucun prêtre qui n'ait ordonné par un évêque.
Que dit saint Epiphane contre Aérius ? 11 dit que la soixantequinzième hérésie a été de- dire^ comme Aérius l'a fait » que les prêtres et les évêques avaient un pouvoir égal.
Que dit-il de plus? Il dit que la différence qu'il y a entre les évêques et les prêtres , est que les prêtres n'engendrent que des enfans spirituels en Jésus-Christ , au lieu que les évêques donnent aussi des prêtres â l'Eglise.
Que veut-il dire par-là ? Il veut dire que les prêtres donnent
fj^X CATÉCHISME DIS COTVTROVERSE.
la naissance spirituelle aux Clirétiens par le baptême , et que les évêqnes font les prêtres par l'ordination.
Qiie dit saint Jérôme dans sa lettre à Bvagre ? Il dit que les prêtres font presque les mêmes choses que les évéques , à cela près qu'ils ne donnent pas les ordres.
Dites-nous ce qui se passa au Concile â^ Alexandrie ? Toutes les ordinations qu'un nommé Collutus avait faites furent déclarées nulles.
Pourquoi cela ? Parce qu'il n'était que simple prêtre , et qa'il n'était pas évêque.
Que concluez-vous de tout ce qui a été dit ? Je conclus que ceux qui ne sont pas catholiques manquent de véritables prêtres, parce que leurs pasteurs ne sont pas ordonnés par les évêques.
Que concluez'vous encore ? Je conclus que ceux qui ne sont pas catholiques , ne reçoivent jamais le corps de Jésus- Christ 9 ni l'absolution de leurs péchés.
XVIIL DU Mariage.
Comment prouvez-vous que le mariage est un Sacrement ? On le prouve , premièrement, par les paroles de saint Paul; en second lieu , par la décision de TEglise.
Rapportez-nous les paroles de l'apôtre au chap* v de l'Epitre aux Ephésiens ? « Ce Sacrement est grand , mais je dis que c'est en Jé3us-Christet en l'Eglise. »
Quand est-ce que l'EgHse a décidé que le mariage était un Sa-crement? Elle Ta décidé ainsi au Concile général de Fia» rence et au Concile de Trente.
Ckez qui le mariage estM plus en honneur^ est'-ce chez les Pro^ testans ou chez les Catholiques ? C'est cftiez les Catholiques.
Pour quelle raison dites-vous cela ? Premièrement , parce que les Catholiques mettent le mariage au nombre des Sacr&p mens; en second lieu , parce qu'ils le tiennent pour indissoluble.
Dieu a-t-^il commandé à tout le monde de se marier P Non , car si cela était , l'apôtre aurait donné un fort mauvais conseil.
RapporteZ'-nous ses paroles au chap, vii de la première aux Corinthiens ? a Je déclare à ceux qui ne sont pas mariés , qu'ils feront bien de rester comme je suis. »
L'apôtre ne dit-il pas dans la même Epttre , pour éviter toute impudicitéf que chaque homme ait sa femme ^ et que chaque femme ait son mari ? L'apôtre ne veut dirp autre chose , si ce n'est qu'il est permis h chaque homme d'avoir une femme , et non davantage.
Comment prouvez-vous que c'est la la pensée de saint Paul ? Si