‹ Catéchisme de l'économie politique basée sur des principes rationnels [microform]Chapitre 13 sur 73 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Des richesses nécessaires à rhomme pour Taider dans son travail.

L’homme, uniquement avec son travail, peutil produire 7natériellement et immatériellement?

Non. L homme , pour produire, réclame d’abord impérieusement l’aide de certaines richesses tant échangeables que gratuites. Ensuite ses productions sont facilitées par l’usage des richesses intellectuelles, morales et gratuites. Nous allons successivement traiter de 1 importance de chacune de ces richesses.

1° matétidies «Ijongeûblcs, ou copitour.

Les richesses matérielles échangeables sont indispensables à l’homme dans ses travaux. Ne faut-il pas qu’il se nourrisse, qu’il s’habille,

qu’il se chauffe, qu’il ait des matières premières, et même des machines facilitant la transformation de ces matières? A la rigueur, l’homme, en vivant dans les bois comme une bête fauve, peut se passer des richesses immatérielles, mais non des richesses matérielles échangeables.

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L’homme ne peut être privé d’eau , d’air et de soleil; ces richesses gratuites lui sont donc encore indispensables. Mais il en est d’autres du même ordre qui, sans être aussi essentielles, lui rendent cependant d’éminents services. — Telles plages, telles eaux minérales, n’enri chissent-elles pas les pays où elles se trouvent situées? — Une température douce et pérenne, des sites pittoresques et variés , ne font-ils pas la richesse de certaines contrées? — Qui ne sait que les vallées, fécondées pendant des siècles par des alluvions successives , sont autrement productrices que les montagnes, à peine recou-

vertes de terre végétale? Et la mer! En ouvrant ses ondes pour nous frayer des passages sans nombre d’un hémisphère à l’autre, quelle variété et quelle abondance n’apporte-t-elle pas dans nos consommations !

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Personne ne l’ignore, toutes les industries relèvent de la science. Et qu’est-ce que la

science , sinon un faisceau de richesses intellectuelles?

Les pays les plus éclairés ne se distinguentils pas tout à la fois par le nombre, la diversité et la perfection des produits? Les richesses intellectuelles ont donc une influence des plus heureuses sur le travail de l’homme.

4® Etfl)e88f8 morales.

Quant aux richesses morales, elles sont encore d une extreme utilité. — Est-ce que, là où i’on se rirait de la justice et de la bonne foi

les industries ne seraient pas condamnées aune enfance perpétuelle? Est-ce que l’immoralité, de quelque nature qu’elle soit, n’entraîne pas après elle des conséquences fatales à la richesse publique ou privée ?

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