CHAPITRE IV
Les richesses gratuites et les richesses intellectuelles doivent faire partie de la science éeonomique.
N*y a-t-il pas des économistes qui se refusent à laisser prendre place dans la science économique aux richesses gratuites, intellectuelles et morales ?
Ainsi qu’on vient de le voir, la perfection des produits et leur abondance réclamant l’aide des richesses gratuites, intellectuelles et morales, il devient évident que ces trois sortes de richesses doivent être comprises parmi celles dont s occupe 1 économie politique. Si quelques publicistes se sont refusés à les admettre dans le cadre de cette science, cela tient à ce qu’elle manquait jusqu’ici d’une base solide pour se soutenir. — On ne savait comment évaluer la
richesse des peuples, et, comme il était impossible de se former une idée nette de cette richesse, les éléments dentelle devait se composer restaient à l’état de choses vagues et confuses. La nécessité de s’occuper des richesses matérielles échangeables était incontestable , mais il était loin d’en être de même pour les richesses gratuites et immatérielles.
Maintenant que la richesse des particuliers et celle des nations peut se calculer, et que les principaux éléments de ces deux sortes de richesses se trouvent, comme nous l’avons vu, soit dans les utilités matérielles, gratuites ou non, soit dans les utilités morales ou intellectuelles, il est devenu impossible de ne pas faire figurer les unes et les autres dans la science économique.