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l’expression de la richesse évaluée y on s’aperçoit que, pour faire accroître cette richesse le plus possible, d® les marchandises sous forme de capitaux engagés, telles que les terres, les usines, les maisons, les manufactures, etc.; 2® les marchandises sous forme de capitaux circulants qui ne se détériorent qu’après un long temps, comme les diamants, les pierres précieuses, les tableaux, les statues, etc., comprises dans le second terme , ne peuvent avoir un prix trop élevé. Quant aux marchandises que la consommation détruit, telles que le grain , le vin, les étoffes, etc., qui composent le troisième terme, celui de la production, il est à désirer qu’elles soient au meilleur marché possible , toutefois lorsque ce bon marché n’exerce pas sur les capitaux engagés qui servent à les produire une action directe qui fait décroître ces capitaux.
En effet, le bas prix de ces marchandises permettant aux travailleurs industriels de se contenter d’un salaire très-restreint, le prix de revient de toutes les fabrications diminue ,
d’où il résulte qu’on a plus de facilités pour les écouler sur tous les marchés, et accroître ainsi le capital national.
On doit ajouter que, si les marchandises de cet ordre ont un prix élevé, ce prix ne tendrait que très-peu à faire accroître le capital national, attendu que, ces marchandises étant comprises et dans le troisième terme de la richesse évaluée y qui est positif, et dans le quatrième terme , qui est négatif, ces deux termes se détruisent presque^ l’un par l’autre.
Mais le capital des terres ré est-il pas lié au prix des denrées agricolesy de telle sorte que la valeur du sol s'accroît avec le prix de ces denrées ?
Sans contredit. Ainsi, les produits agricoles se vendent-ils fort cher, la terre prend aussitôt une plus grande valeur,' car le métayer la
1 Nous disons presque y car, suivant que la valeur de la production sera un peu plus grande ou un peu plus petite que celle de la consommation , la hausse du prix des marchandises accroîtra ou diminuera la valeur de la richesse évaluée.
cultive habituellement en donnant le tiers ou la moitié des fruits. Mais alors les salaires s’accroissent, et il devient difficile de donner aux manufactures un grand développement. — Il est donc à désirer que les denrées agricoles, pour ce dernier motif, ne s’élèvent qu’à un prix raisonnable, et d’autant plus que, si les manufactures prospèrent, leur prospérité est éminemment favorable à l’accroissement du capital du sol.
IDf l’oppréfiatioit k la ridjesse îr’ugûjgc au mopeti bu prir
bee marcl)anlit6C9.
Quelle est Vactioji du prix des marchandises sur la richesse d’usage d'une nation ?
Au fur et à mesure que la valeur véritable de toutes les marchandises baisse , la richesse de bien-être doit augmenter, car alors les marchandises se rapprochent de plus en plus, sous le rapport de la facilité que l’on a pour les ac-
quérir, des richesses gratuites, telles que l’eau, l’air, les rayons du soleil.
La richesse d’usage des nations s'est-elle accrue relativement aux marchandises manufacturées et aux produits de l'agriculture ?
Comme il est incontestable que les marchandises manufacturées baissent constamment et réellement de prix, on ne peut mettre en doute que la richesse d'usage des nations se soit accrue relativement à cette espèce de marchandises. Mais, quant aux produits de l’agriculture , dont les prix sont stationnaires ou bien s’élèvent d’une manière continue, on ne saurait aussi aisément se prononcer, car, les métaux précieux devenant chaque jour plus nombreux, leur valeur réelle décroît constamment, et il est possible qu’une marchandise s’accroisse de prix bien que sa valeur absolue diminue?
Nous croyons toutefois, en consultant nos annales, qu’autrefois l’homme obtenait avec moins d’efforts ce qui était indispensable à son existence \
* Voyez note Q.
Pour reconnaître si réellement la richesse cV usage s’est accrue par suite des prix auxquels sont cotées actuellement toutes les marchandises, il est nécessaire de recourir à la formule que nous avons donnée page 52.