TABLEAU DE CLASSEMENT DES RICHESSES
Ipremier (Groupe.
Métaux : Or, argent, fer, zinc, etc.
Matières brutes : Coton, chanvre, lin, laine, etc. Matières confectionnées : Toiles communes de coton, de laine, de chanvre, de lin, etc. Eaux-devie, viandes salées ou fumées, etc.
Ces richesses, d’un emploi universel, d’un
Ces richesses se présentent avec un caractère particulier, celui de ne pouvoir se déplacer.
Valeurs fiduciaires : Actions et obligations industrielles; contrats hypothécaires; titres de rentes sur l’Etat, etc.
On verra plus tard que ces richesses , créations du crédit, par la mobilité qu’elles donnent à toutes les richesses ayant valeur, par la . facilité avec laquelle elles permettent de fractionner cette valeur, agissent avec puissance pour accroître la prospérité financière d’un Etat.
Cinquième droupe.
L’habitation des maisons prises à loyer; les leçons d’un professeur, les consultations et plaidoiries d’un avocat, les visites d’un médecin, etc. , etc. ,
soldées au moyen d’un traitement annuel, ou par
des honoraires.
Ces diverses choses doivent être placées au I I nombre des richesses , puisqu’elles ont toutes I 1 une utilité.
|6iïième droupf.
Étoffes de luxe en soie, laine, coton, lin, chanvre, etc.; diamants, pierres précieuses, etc.;
I f vins fins; objets de mode, futilités, etc
I j 2° Les créations du savant, du poëte, de l’ar* I i liste , créations prenant une forme matérielle que
I 1 l’on désigne sous ces divers noms : statues, ta-
I bleaux , livres, objets de curiosité , etc.
I l Les richesses appartenant à ce sixième I groupe ne s’adressent en général qu’aux con- I sommateurs riches ; aussi les appelle-t-on ri- I chesses de luxe.
I i ^îeptîèmf droupf.
I I Richesses qui sont spéciales à une nation. Elles
rts
se rapportent soit aux habitudes , soit au culte , soit à riiistoire particulière de cette nation.
Nous citerons , par exemple , en Russie le caviar, sorte de nourriture qui y est très-recherchée, et chez tous les peuples les objets ayant appartenu à leurs grands hommes.
J^uitième (Groupe
La capacité, l’intelligence, le talent, le génie, l’esprit commercial et industriel, etc.
Ces diverses choses, bien qu’impondérables,
• ayant une très-grande utilité, sont incontestablement des richesses.
Plusieurs économistes des plus autorisés prétendent que dans la science économique on ne doit traiter ni des richesses gratuites, ni des richesses immatérielles, richesses que nous avons comprises dans le troisième , le
cinquième et le huitième groupe du tableau précédent. — Nous établirons dans le cours de cet ouvrage qu’ils sont complètement dans l’erreur.