‹ Catéchisme de l'économie politique basée sur des principes rationnels [microform]Chapitre 52 sur 73 · AS · texte numérisé non relu

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La consommation des marchandises essentielles

1® Maintient ou fait accroître le capital d’un pays, lorsque les consommateurs, satisfaisant un besoin réel, peuvent les acheter avec les produits de leurs capitaux ou de leur travail, attendu que , si elles n’étaient pas utilisées de cette manière , nul ne travaillerait , nul ne vivrait;

2® Fait décroître le capital d’un pays, lorsqu’elle est opérée par des indigents qui ne peuvent ou ne veulent travailler pour les payer, car il y a, dans cette hypothèse, destruction de la marchandise sans que sa consommation maintienne ou augmente le capital qui a servi à la production ;

3® Fait décroître ce capital, lorsqu’elle est plus forte qu’il n’est nécessaire : n’est-il pas vrai qu’alors, si l’on ne compromet pas ses facultés productrices par une nourriture trop

abondante, tout au moins on gaspille des approvisionnements, et on met obstacle au développement d’une population laborieuse, qui contribue toujours à l’accroissement des capitaux ?

La consommation de marchandises non essentielles ou de luxe

1® Fait accroître les capitaux d’un pays , lorsqu’elle est proportionnée aux revenus de chacun : alors elle entretient le désir d’accumuler la richesse, et incite l’homme à travailler énergiquement;

2® Fait décroître les capitaux d’un pays, lorsqu’elle dépasse les revenus des consommateurs; nous savons que dans ce cas elle diminue leurs capitaux , et par suite ceux de l’État.

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La destruction brutale des marchandises de luxe peut accroître la richesse évaluée d’un

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pays , lorsque cette destruction procure aux marchandises conservées une plus grande valeur que n’en avait la totalité. — Nous devons ajouter qu’il est loin d’en être de même si cette destruction brutale concerne les produits essentiels, comme le grain, la viande etc.: car alors, ainsi que nous l’avons déjà reconnu, on arrête le développement d’une population ^ qui ne manque jamais par son travail d’accroître la richesse évaluée des États.

Dans toute cette discussion il faut se rappeler que la valeur n’est qu’une qualité relative des richesses (c’est l’action que certaines marchandises donnent à leur possesseur pour se rendre maître, au moyen de l’échange, des marchandises d’autrui) , et qu’ainsi il ne résulte pas de cette qualité relative que toujours avec la même quantité de marchandises d’une certaine espèce on aura à sa disposition le même nombre d’objets d’une nature déterminée.

< On Ta dit avec raison : A côté d'un pain naît un

homme.

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