‹ Catéchisme de l'économie politique basée sur des principes rationnels [microform]Chapitre 62 sur 73 · tï'., et la richesse haluée est de · texte numérisé non relu

tï'., et la richesse haluée est de

40.000 fr.-l-A, relativement à l’année pour laquelle se fait le calcul, ou de 506,650 fr. -f xV.

g 2. — Richesse d’usage.

Évaluons maintenant la richesse d'usage de ce mécanicien, et pour cela recourons à l’équation

^ M/?i-l->rm'-|-(!tc.-f-L '

F (fun-j-am' -f-etc.-f-/]

M/n=5,000 fr., MV:z:zl 0,000 fr., Fr=I.

Nous savons de plus que le prix de l’unité d’existence est déterminé par l’expression n/n-f-am'-f- etc. et se monte en France à 250 fr.

F sera donc égale à =68

C’est-à-dire que l’industriel dont il est parlé jouira d’une richesse d'usage 68 fois plus grande que celle du manœuvre pris comme type étalon dans chaque pays,

^ Voyez note L.

NÜTRS.

Note I, page 55.

lîroportionimlitc entre lu rieljeôôe euulnee îieô peuples et lu

puissance hont ils îtispusent.

Nous avons dit que les richesses évaluées des peuples mesurent 1 action qu’ils sont susceptibles d’exercer à l’entour d’eux sur les personnes et sur les choses; nous pouvons ajouter que ces richesses mesurent encore à peu près cette action et sur les personnes dont iis se composent, et sur les choses qu’ils possèdent. En effet, d’un pays à l’autre, le prix des marchandises ne diffère tout au plus que des frais de ^transport. Ensuite, si dans chaque pays il est des marchandises chères, il en est aussi d’autres qui sont à bon marché, ce qui établit une sorte de compensation. Voyez les pays agricoles ; là, les marchandises manufacturées sont à très-haut prix, et les céréales à bon marché, et c est 1 inverse que l’on remarque dans les pays manufacturiers. — Quant aux personnes, si les salaires sont plus faibles chez les nations pau- M’es, ce qui semblerait donner une plus grande action a leurs capitaux , ces salaires, relativement au travail produit, sont encore plus élevés que chez les nations riches et civilisées. (Voyez page 109.) Ainsi, un même capital exerce à peu près une action semblable dans

chaque pays et sur les hommes, et sur l’ensemble des choses qu’ils possèdent.

NOTES

Note J, page i9.

Ufpoiiôe à lll. îoôfpl] (6arnier.

M. Joseph Garnier, professeur d’économie politique, dans la 6® édition de son Trailé d’économie politique, relativement à la distinction entre la richesse évaluée et la richesse d’usage des peuples, s’exprime de cette manière : « Cette distinction nous paraît inexacte, en ce que, si l’on peut considérer leschoses par rapport k leurutilité ou par rapport à leur valeur, il est impossible de les séparer en deux catégories, comme le fait M. du Mesnil-Marigny, ce qui donneiait à penser qu’il y a dans un pays, d’une part, des richesses d’usage qui n'ont pas de

valeur et ne sont pas évaluables comme les autres »

Le défaut de logique de ce raisonnement ressort au premier coup d’œil. — N’est-il pas des richesses d’usage qui sont sans valeur, ainsi les rayons du soleil, l’eau, l’air, etc., et qui, par conséquent, ne sont pas évaluables comme les autres?

« Et, d’autre part, continue-t-il, « des richesses évaluées qui n'ont pas d'utilité ou different des autres par une valeur qui leur est propre ».

Nous ne savons comment M. Joseph Garnier a pu déduire de nos théories cette énormité, qu’une richesse évaluée puisse ne pas avoir d’utilité. Quant à ce qu’il insinue relativement aux richesses qui doivent avoir une valeur propre, nous lui demanderons si c’est au

NOTES

point de vue de son utilité qu’à poids égal la valeur du diamant est si supérieure à celle du pain.

Ce professeur ajoute :

« Au moyen de cette distinction, l’auteur a cru pouvoir trouver la solution du problème de l’inventaire de toutes les richesses sociales en évaluant les « richesses évaluées » en valeurs monétaires, et les « richesses d’usage » en unités d’existence, entendant par là le prix de la somme des objets nécessaires à un individu dans chaque pays et pour chaque année, variant comme le climat, les habitudes sociales, etc. — Pour obtenir la richesse d’usage d’un individu dans un pays, on n’a ((u’à diviser la somme du revenu par cette unité. — Outre que le point de départ des deux catégories de richesse n’est pas dans la nature des choses, on voit que cette hase métrique, variable avec les lieux et les années, est le résultat de données nombreuses et toutes incertaines : car comment fixer le quantum du nécessaire ? — De plus, la constitution du revenu général ne présente pas moins de difficultés. »

M. J. Garnier aurait dû nous dire pourquoi le point de départ des deux catégories de richesses n’est pas dans la nature des choses, car rien ne justifie cette assertion.

Quant à l’appréciation exacte des termes qui entrent dans les formules des deux richesses, nous montrons (p. 47 et suiv., ainsi que dans la note L) qu’elle est bien loin de présenter les difficultés dont il parle. Du reste, à quoi tendons-nous particulièrement? A résoudre nombre de questions économiques qui jusqu’ici sont restées insolubles. Eh bien, celte solution n’exige

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pas que Ton détermine exactement la valeur de chacune des deux richesses, mais bien que l’on puisse s’assurer si elles s’accroissent ou si elles diminuent en raison de telle ou telle mesure économique ; et ce but est atteint complètement par nos formules.

M. J. Garnier ajoute encore :

« Quant h la conciliation des libre-échangistes et des protectionnistes, elle consiste, pour l’auteur, en ce que les premiers ont raison au point de vue de la richesse d’usage, et les seconds au point de vue de la richesse évaluée. Mais les libre-écliangistes seuls sont dans le vrai, en prenant pour base la quantité des choses utiles, l’intérêt des consommateurs; et les protectionnistes ont bien réellement tort, en argumentant de la plus-value dont la protection fait bénéficier les protecteurs privilégiés. »

Oui, les libre-échangistes seraient dans le vrai, si dorénavant il n’y avait plus de guerres parmi les peuples, si les nations devaient désormais s’entr’aider les unes les autres, car il ne s’agirait que d’augmenter la richesse d'usage générale. Mais nous argumentons de l’accrois- ^ sement de richesse évaluée (\)^ dont la protection fait bé-

licier tout à la fois les producteurs et la nation, car nous tenons compte de la perte éprouvée par les consommateurs, ce qui n’avait pas encore été fait jusqu’ici. (Voyez p. 159 et suiv.)

* Accroissement qui non-seulement augmente la puissance d’une ^ nation, mais encore l’action moyenne de chacun des individus qui

la composent, et sur les hommes de tous pays, et sur les choses f qu'ils produisent

NOTES

Vote L, page 5:2.

(Êquntiou hc lu rirljcsec îi’usnqc et su bisntsetoii.

Le langage algébritiue a donné à ce que nous avons appelé richesse évaluée un sens clair et précis; il sera facile, à l’aide du même langage, de définir avec autant de netteté la richesse d'usage, et de rendre désormais impossible toute confusion entre ces deux genres de richesses, soit pour les particuliers, soit pour les peuples.

La détermination de la richesse d’usage aura pour base et point de départ ['unité d'existence, cette expression, unité d'existence, désignant la somme moyenne des objets que consomme, dans chaque pays, pour ses satisfactions habituelles, une personne qui n’emploie pour vivre que sa force musculaire, autrement dit un manœuvre.

Si cette unité était la même chez tous les peuples , et si, en même temps, le prix des marchandises qu’elle comprend était partout invariable, en divisant le revenu en monnaie de chaque individu par ce prix , on aurait des nombres qui mesureraient exactement la richesse d’usage individuelle, puisqu’ils s’accroîtraient et diminueraient proportionnellement à la possibilité de consommer plus ou moins de fois cette unité d’existence.

Mais si ce moyen de mesure , ce module , est à peu

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près lixe dans un même iiays, il varie sensihlemenl dans divers j)ays, suivant leur position géograplii(jue.

Au climat Iroid et humide de l’Angleterre il faut opposer des habits de drap épais, des boissons spiritucuses, une nourriture trés-aninialisée.

l'n ciel plus clément permet aux Espagnols d’user de vêtements plus légers et de consommer des aliments moins substantiels.

Dans les Indes, ralimentation, l’habillement et même le logement, se réduisent à des proportions bien plus minimes encore.

tiiiant à la France, dont la température est modérée, la quantité des choses essentielles à ses habitants sera

un médium entre ce que réclament les peuples du Nord et ceux du Midi.

On doit encore tenir compte des usages nationaux’.

Ainsi le rite religieux obligera à une nourriture toute spéciale.

Ainsi certaines populations, par exemple celles de l’Allemagne, habituées depuis longtemps à se restreindre dans leurs dépenses , ne réclameront pas des consommations d’une nature aussi variée et de la même délicatesse que les habitants de telles cités de la France, depuis longtemps adonnées au luxe.

' Senior dit que les souliers sont 7iecessaries pour tout Anglais, dont la santé souffrirait s’il en était privé, tandis que, pour les classes inférieures de 1 Ecosse, ils ne sont que huiuries : celles-ci, grâce à l’empire de l’habitude, peuvent aller nu-pieds sans aucun inconvénient physique et sans dégradation sociale. Pour la classe moyenne, en Ecosse, la chaussure csidecenaj : elle porte des souliers pour garantir non les pieds, mais la position sociale.

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