CHAPITRE I La nature de la surveillance
« L'éducateur doit avoir oculum zeli, aurem zeii, pedem zeli. » (i)
Qu'est-ce que la surveillance?
La surveillance est une vertu qui ouvre l'esprit, les yeux et les oreilles des parents (et, en général, de toutes les personnes responsables de l'éducation), et qui les rend capables :
l3 De prévoir, de remarquer et d'éloigner les dangers que peuvent courir la vie, la santé et surtout la foi et la venu des petits enfants.
2° De prêter une aide opportune à la conscience et à la bonne volonté, préalablement excitées, des enfants qui grandissent et qui font, en grandissant, l'apprentissage progressif de leur liberté.
D'après cette définition, il y a donc deux actes dans le rôle de la surveillance ?
Oui.
1° Quand l'enfant est petit :
a) La surveillance est stricte ; elle prévient le mal ;
b) Si le mal se produit, elle l'arrête à la première manifestation ;
c) Si le mal a déjà pris quelque développement, elle le découvre, remonte à la cause et y porte remède.
2° Quand l'enfant grandit :
a) La surveillance se relâche progressivement dans la mesure même où se développent l'intelligence, la conscience et la volonté de l'enfant ;
b) Elle prête une aide opportune à qui chancelle ou demande du secours ;
c) S'il y a chute, elle relève et fait sortir de l'accident luimême une leçon de choses utile et formante.
(l) M«T DUPANLOUP, Op. Cit., t. III, p. 225.
15i CATÉCHISME DE L'ÉDUCATION