‹ Catéchisme de l'éducationChapitre 71 sur 135 · III. — La bonne France · texte numérisé non relu

III. — La bonne France

Adieu, charmant pays de France

Que je dois tant chérir !

Berceau de mon heureuse enfance Adieu: te quitter, c'est mourir (i),

N'y a-t-il pas un autre côté de la physionomie de la France sur lequel il est plus important encore d'attiré? l'attention des enfants ?

Oui.

C'est le cœur de la patrie.

Qui donc a pétri le cœur delà France, si ce n'est Dieu? Ne peul-on pas dire que s'il a créé en masse, pour ainsi parler, les cœurs des autres nations, il en a fait un exprès pour la France, et il la fait, non point dune parole brève, impérieuse, dominante, mais en y mettant, si j'ose m'exprimer de la sorte, la main, cette main ouvrière dont a parlé Bossuet, cette main caressante que connaissait Tertullien. et en prononçant des mots de tendresse ?

Et de quoi notre Dieu a-t-il pétri le cœur de la France ? D'une terre rouge, une terre de feu, ainsi qu'un docteur des Gaules. Saint Hilaire. le disait du cœur du premier homme, une terre où s'allument toutes les flammes. C'est pourquoi dans le cœur de la France brûlent tous les amours:

L'amour des vierges avec Geneviève. Jeanne d'Arc. Blandine. Isabelle de France, sœur de saint Louis. Marguerite-Marie, Bernadette, etc.

L'amour des épouses avec Clotildë. Badegonde. Bathilde. Ermangarde de Narbonne. Alix de Montmorency. Jeanne de Flandre et Jeanne de Penthièvre. Jeanne de Flandre, fille de Baudoin. Jeanne de Vak)is, Jeanne Frémiot. etc.

L'amour des pères et des mères, avec Blanche de Gastille et la comtesse de Pimodan, etc. L'amour du soldat, avec Glovis. Charles Martel, Charlemagne, Godefroi, Dugueselin. Bavard, les paysans de 93, de Sonis, etc.

L'amour dévorant et conquérant des âmes, avec saint Loup, saint Aignan, saint Waast. les moines, les Filles de saint Vincent de Paul, les Petites-Sœurs des Pauvres, les Petites-Sœurs de l'Ouvrier, les Petites-Sœurs de l'Assomption, etc.

De tous ces amours, ne faites qu'un amour vous aurez le cœur

de la France, de cette France dont Léon XIII disait un jour : « Elle est le cœur de l'Eglise. » i2>

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