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Toronto. L’affaire Gavazzi, bien que toute la faute doive retomber sur les autorités, fait perdre à Montréal toute espérance de redevenir la capitale des Canadas, quoiqu’elle en soit la plus florissante cité.
La libre navigation du St. Laurent, proclamée il n’y a encore que peu de temps, a-telle eu l’effer d’augmenter la prospérité du paye et de Montréal en particulier ?
lle a certainement eu cet effet, et il n’en faut point d’autres preuves que les grandes entreprises qui sont de toutes parts en progrès dans la province, et le fait que les royaumes de Prusse, de Danemarck et de Hanovre, de Belgique et de Sardaigne ont maintenant des consuls à Montréal.—On vient de voir arriver dans cette cité le célèbre Stephenson, qui a construit des chemins de fer en Norwège, pour le pacha d'Egypte eten d’autres parties du monde aussi bien qu’en Angleterre, et qui doit construire le pont Victoria sur St. Laurent.
Quel message remarquable vient de recevoir le gouverneur-général ?
A la requisition de l’ambassadeur français à Londres, le duc de Newcastle, ministre des colonies, lui a écrit que l’empereur des Français voulait bien que les produits même prohibés des colonies fussent admis à lagrande exhibition qui doit avoir lieu à Paris en 1855.
ment siégerait alternativement à Québec et à
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notre histoire ?
Quel est le plus bel evènement récent de
C’est la présence parmi nous de Monseigneur Bedini, ex-gouverneur de Bologne, archevêque de Thèbes, missionnaire extraordinaire aux Etats-Unis d'Amérique, et nonce du souverain pontife près sa majesté l’empereur du Brézil.—Son excellence est accompagnée par Monseigneur Hughes, archevêque de New-York, cette grande [u miére de l’église des Etats-Unis. Elle a été reque avec les plus grands honneurs à Québec
ar l’archevêque et les évêques des Trois- Rivières et de Tloa; elle a fait la clôture de la retraite pastorale, et les principaux citoyens catholiques ou protestans ont paru à son lever.—Mais Monseigneur de Montréal s’était plus particulièrement occupé de la réception du représentant du pape, et les évêques du Canada se réunirent dans cette cité, où son excellence entra au bruit de toutes les cloches, simedi, veille de la fête du Sacré Cœur de Marie. Elle officia pontificalement, et Armand, évêque de Toronto, et l’évêque diocésain, prononcèrent à l’occasion de sa présence des allocutions très remarquables. Le soir Mgr. Hughes prêcha à St. Patrick. Il ÿ eut aussi un lever auquel se trouvèrent tous nos hommes marquans.
Enfin, les citoyens de Montréal n’ont pas voulu se séparer d’un si grand personnage sans lui présenter une adresse. Les prépa-
ratifs ont été bientôt faits. Son excellence,
accueillie au bruit du canon et au son des instrumens de musique, a été conduite par Monseigneur de Montréal et par le maire, au trône qu’on lui avait préparé, et au haut duquel on avait suspendu une banderolle portant cette inscription si pleine d’à-propos : Benedictus qui venit in nomine domini ; béni soit celui qui vient au nom du seigneui ; là l’honorable Charles Mondelet, juge de la cour supérieure, a lu l’adresse, après avoir prononcé au préalable des paroles qui rendaient bien les sentimensde la ville à l’égard de illustre prélat. L’hon. D. B. Viger a voulu aussi, malgré son grand âge, assister à cette grande démonstration, et exprimer ses sentimens à son excellence qui, en répondant à ces manifestations a rempli d’admiration par sa splendide éloquence les citoyens, et le clerge dont il allait ouvrir la retraite pastorale, comme il les avait ravis dans les temples par sa voix puissante et majestueuse. Elle a visité le cabinet d’histoire naturelle, et a bien voulu promettre à cette institution des échantilions des plus beaux marbres d’Italie. Les évêques du Canada-Supérieur ont pris les devans pour se préparer à recevoir son excellence dans leurs diocèses. Elle fait en ce moment la bénédiction du collége neuf de S. Hyacinthe.
Peut-on dire avec vérité que le Canada a produit peu d’hommes distingués ?
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Eu égard à sa population et à son état de colonie, le Canada a produit autant d’hommes distingués qu’aucun autre pays.
Quels sont dans les armes les hommes célèbres qu’il a vu naître ?
Ce sont les d’Iberville, de Bienville, de Longueil, de Vaudreuil, de Beaujeu, de Léry, de Lotbiniére, Martin, Bedout, de Salaberry, Duberseer, et, croyons-nous, le général Perrot, qui a été nommé commandant de la garde nationale de Paris en 1851, et le colonel Frémont, de l’armée des Etats-Unis, qui a chassé les Espagnols de la Californie.
Dans quelle branche de l’art militaire se sont signalés MM.de Lotbinière et Duberger?
Comme le général de Léry 1ls ont été ingénieurs. Le premier vivait sous la domination française ; Duberger, sous la domination anglaise, a travaillé aux fortifications de Québec, et c’est de lui qu’est le plan en hois de cette ville qui se trouve à l’arsenal de Woolwich, en Angleterre.
La province a-t-elle vu naître quelques artistee distingués ?
Outre plusieurs peintres vivans, le Canada a vu naître le chevalier Fallardeau, élevé à ce rang par le grand duc de Florence.
Les Canadiens se sont-ils beaucoup occupés de recherches archéologiques ?
Les Canadiens ont paru peu curieux du passé, surtout avant la fondation de la soci-
ciété Littéraire et Historique.—Ils ont néanmoins dans Jacques Viger, écuier, un archéologue très distingué.
Quels progrès ont fait parmi nous les hautes sciences ?
Iles ont été longtems inconnues au Canada, elles y ont eu depuis leur enfance, et n’ont fait de notables progrès que dernièrement.
Qui sont ceux qui leur ont fait faire les premiers pas ?
Ce sont le grand-vicaire Jérome Demers, les docteurs Meilleur, Tessier et Blanchet, le professeur Larkin, ci-devant de ia communauté de St. Sulpice, MM. Desaulniers, l’abbé Holmes.
Sans être encore un pays de savans le Canada n’a-t-il pas eu au moins quelques hommes à qui leurs occupations habituelles méritent ce titre ?
On ne saurait refuser ce caractère à Andrew Stuart, frère du chevalier, à l’abbé Duchaîne, dont la science a autrefois été utile à son pays, à l’abbé Holmes et surtout à M. W. E. Logan, de Montréal. Ce monsieur se recommandait assez depuis nombre d’années comme chef de la commission pour l’exploration géologique du pays et ses rapports avaient été accueillis avec curiosité et reconnaissance même à l’Institut de France, lorsqu’il est allé briller à l’exposition de Londres. Le prince Albert lui a transmis un des
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rix les plus considérables accordés par les juges, et la société royale de géologie l’a admis au nombre de ses membres.—Avant lui le docteur Skey avait fait voir que le Canada méritait d’être exploré.—Henry Taylo avait publié à Québec un système de cosmogonie. Pierre Chas-eur, sans autres moyens
ue l’inspiration de la nature, avait fondé done la même ville un musée d’histoire naturelle auquel la législature s’intéressa heureusement.
Y a-t-il quelques Canadiens qui se soient distingués dans la philosophie intellectuelle ?
Tels sont le grand-vicaire Jérome Demers, l’honorable Pierre Bedard, l’abbé Odelin.
Le pays a-t-il produit quelque géographe remarquable ?
L’arpenteur-général Bouchette est quelque fois cité sur la géographie parmi les plus grandes autorités américaines.
Avors-nous eu quelques jurisconsultes habiles ?
Malcré l’absence d’écoles de droit, le barreau canadien a produit, outre Cugnet, auteur respectable, les Papineau, les Moquin, les Viger, les Plamondon, les Vallières de St. Réal, les Buchanan, les Stuart, les Aylwin, les Duval et les Black.—Il a même produit deux bons publicistes, l’honorable D.B. Viger, et M. Todd, dont le traité sur les formes parlementaires, dédié à Sir Allan
MeNab, ferait honneur à un publiciste de la Grande-Bretagne.
Quels ont été les hommes les plus distingués du Canada dans la politique ?
Ce sont du Calvet, Joseph Papineau, Andrew Stuart, l’honorable John Neilson, l’ho.
norable Dominick Daly, aujourd’hui souverneur de Tobago, et plusieurs contemporains,
Quels sont les Canadiens qui se sont élevés à l’opulence et à la considération par leur industrie ?
Tels ont été T’honorable Barthélemi Joliette, l’honorable Peter McGill, l’honôrable Joseph Masson, s.r George Simpson, gouverneur du territoire de la Baie d’Hudson, l’honorable Austin Cuvillier, orateur de la chambre d’assemblée.
Quels sont nos agronomes ?
L’agronomie fait de grands progrès aujourd’hui. Mais dès longtemps nous avions eu des agronomes distingués dans le capitaine Douglas, M. William Evans, et feu M.
Perrault, dont le traité d’agricuiture avait été couronné par la société d’horticulture de New-York.
Les Canadiens se sont-ils signalés dans la mécanique ?
Ils n’ont pas eu le mérite de 1a faire progresser, mais 1ls ont du moins montré qu’il y avait dans le pays du génie même pour cette branche. Charles Laurier, M. George de
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Boucherville, M. Larochelle l’ont fait voir, et l’on ne doit pas oublier que l’œuvre d’un enfant de douze ans a figuré à la grande exhibition de l’industrie des nationstenue à Loudres.
Quels furent les hommes qui donnèrent les premiers l’impulsion à l’éducation maintenant si répandue dans le pays ?
Ce furent, parrii les ecclésiastiques, les Denaut et les Plessis, les Curateau, les Brassard, les Painchaud, les Gitouard, les Ducharme et les Mignault, et parmi les laïcs, les Romain, les Labrie, les Perrault, les Meilleur et les Joliette —Le collége de Québec vient d’être érigé en université : Montréal possède à elle seule trois colléges et même quatre où l’on fait des études classiques.
Les Canadiens ont-ils fait des progrès notables dans la littérature ?
Leurs progrès ont éte tardifs, mais outre Grasset Saint Sauveur, qui s’est signalé sur un plus grand théâtre, ils comptent aujourd’hui parmi leurs littératenrs Michel Bibaud, dont les principaux titres comme tel sout la Bibliothèque Canadienne et le Voyage de Franchère, l’assistant-secrétaire-provincial Parant, le solliciteur-général Chauveau, le major Richardson et autres.—Michel Bibaud est aussi le premier Canadien qui ait écrit l’histoire générale de son pays. Les ouvrages historiques de M. Christie sont cités en
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La trépides voyageurs.
Europe par le célèbre historien Alison M,
Garneau, de Québec, s’est essayé dans la
+ même branche, et l’abbé Pâquin a réuni le
premier les matériaux d’une histoire ecclési-
astique dn Canada.— Andrew Stuart, A. Ber-
thelot, homme distingué en plus d’une branche, M. Faribault, secrétaire de la société Littéraire et Historique, Jacques Viger et abbé Ferland se sont distingués dans la critique—Parmi nos poëtes, Joseph Quesnel et Adam Kidd ont seuls du génie poétique, L’honorable Louis Joseph Papineau, déjà introduit dans la Biographie des Contemporains, M. Vallières de St. Réal, M. Viger, Andrew Stuart se sont signalés dans l’éloquence profane, tandis que le R. P. Duplessis, de la compagnie de Jésus, célèbre par ses prédications surtout dans la Flandre française, J. O. Plessis, Jean Jacques Lartigue, premier évêque de Montréal, Hyacinthe Hudon, Pabbé Holmes, l’abbé Chiniquy et d’autres prédicateurs vivans se sont fait remarquer dans l’éloquence de la chaire. Et les missionnaires illustres... .ils n’ont point fait défaut au Canada. Tels sont les Provencher,
les Duinoulin, les Blanchet, les Tac‘:6, successeurs des Jésuites comme pionniers de la
foi, et des d’Iberville, de B'enville, des Joliet, des Juchereau de St. Denys, des Pérot, des Céloron, des Lafontaine Marion, des St.
Simon, de Freneuseet Franchère, nos in-
clési- . Berbransociété ver et Ja crinel et tique, À in em PO Tr, AN« jquensis, de ss pré— 1çaise, }, pres Iudon, autres arquer s Mis ait déncher, ,) SUCs de la es Jo- Pérot, les St.
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