‹ Catéchisme de l'histoire du Canada [microforme]Chapitre 8 sur 11 · CS TE · texte numérisé non relu

CS TE

Quel était le caractère de ce génêérai ?

On l’a accusé d’avoir été trop ami des soldats. Mais il fut en même temps l’ami des Canadiens, et mitisea en leur faveur les

rigueurs de l’Angleterre, particulièrement en :

émanant avec son conseil une Ordonnance qui leur accordait l’usage de leurs anciennes lois en matière féodale et dans la possession de leurs biens-fonds. Mais plusieurs de ses ordonnances furent traitées comme nulles à Londres.

Comment se conduisit-il devant ses juges?

Le général Murray alla à Londres braver

les courtisans, et dans ses réponses aux in- *

terrogatoires qu’on lui fit subir, il mit à nu l’iniquité de la conduite du pouvoir envers les Canadiens. Il avait reçu avant de partir les remercimens du Conseil, du clergé et des habitans du pays, pour son administration équitable. Il fut remplacé par le brigadier- EE vu Carleton, qui arriva à Québec en

Que se passa-t-il de remarquable à cette époque ?

Le 29 mars 1766 fut signé à Londres pour les Rois de France et d’Angleterre la convention pour la liquidation du papier-monnale appartenant aux nouveaux sujets de la Grande-Bretagne, convention qui est mentionnée dans le traité du Droit des Nations

du docteur Martens, de l’université de Goët-

LL tingue.

ni des D d’exolicati Lits onnez un mot d’explication au sujet de ur les cette convention. ds : | enten +, Vans les trente dernières années de la HE domination française, 1 introduction d’un pa- FREpARAI pier-monnaie ou &e billets d’une valeur PARENT courante avait été jugée nécessaire pour sou - No des tenir les dépenses de la colonie. L’inten-

ulles à dant Bigot profita de l’existence de ces fonds nominaux pour couvrir ses rapines. Il tira

sur la trésorerie. Mais au moment où les Anglais s’emparaient du pays, les Canadiens apprirent que les lettres de change qu’il

« | "avaittirées l’année précédente n’avaient pas

juges?

braver

Ne été payées, et qu’il ne lui était plus permis ri Lea de tirer de nouveau. Le Roi fit connaître titi par le canal du ministre des coionies que le % : da manque de ressources le forçait de suspendre here le paiement de ces lettres. L’Angleterre ad “ obtint aux Canadiens un dédommagement de Dec er trois millions en contrats et de six cent miile

livres en argent.

Quel était alors l’état de l’église du Caà cette | LE nada?

Ce pays avait été sans évêque depuis six

es pour ans. Henri Marie Dubreuil de Pontbriand, la con- | dernier évêque sous la domination française, r-mon- avait suivi l’armée à Montréal, après la perte ts de la de Québec. Il y mourut en 1760 chez MM. st men- de St. Sulpice, et fut inhumé dans leur Nations

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église. Environ quatre-vingts ans après, les évêques de Juliopolis et de Telmesse firent Ja translation de ses restes retrouvés dans ce temple qui a fait place à la belle basilique qui existe aujourd'hui. Le grand-vicaire

Jean Olivier Briand, après avoir sollicité

lonstemps en Angleterre, et obtenu avec peine le consentement du Roi, reçut ses bulles du pape Clément XIII, et fut sacré à Paris en 1766 par l’évêque de Blois, autorisé par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris. Ilrepassa par l’Aïgleterre, et débarqua à Québec le 28 juin de la même année.

Quel était le caractère du général, Carleton ?

Ce général était peut-être encore plus ami des Canadiens que le général Murray. Il prit part à leurs peines, et contribua plus que personne à préparer l’acte de 1774, qui devait être un premier pas vers leur affranchissement. Indigné des abus crians qui s’étaient glissés dans l’administration de la justice, il fit faire une enquête sérieuse. Il renouvella plusieurs bonnes ordonnances françaises concernant la police, et étudia avec zèle l’ancien systême, se fesant aider par Cugnet, jurisconsulte Canadien recommandabl'e, fils d’un ‘procureur-général de la co'onie, dont il encouragea lestravaux. Il désira de voir la Coutume de Paris et ses commentaires, abrégés et rédigés d’une ma-

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Quels avantages procura aux Canadiens l’acte de 1774 ?

Cet acte du Parlement Impérial leur rendit leurs anciennes lois quant au civil, ne leur imposant que le code criminel anglais, qui passait alors pour préférable aux lois c1iminelles de la France. On ne leur imposa plus de serment qui repugnât trop à leur conscience, et ils purent ainsi accepter des charges publiques. Enfin le Canada recouvra en partie ses anciennes limites.

Quel navigateur se distingua vers le même temps ?

Samuel Hearne achevait un peu avant cette époque ses voyages de découvertes commencêés en 1769, sous les auspices de la compagnie de la Baie d'Hudson. Il était entré dans l’Océan Glacial.

La compagnie de la Paie d'Hudson, dont

vous venez de parler, est-elle bien ancienne?

Oui, en 1668, le fameux prince Rupert, neveu de Charles ler, fonda le fort Charles, et l’année suivante la compagnie de la Baie d'Hudson, qui a toujours existée depuis, fut incorporée.

Quel fut le plus grand événement arrivé en Amérique en 1779 ?

Ce fut l’insurrection des colonies anglaises.

Les Américains ne cherchèrent-ils pas à entiainer les Canadiens dans leur révolte ?

Oui, mais ce fut avec peu de succès, tant à cause de la maladresse qui régnait dans leurs manifestes, que parce que les Canadiens étaient alors contents du gouvernement et surtout de leur'‘gouverneur.

Que firent alors les Américains ?

Non contens de défendre le pays contre les troupes anglaises, 1ls eurent la hardiesse d’envahu le Canada. Deux détachemens de l’armée des insurgés, sous Montoommery, compagnon de Wolf au siége de Québec, et Arnold, s’y jetèrent.

Dans quel état était alors la province ?

Elle était dénuée de troupes. Montgommery se saisit sans coup férir du fort de St. Jean, où 1l ne trouva qu’un sergent et quelques soldats.

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miers à la défense de la frontière au moment du danger ?

Les principaux nobles du pays, les de Lotbinière, de St. Ours, d’Eschambault, de Tonnancour, de Salaberry, de Rouville et de Boucherville, de Lacorne, de Labruëre, de Montigny, de Florimont, de la Madeleine, de Montesson, de Rigouville, et autres, et le baron de Longueil lui-même, rappelant les temps où c’était la chevalerie qui soutenait le fort des combats, se placèrent sous les ordres de M. Picoté de Bellestre, leur compatriote, gouverneur du Détroit sous les Français, et reprirent St. Jean l’épée à la main. Ils le défendirent ensuite Dendant deux mois avec le major Preston, et se couvrirent de gloire, car si l’on considère que St. Jean était un mauvais fort, jamais place ne fut mieux défendue.

Montsommery s’était-il borné au siége de St. Jean ?

Non, il envoya les majors Brown et Livingston s’emparer de Chambly, et le colonel Allan traversa le fleuve pour attaquer Montréal ; mais il fut repoussé et pris par

* Carleton.

Le colonel McLean et M. de Beaujeu eurent-1ls le même succès que le gouverneur ?

Non, s’étant portés contre les Américains pour faire lever le siége de St. Jean, ils fu-

rent obligés de retraiter vers Québec, l’ennemi fesant toujours du progrès.

Quelle fut la conséquence de cette retraite?

Elle mit le géneral Carleton dans une situation périlleuse à Montréal, et ses troupes qui abandonnèrent cette ville ne tardèrent pas en effet à tomber entre les mains des Américains avec le général Prescott, depuis un de nos gouverneurs. Montgommery entra à Montréal le 12 novembre. Dans le même temps, Arnold arrivait dans les environs de Québec, après unie marche célèbre à travers les forêts qui séparent le Canada des Etats- Unis. Le colonel McLean mettait la ville en défense.

Qu’était devenu le général Carleton ?

Ce général parvint à atteimdre Québec, sur un esquif où le fit embarquer le capitaine Bouchette de Gaspé, et père de l’arpenteurgénéral, qui le fit déguiser en habitant de la campagne, et le conduisit vers la capitale avec M. Charles de Lanaudière, aide-decamp provincial, et un vieux sergent du nom de Bouthillier,

Quel fut le premier soin de Carleton quand il fut entré sain et sauf à Québec ?

Il fit sortir de la ville ceux qni n’étaient pas disposés à la défendre, et flatta le courage des autres. |

Quel fut le principal évènement du siége ?

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Ce fut l’assaut du 31 décembre où Montgommery fut tué avec ses deux aide-decamp, et Arnold blessé dangéreusement.

Les Américains levèrent-ils le siége ?

Non, il fut continué l’année suivante par le général Wooster, puis pur le général Thomas.— Durant ce blocus, l’actif et loyal M.

de Beaujeu, peu découragé par l’insuccès précédent, était stationné avec des Canadiens sur la rive droite du fleuve, et interceptait les convois destinés aux Américains, comme le reconnait Roux de Rochelle, envoyé de France aux Etats-Unis, dans son bel ouvrage sur l'Amérique.

Les sauvages ne firent-ils pas une puissante diversion en faveur des Anglais dans cette campagne ?

Oui, sollicités en 1775 par sir John Johnson et M. de Lacorne St. Luc de prendre les armes, ils avaient promis d’entrer en campagne aux premirèes feuilles de lannée suivante. En 1776, ils forcèrent le colonel Bedell à capituler aux Cèdres avec 400 hommes et deux canons, et le major Sherburne, qui venait de Montréal au secours de Bedell, eut le même sort.

Quand le siége de Québec fut-il levé ?

Le 5 mai, le général Thomas, averti de l’arrivée d’une flotte anglaise au secours de Québec, leva le siége, et fut poursuivi par Carleton, qui lur fit éprouver de grandes per-

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tes. Le général Américain inourut durant la retraite. Le général Sullivan rencontra avec 4000 hommes les fuyards sur la rivière de Richelieu, et prit le commandement en chef; mais une partie de cette armée ayant été défaite près des Trois Rivières par le gouverneur qui fit prisonniers un général et un colonel, elle continua sa retraite, évacua Chambly, St. Jean et l’Ile aux Noix, et fut jointe par Arnold, qui venait d’évacuer Montréal. Leurs forces réunies s’arrêtèrent à Ticonderoga et à Crown-Point.

Que! projet forma alors le général Carleton ?

Il résolut de se rendre maître de la navigation du iac Champlain, et pour dérober aux Américains la connaissance de ce dessein, il fit venir d'Angleterre les ancres, les agrès et les bois ous travaillés des vaisseaux qui devaient être armés. Tous ces matériaux, après avoir traversés pêle-mêle l’océan, furent transportés par le St. Laarent et le Richelieu, jusqu’au chantier de construction où il n’y eut plus qu’à les assembler.

Qu’y a-t-il d’encore plus remarqgnable dans cette entreprise ?

C’est que le capitaine, depuis l’amiral Pringle, qui devait diriger la fiotille, conduisait avec lri le lieutenant Nelson qui fut de-

puis un homme si extraordinaire.

Quel fut le succès de l’expédition ?

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Le général Carleton s’étant embarqué sur la flotille, détruisit l’escadrille américaine, commandée par Arnold, dans les combats de l’île Valicourt et de Crown-Point, et força le général Sullivan d’évacuer cette place.

Que se passa-t-1l en 1778 ?

Washington adressa en vain aux Canadiens de nouvelles Proclamations, et le comte d'Estaing, amiral de France, en fit autant. — La même année, l’imprimerie fut établie en Canada par M. Fleury Mesplet, qui avait exercé son art à Philadelphie, et qui était partisan de l’Angleterres

Ne fut-ce pas aussi en 1778, que le général Haldimand vint en Canada ?

Oui, il succéda au général Carleton, qui avait demandé son rappel, et l’un de ses premiers soins fut de faire travailler au recencement de la province qui se trouva contenir 113,012 habitans.

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Qu’y a-t-1l de plus remarquable durant son administration ?

Les faits les plus remarquables de son administration sont, l’ambassade que lui envoyérent les Iroquois pour trouver quelque soulagement aux maux que leur avait causés l'expédition du général américain Sullivan, l’hommage que M. de Montoolfier et MM. de St. Sulpice fi PT) meteo

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terre entre ses mains pour la seigneurie de

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fit à sa conduite arbitraire fle véritable patriote Du Calvet, homme d’une éloquence plus qu’ordinaire.

Qu’y a-t-il de plus à dire de ce Canadien illustre ?

Il ne contribua pas peu à faire rappeler le général ; 1l écrivit pour le Canada un plan de Constitution qui fut suivi presque en entier en 179i, et sacrifia totalement une fortune immense pour le bien de son pays.

Quel fut le premier Canadien qui fut évêque de Québec ?

Ce fut en 1784, Louis Philippe Mariacheau d’Esglis, déjà évêque de Dorylée, né à Québec en 1710.

Quel fut le nouveau gouverneur ?

Le général Carleton, qui avait été nommé en 1782, généralissime de l’armée contre les Américains et les Français, et qui avait été: fait lord sous le titre de Dorchester, fut créé capitaine-général des Provinces de l’Amérique Septentrionale en 1786.

Qu’arriva-t-il de remarquable en 1787?

Cette année, le prince William-Henry, troisième fils du roi, et depuis Guillaume IV, visita le Canada. Jamais prince n’avait encore paru dans ce pays.—Cet évènement fit sensation parmi les Canadiens, et les habitans de Sorel voulnrent changer le nom de cette place pour celui de William-Henry

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qu’elle porte officiellement.—La même

année, où à peu près, la compagnie du Nord- Ouest commença à acquérir de l’importance,

Dites un mot de l’origine de cette compagnlie. |

Après que le Canada eut passé sous la domiuation anglaise, de riches négocians canadiens, les de Langlade, les Tabeau, les Fromenteau, les Giasson, et autres, continuèrent avec les Sauvages la traite des pelleteries. Quelques Anglais les imitèrent, mais aucun d’eux n’ôsa d’abord s’éloigner de Michillimakinac. En 1776 cependant, Benjamin Frobisher atteignit pour le moins les dernières limites des découvertes des Français et des Canadiens, et deux ans après Peter Pond entra dans le pays d’Athabaska qui, jusques alors, n’avait été connu que d’après le rapport des Sauvages, En 1783, des marchands puissans s’associèrent sous les noms et raisons de Frobisher, MacTavish & Compagnie, et l’association prit le nom de compaonie du Nord-Ouest. Elle expédia en 1785 pour 40,008 livres sterling de fourrures. Onze ans après, ses exportations s’élevaient à plus de 100,000 livres. En 1798, elle recueillit 106,000 peaux de castor, 4,600 de loutres, 17,000 de martres, 6,000 de Iynx, 3,800 de loups-marins.

L’année 1791 ne fournit-elle pas à l’his-

foire du Canada un événement bien mémosable ?

Oui, le Parlement [Impérial d'Angleterre,

à la suite des débats auxquels prirent part MM. Pitt, Fox et Edmond Burke, trois des

plus grands homes d'état de leur temps;

accordæ au Canada une constitution dans le senre de celle de la Grande-Bretagne, et dans laquelle le gouverneur devait représenter le roi, le conseil lévislatif la chambre des lords, et une assemblée léislative, les eommunes.—-Le Canada fut aussi divisé en

deux provinces, de l’avis d’'Edmond Burke,

qui jugea absurde toute tentative de joindre ensemble deux peuples dont les lois, le langage et les mœurs étaient dissemblabies.

Quand cette constitution commenca-t-elle

à fonctionrer ?

lie commença à fonctionner à la suite

«d’une proclamation émanée en l’absence de

jord Dorchester (qui s’était transporté en An-

gleterre pour contribuer à faire réussir la

mesure) par le général Clarke, lieutenantpouverneur, laquelle annonçait la division des deux provinces. Par une prosletann subséquente, 1l divisa le Bas-Canada en 2

comtés, et le colonel Simcoe, Has

zouverneur dit Haut-Canada, divisa cette

province en 19 comtés,

Quand Ja nouvelle lévislature commençcarule à siéger ?

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Ce fut au mois d’octobre 1792, dans le:

Canada-Supérieur, et le 17 décembre dans ls Bas-Canada.—Le général Clarke ouvrit la première session de notre premier parlement:

au château St. Louis de Québec, et M. $S. A.

Panet fut élu premier orateur ou président dela chambre-basse. ,

Quel grand personnage la ville de Qué-bec eut-elle vers ls même temps pour gouverneur militaire ?

Ce fut son altesse royale le prince Edouard,, depuis duc de Kent, qui passait de Gibraltar: à Québec. Il reçut au château les respecte:

des officiers civiis et militaires, du clercé, de: la noblesse et de la haute bourgeoisie.

Quel est le fait le plus remarquable de Pannée 1793 ?

En cette année, M. Mackenzie, autrefois marchand de Montréal, mais depuis quel-ques années un des associés de la compagnier du Nord-Ouest, acheva des voyages de dé-couverte commencés en 1789, et qui lui va lurent la chevalerie. Sir Alexander Mackenzie: parti du fort Chippeway sur le lac Athabaska, parcourut le lac des Esclaves, lUnjijah :

traversa les Montasnes Rocheuses et atteignit l'Océan Pacifique. Ses voyages, utiles à la compagnie du Nord-Ouest, sous le rapport du commerce, enrichirent aussi jusqu’à un certain point la géograplue et lethnozrapluie.

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Le parlement provincial ne fit-il pas la #même année un statut remarquable ?

Oui, lord Dorchester et le parlement adopttèrent dans cette province contre les étrangers des mesures analogues à celles adoptées “en Angleterre par M. Pitt, et suspendant à leur égard l’Habeas Corpus, privilége introduit en Canada en 1763, avec les lois anglaises, et renouvellé par l’ordonnance de 1784.

Le conseil législatif, dans sa réponse au discours d’inauguration au général Clarks en 1792, avait déjà protesté solennellement contre les actes barbares et cruels de la république française. De Larochefoucault Lian- <çourt ne pit pénétrer dans le Bas-Canada en 1795. Mais ce pays fut un refuge pour les prêtres que la convention avait recherchés pour les envoyer à la mort, et pour quelques royalistes. Le marquis de Puisaye vint à Québec après avoir échoué dans l’attaque de Quiberon. M. de Calonne, frère ou parent du célèbre ministre de Louis XVI, vint se distinguer en Canada comme prédicateur.

Le pays fut aussi visité par Châteaubriand.

Quels sont les principaux incidens de l’année 1796 ?

Ce fut à cette époque que lord Dorchester laissa définnivement le Canada, au grand regret des Canadiens. Il mourut en 1808 avec la réputation d’un bon général et d’un administrateur juste, d’ailleurs homme de

peu d’énergie, mais à qui son épouse, ja fa meuse milady Carleton, savait communiquer toute la sienne.—Il eut pour successeur le général sir Robert Prescott, dont l’administration n’offre rien d’historique.—Il fut formé cette année même un régiment canadien de troupes réglées, sous le nom de Volontaires Canadiens Royaux, qui eut pour colonel le baron de Longueuil, et pour major M. Louis de Salaberry, respectable vétéran, et père du vainqueur de Chateauguay.

L’année 1796 ne fut-elle pas encore marquée par la mort d’un personnage qui figure avec gloire dans l’histoire du Canada ?

Oui, c’est le field-marshal Amherst, baron de Montréal, qni avait eu deux fois avant de mourir le bâton d’or de commandant en chef, et qui doit être regardé comme notre premier gouverneur sous la domination anglaise.

Ÿ avait-il encore en Canada à cette époque des membres de l’ancienne compagnie de Jésus ?

Il y en avait quelques-uns, aue le gouvernement laissait usufruitiers de la plus grande

artie de leurs biens, malgré l’abolition de Bt ordre. Mais comme ils étaient presque tous moits en 1793, la chambre d’assemblée eut la prudence de présenter au Roi une pétition pour s’assurer que ces biens ne seraient point, après la mort du dernier membre de lz

sompagnie, employés pour un autre objet qne l’éducation de la Jeunesse canadienne pour laquelle ils avaient été concédés par le Roi de France. Le R. P. Jean Joseph Casot, «lernier jésuite canadien, étant mort en 1800, la chambre demanda à la couronne communication de: dorimens et papiers qui pourraient lui fac!lier une enquête sur les droits que le pa;s pourait avoir à ces biens. En £ette occasion, le Roi agit avec si peu de véritable dignité que de répondre que le résultat de la prise en considérationdes reclamations dela province avait été l’ordre de prendre possession de ces biens pour la couronne, et qu’en insistant, la chambre semblerait se départir «du respect qu’elle avait toujours montré pour les décisions de sa majesté, dans des matières liées avec ses prérogatives.

L’année 1803 n’offre-t-elle rien qui soit digne de remarque ?

11 y eut au mois de juin un incendie considérable à Montréal. L’ancienne résidence et l’église des jésuites, bâties en 1692, et le château Vaudreuil, bâti en 1723,et servant de collése depuis 1773, furent la proie des flammes, ainsi qu’un grand nombre de maisons.

—La même année parut une décision dn juge-en-chef de Montréal, déclarant l’esclavage incompatible avec les lois du pays.

La bataille de Trafalgar ne fit-elle pas une.

grande sensation en Canada en 1806 ?

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On apprit à Québec cette glorieuse victoire le 2 janvier.-— Elle procura aux Canadiens l’occasion de donner des marques de l'intérêt qu'ils y prenaient par des illuminations et des chansons patriotiques. J. O. Plessis, alors évêque de Canathe, prononça sur cet événement un discours très remarquable.

Enfin les habitans de Montréal, par l’entremise de sir Alexander Mackenzie, John Giliespie et Thomas Forsyth, char: êrent Ro— bert Mitchell, artiste de Londres, dr imonument N elson, en l’honneur du gi:u:d homme qui avait navigué sur le St, Laure:i.

Par qui le Canada était-il ai:: administré ?

Il avait été administré par sir Robert Shore Milnes, (sous les auspices duquel furent publiés les ‘ Edits et Ordonnances Royaux ??) jusqu’en 1805, puis alors, par Phoaorable Thomas Dunn, le plus ancien conseiller, en qualité de President.

À quelle époque la province eût-elle un nouveau gouverneur-général ?

Eu 1807 arriva à Québec le général sir James Craig, qui avait servi en “Amérique, conquis sur es Hollandais le Cap de Bonne- Espérance, et commandé l’armée anglaise en Sicile.

Jusqu’à quelle époque gouverna-t-1l le pays

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L’apparence d’une rupture avec les Etats- Unis, obligea en 1811, le cabinet de St.

ui s’était fait extrêmement haïr des Canadiens, °t l’honorable Thomas Dunn fut Président pour la seconde fois, en attendant son successeur.

À qui les charges de capitaine-général et

de vice-amiral des provinces de l’Amérique

Britannique furent-elles confiées à cette époque ?

Dans l’attente de la guerre, on les confia à sir George Prévost, fils du général sir Austin Prévost, qui avait été membre du conseil supérieur, et qui s’était couvert de gloire par la défense de Savanah contre une armée de 8000 hommes sous le général Lincoln, et 20 vaisseaux de ligne sous le comte d’Estaing.

— Sir George, lui-même, né dansun camp, avait repoussé de la Dominique, l’amiral français Messiessy, conquis la Guadeloupe

et la Martinique.

Quel est le caractère de l’administration de ce général ?

Sir George Prévost trouva le pays divisé en deux factions au-dedans, avec une guerre imminente au dehors. Il gagna de suite le cœur des Canadiens. Il n’aväit point de troupes ; les légions britanniques étaient oceupées sous Wellington. Il crut les Cana-

Canadiens se rangèrent avec dévouement sous ses drapeaux. Son parlement J’autorisa à incorporer et.à mettre sur pied, en cas d’invasion, toute la milice canadienne, et:

ainsi la législature fit ce que n’avait pu faire Carleton lui-même, de tous les Canadiens autant de soldats. —Elle fit plus... . elle atutorisa le général à émettre des billets d’armée au montant de £250,000 pour subvenir aux frais de la guerre, et les déclara monnaie courante et légale.

Le Canada était donc dénué de troupes réglées ?

Il n°y avait pas 3000 soldats dans les deux Canadas.

Par qui le Haut-Canada fut-il sauvé ?

Le Haut-Canada fut sauvé par deux héros, le général Brock, président de cette province, et Tecumseh.

Dites-nous quelques mots de ce grand chef, Tecumseh.

Tecumseh, universellement regardé comme un génie supérieur, avait fait des rives de l’Ouabache le théâtre de ses exploits con-tre les Américains, et avait laïssé la fortune indécise entre le général Harrison et lui à la bataille de Tippecanoe. Les Shawanis, sa nation, avaient néanmoins été presque détruits ; les Yendats ou Hurons le choisirent pour grand-chef contre leurs usages, bien qu’il n’eut que 30 ans et qu’il fut étranger.

Sa réputation s’étendit chez les autres tribus et lors de la déclaration de guerre, il fit alliance avec l’Angleterre, et les amena en masse au secours des Canadas, dont elles furent peut-être le plus sûr rempart durant sa , vie. On le vit battre le major Van Horne, triompher du général Clay, sous les murs du fort Meigs, enlever au général Harrison ses bagages et plus de mille bêtes-à-cornes, et périr en avançant toujours à la bataille des villages Moraviens.

Comment les services de ce sauvage extraordinaire furent-ils récompensés ?

Les habitans du Haut-Canada ont ouvert, 4 ii y a un nombre d’années, une souscription pour ériger un monument à ce défenseur de leur province, mais ce noble dessein n’a pas l] encore été exécuté.

Racontez-nous les exploits du cénéra!

Brock.

Ce héros, avec une poisenée de braves, chassa le général Hull du territoire britannique, qu’il avait envahi, mit en sûreté Amherstburg, tenta un coup de main contre le Détroit où 1l prit toute l’armée américaine, se vitbientôt maître de tout le Michigan, et mourut au sein de la victoire à la bataille de ‘Queenstown.

Par qui le Bas-Canada fut-il principalement préservé ?

bus Par la valeur des Canadiens et la sage dis- Ili- tribution que sir Feorge Prévost sût faire de en ieurs forces.—Le général-en-chef des Améfu- ricains Dearborn, ayant laissé Albany pour sa À, s’approcher de la frontière, un nombre de | ne, bataillons de milice de l’île de Montréal et | , du des paroisses du nord traversèrent le St. Lau- | ses rent à Longueil, à Laprairie et au Sault St. | , et Louis, et se réunirent sous leur colonel-céné- | des ral Deschambault, respectable vétéran, qui avait été oflicier-supérieur dans le 109ème réciment de ligne.—Un corps avancé fut 0x posté à Lacolle, où il y eut quelques escarmouches, à la suite desquelles l’armée ennererts 4 « mie crut devoir se retirer au-delà des lignes. t1OTL r de Dans quelle action les Canadiens se signapas lèrent-ils davantage ?

Ce fut à Chateauguay.—Le général Hamp- 2.1 ton qui devait agir de concert avec le géné- | sidi ral-en-chef, s’étant avancé jusqu’à Chateaugœuay, à la tête de 7000 hommes, trouva le | ti terrain embarrassé et occupé par 300 hom- F4 mes, la plupart du corps des Voltigeurs ca- | A nadiens, sous les ordres du colonel de Saladu * berry, qui avait combattu à Middleburg et à as Flessingue sous lord Chatham, à l’assaut de u

d Badajos et à labataille des Arapiles où de Sade Jlamanque sous Wellinoton. Après un combat obstiné il fut obligé de retraiter avec honte de: vant cette poignée de héros qui n’étaient qu’un

2vant-poste du corps du général de Watteville e4

earmpé un peu en arrière.—L’Angleterre sentit qu’elle devait récompenser l’héroïsme de Salaberry et des Canadiens.—Elle fit frapper une médaille d’or. Les voltigeurs reçurent des drapeaux avec de glorieuses inscriptions; et le prince récent honora le vainqueur d’une lettre autographe et de l’ordre du Bain.

Mais les Américains ne furent-ils pas plus heureux dans ie Canada-Supérieur ?

Cette province en effet sembla un moment perdue. L’ennemi entra à Toronto, capitale:

du pays, et força le général Sheaffe de se retirer à Kingston. Il chassa le colonel Vincent du fort George et s’empara de toute la rivière Niagara. Cet officier, depuis général, se vit “contraint de retraiter jusqu'aux hauteurs de Burlington, à Pextrémité du lac Ontario. Tout paraïssait perdu, quand le colonel, aujourd’hui sir John Harvey, pênétra de nuit dans le camp américain avec 709 hommes, fit un grand carnage et emmena captifs deux généraux et quantité d’officiers et de soldats, L’ennemi se retira alors au fort George où 6000 Américains se virent longtemps bloqués par 2506 hommes. Ce foit fut pris en 1813, et même celui de Niagara sur la frontière des Etats-Unis,

Quand sir George Prévost laissa-t-il le Canada?

Le général Prévost fut obligé de laisser l'Amérique vers la fin de la guerre pour se:

défendre contre des accusations portées contre lui par sir James Lucas Yeo, commandant-en-chef de la marine sur les lacs. Le général avait montré un talent rare pour la défensive dans la manière dont il avait distribué son armée pour repousser les armées d’invasion, et le résultat de ses combinaisons avait été une série de victoires non moins décisives que glorieuses à Chateauguay, à Lacolle, à Chrystler’s Farm et ailleurs ; son peu de bonheur à Sackett’s Harbour et à Platine, où il commandait une armée de 11,000 à 14,000 hommes, le fit juger au contraire peu habile dans l’attaque, et lui attira outre l’indignation des marins, celle des vétérans de Wellington, qui se voyaient vaincus pour la première fois par un ennemi indigne d’eux. Quoi que l’on doive penser de cette question, le parlement, le clergé et le peuple du Bas-Canada s’adressèrent au prince récent pour faire la louange du gouverneur chéri qu’on leur ravissait, et pour affaiblir l’effet àäes accusations portées contre lui. Il avait régné dans les cœurs de tout un peuple, 1l avait défendu avec succès ses foyers et s’était attendu en conséquence à vivre dans la postérité. Le passage trop soudain des espérances de gloire aux appréhensions de la flétrissure que pouvaient lui infliger ses ennemis, le mit au tombeau avant que la

cour martiale ne se fût assemblée. (Cette

anort sera toujours un événement tragique aux

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eux des Canadiens, mais ils apprendront avec plaisir qu’elle désarma ses accusateurs, et que la mémoire de lillustre soldat qui Jeur était cher ne fut point flétrie. Le prince récent regretta qu’il eût été question d’un ibunal, et pour le faire oublier, ilhonora * [T les services de sir George et de son père en | accordant à sa famille de glorieuses armoiries, comme nous Papprend le grand historien Alison.

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Comment ce général fut-1l remplacé ?

Le général sir Gordon Drummond, ci-devant président du Canada-Supérieur, et qui avait contraint les Américains d’évacuer cette province, à à la suite de la bataille de Niagara, qu’il leur avait livrée, à la vue de la cataracte, prit les rênes du gouvernement comme administrateur.

Quel fut le nouveau gouverneur-cénéral ?

Ce fut en 1816, le général Sherbrooke, militaire de distinction. — Ïl eut pour successeur en 1815, Charles Lennox, duc de Richmond et d’Aubigeny, qui avait été lord lieutenant d’Irlande et grand-maitre de Pordre de St. Patrice.

Ce gouverneur illustre administra-t-il Jongtemms les affaires du pays ?

Non, il mourut l’année suivante à Kingsion de la morsure d’un petit chien favori qui se trouva attaqué de la rage.—Son corps fut

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transporté à Québec et y fut inhumé avec une pompe extraordinaire.

Par quels phénomènes l’année 1819 futelle encore signalée ?

Il y eut, à Montréal surtout, une obscurité complète, accompagnée de temps à autres de phénomènes ignés qui effrayèrent les habitans. La foudre tomba sur le clocher de la grande éclise paroissiale, y mit le feu et fit tomber la croix. Une description intéressante des phénomènes qui eurent lieu dans l’air fut lue un peu plus tard dans une des sociétés savantes d’Edimbourg. Il parait par une communication du savant professeur Hall à l’Académie américaine des Arts et des Sciences, reproduite dans le Journal Philosophique Edimbourg, que les mêmes phénomèênes à peu près qu’à Montréal, eurent lieu à Middlebury, dans l’état de Vermont.

Quel fut le premier évêque canadien qui alla à Rome ?

Ce fut l’illustre Plessis, qui passa en: Italie en 1819 même, sous le pontilicat du vénérable Pie VIT, pour les besoins de léglise du Canada. Ce pontife témoigna le désir d’ériser en métropole le siége de Québec, mais cette aflaire ne fut consorimée que plus tard à cause des répugnances du gouvernement anglais. Dans le fait néanmoins, le pape ne laissa pas de donner à évêque de Québec des suflragans à Montréal, à Kingston, dans

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les Îles du golfe St. Laurent et dans le district du nord-ouest.

Quel fut le successeur du duc de Richmond ?

L’Honorable James, depuis sir James Monk, juge-en-chef de Montréal, puis le général Peregrine Maitland, eurent l’administration en attendant l’arrivée du comte de Dalhouzie, qui arriva à Québec le 18 juin

Ce seigneur avait-il fait quelque figure en Europe avant de venir en Canada ?

Le comte de Dalhouzie, général habile, gs’était signalé en Egypte, sur les côtes de France et de Flandre, et dans la Péninsule, Il avait été gouverneur de Flessingue et de Bordeaux, d’où 1l avaït pénétré jusqu’à la Vendée.—La Société Royale d’Edimbourg le comptait aussi parmi ses savans.

Quel est le caractère de son administration ?

Elle peut-être envisagée sous deux points de vue.— Le comte de Dalhouzie fit faire de grands progrès à la province. Ilencouragea l’agriculture, se montra plus libéral que d’autres gouverneurs quant à l’érection de nouvelles paroisses, recommanda l’octroi d’une c'artie royale au collége de Nicolet, et aida à fonder à Québec une Société des Aiïte « des Sciences, qui ne se soutint pas, at le 2071816 littéraira et historique, qui a au

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moins le mérite d’avoir assemblé une magnifique bibliothèque, et qui a, au reste, publié tros volumes de ses transactions, dans lesquels on trouve des écrits précieux.—Mais en politique, 1l n’est plus possible aujourd'hui de défendre sa conduite. Le parti anglais fut pour lui dans le temps, mais ses amis même ne pouvaient le disculper d’avoir soutenu le receveur-général sir John Caldwell dont les malversations étaient un fait public. Enfin, lorsque, à la suite d’une pétition signée par 87000 Canadiens, le prince régent soumit les affaires du Canada à un comité de la Chambre des Communes, ce comite exprima dans son rapport le regret qu’il avait que des abus tels que ceux dont on se plaignait eussent pu subsister si longtemps dans une coionie britannique.

Quand le lord Dalhouzie latssa-t-il le Cinada ?

Il avait été rempl:cé ad interim en 1824, par le général Burton, chevalier ue l’ordre guelphique de Hanovre, qui fut le favori de Ja chambre d’assemblée, et il fut définitivement rappelé par le duc de We:hngton, qui lui donna le commandement de l’armée des Indes en 18928.

Les années précédentes n’avaient-elles pas été fertiles en incidens dignes de remarque ?

George ITI était mort le 29 janvier 1820, et le prince régent prit le nom de George IV. L'avis de la mort du roi reçu à Québec le 24 avril avait fait proroger le parlement.—[’année suivante fut célèbre par le voyage de Franklin, sur les traces de Hearne, et par ceux du capitaine Perry, qui les termina en 1823.—Entin, ce fut aussi en 1821 que le célèbre astronome Tiarcks, envoyé en Amérique pour régler les frontières entre les Etats-Unis et les Provinces Britanniques, retourna à Londres, d’où il alla plus tard à La Haye, pour rendre compte au roi des Pays-Bas, arbitre dans cette question.

Quels furent les principaux incidens de l’année 1825 ?

Ce furent la mort de Joseph Octave Plessis, qui fut inhumé avec pompe, en présence du gouverneur-sénéral, des autorités, et des troupes de la garnison de Québec.—La formation d’une compagnie canadienne pour la construction de vaisseaux.—La visite des fortifications du pays par sir James Carmichael Smyth, commandant du génie à Waterloo, sir George Hoste et le capitaine Harris; et le passage en Canada du comte Vidua, fils du premier ministre de Sardaigne et de son altesse-sérénissime le due Bernard de Saxe-Weimar, qui avait eu du commanlement dans l’armée de Bonaparte à Wagram, puis dans celle de Wellington à Wa-

terloo, et qui avait combattu le maréchal Ney à Frasnes.

Que se passa-t-il en 1826 ?

Grâce à une représentation on requête de notre conseil législatif, le parlement Impéria! réannexa à cette époque l’Ile d’Anticosti et la côte du Labrador au Canada.—Le canal de Lachine fut achevé la même année par Thomas Burnett, qui avait été recommandé par le célèbre ingénieur Telford.

Est-ce là tout ce qui se passa alors de remarquable ?

Non, la même année encore, le Canada- Supérieur fut é1st en évêché par le pape Léon XII; Alexandre McDonell, ci-devant évêque de Rhésine in partibus, prélat illustre, fut pourvu du nouveau siège, qui fut fixé à Kingston ; et il eut pour coadjuteur, Thomas Weld, d’une maison opulente d’Angleterre, depuis promu au cardinalat.

Quel fut le successeur de lord Dalhouzie ?

Ce fut sir James Kempt, militaire habile qui avait pris par escalade la citadelle de Badajos et forcé les retranchemens de la Bidassoa en Espagne, et commandé l’ail œauche à Waterloo après la mort du général Picton.—-Il fut plus tard grand-maître de l'artillerie.

Quel fut le succès de son administration ?

Jl parvint à concilier les esprits. Mais les e6

dissentions recommencèrent sous le lord Aylmer, qui lui succéda en 1830.

Quel est l’évènement le plus remarquable de cette année ?

C’est la mort de George IV.—II fut remplacé par Guillaume IV, ci-devant lord

grand-amiral, qui était venu en Canada lan

De quelle institution la ville de Québec futelle dotée en 1831 ?

Elle eut un établissement pour les sourds et muets,dont l’instituteur fut M. Ronald McDonald.

Qu’y a-t-il de remarquable à enrigistrer pour l’année 1832 ?

Le système municipal eut son commencerent dans l’incorporation des ville de Québec et de Montréal. Ila depuis été étendu aux comtés.—Cette année et l’année 1834 furent aussi remarquables par les ravages du choléra.

Un des plus vénérables monumens du pays ne fut-il pas détruit dans cette dernière année ?

Oui, le 23 janvier, le château St. Louis de Québee, dont les fondations avaient été jetées par Champlain, l’an 1620, fut la proie des flammes.

Dans quelle année est mort Guillaume IV?

Il est mort en 1837, et a été remplacé, par

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