CHAPITRE XII
Conclusion. — Seul remède au mal , la réforme radicale. — Tories, whigs, hommes du peuple.
Nous avons signalé tous les vices du système électoral actuel ; nous avons indiqué tous les maux qui en résultaient; nous avons prévu tous les dangers qui doivent en naître : il ne nous reste plus qu’à résumer en quelques lignes les remèdes qui doivent corriger ces vices, écarter ces maux et prévenir ces dangers.
Ces remèdes sont :
1 ° Le suffrage universel ;
2° Le suffrage secret ;
3° L’exclusion des hommes en place du
droit de voter dans la chambre, en leur maintenant le droit de parler et de faire des motions ;
4® L’assiduité constante des députés aux séances de la chambre ;
5® Les parlements annuels.
Ce n’est pas par l’une ou l’autre de ces mesures , c’est par toutes ces mesures réunies qu’il faut combattre le mal ; ce n’est pas une réforme modérée que je demande, c’est une réforme radicale ; pas de milieu , tout ou rien ; parce que moins que tout est pour moi équivalant à rien.
Yoilà surtout en quoi nous autres démocrates nous différons de ces partisans de la réforme électorale modérée.
Nos hommes politiques peuvent se diviser en trois classes :
Ceux qui s’opposent à toute réforme électorale, quelle qu’elle soit, appartiennent à la classe des tories.
Tous ceux qui veulent une réforme mode-
le de France
rée et repoussent une, réforme radicale appartiennent à la classe des whigs.
Tous ceux qus défendent les intérêts généraux, les intérêts du peuple et uneréforme radicale , peuvent être appelés hommes du peuple.
Or donc , les tories et les whigs agissent sous l’influence des mêmes motifs, sont dominés par un seul et même intérêt, intébêï complètement opposé a l'intérêt bu