MOULIN
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DE PERSÉVÉRANCE. iOl
lation (la jugement de Dieu ; toutes les vertus y sont honorées. Dans nos Saints, vous ne voyez pas seulement des solitaires, des pontifes et des martyrs ; vous y voyez des serviteurs et des maîtres , des riches et des pauvres, des hommes de retraite et des hommes du monde, dos magistrats et des guerriers, des vierges et des époux, des savants et des ignorants , des Grecs et des Barbares. Toutes les conditions, tous les pays , tous les âges y sont représentés. Chaque vertu, qu'elle vienne de TOrient ou de rOccident , des siècles passés ou des temps modernes , qu'elle ait été pratiquée sous le chaume ou dans les palais, y est également admise. La faveur du peuple ou celle des grands a-t-elie jamais exercé ici quelque influence? La richesse y a-t-elle jamais donné un rang plus distingué, et le glaive des despotes y a-t-il jamais fait insérer leurs noms? La bergère de Nanterre, l'humble Geneviève, n'y est-elle pas assise au-dessus de la génération de nos reines? Et si Louis IX est honoré sur nos autels, est-ce sa royauté qui l'y a mis? Il a été le soutien des faibles et le défenseur* des opprimés, il a porté les pauvres dans son cœur, il a aimé Dieu et les hommes, il a été juste ; c'est pounjuoi la Religion la une seconde fois couronné. Ainsi le héros disparaît devant le Chrétien, et il ne lui survit de toutes ses vertus que celles qui méritent de lui survivre et de servir d'exemple à la vertu de tous les mortels * .
Le calendrier catholique est donc une école de toutes les vertus, un itinéraire de la terre au Ciel, un guide placé sur le cheniin de la vie, cjui dit à tout homme, à toute heure et sur tous les tons : Voici les vestiges que
« VoyrzGolcsc.ini. Prifacc de la l te des Saints, le Spxlale.'i' franycti nu dix wncième siècle; et JaulTrcl. Un CuUc pvblic^