‹ Catechisme du libre-penseurChapitre 1 sur 34 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

.S7 ce titre de CAil'Cills.vii; Dr Libre-Penskur contenait quelque ciwse qui put c(}'i-ayer, nous plaindrions les personnes timorées qui reculent devant un litre, mais peut-être nous consolei-ions-nous facilement en nous disant que ces mêmes personnes sont celles qui considèrent le terme de libre-penseuicomme une injure, un blasptJicme, une abomination enfin, car ce livre ne s'adresse pas à ces pci-sonneslà.

C'est à celles qui savent qu'un libre-penseur est celui qui ne consent pas à emprisonner sa pensée

V!I1 PRHFACl'.

OU à croire par autrui, un raisonneur, qu'est destiné ce Catéchisme. Ces personnes-ci ne s effraieront pas plus :îu titre qu'elles ne reculeront devant la preiniè: e partie du livre qui traite de DlET, partie la dus abstraite de noti'e oui'rai^e, et que: pour cette raison, n(nis ai'ons faite la plus anwte.

La partie la plus étendue est la suivante qui se divise elle-même en trois sections et traite de la Rei.KIîON au point de vue historique et au point de rue moral. Cette partie devait occuper la plus grande place dans un livre destirié à porter au milieu des masses la vérité sur des matières que la crédulité humaine maintient fort enracinées , à pénétrer dans les couches de la société nu)derne exploitées par la superstition. Un discours, qui forme la troisième section, résume les opinions émises dans cette partie de notre travail.

La dernière partie de ce livre a trait à la Morale. Quelques pages nous ont suffi pour prouver que la vraie morale est sortie des philosophes et que la philosophie antique avait pensé tout ce dont ou veut gratifier la religion chrétienne.

Nous eussions pu faire, des matériaux que nous avions amassés dans une suite d'études, plusieurs infolios, mais notre but nous commandait de nous réduire. Ni noire âge. ni nos lectures, ne nous permettent de nous poser en savant et de nous adressa' >7 des hduinies de srieriCe; nous nmis sommes enrichi

PREFACL-: IX

des proJtictions de nos devanciers et de nos contemporains, mais nons ne saurions leur rendre un fétu pour le cliomp de b!é que nous avons moissonné. Notre but a été de faire un livre condensé, à la portée des ignorants, pour tous. Nous nous sommes essayé à ct)-e le trait d'union entra les savajits et le populaire qui ne Jouit ni du bénéfice des études complètes; 7ii du temps nécessaire pour feuilleter les bibliothèques, et, pour nous faire mieux entendre, nous avons renjcrmé ces arides problèmes dans des demandes et des rép(mses concises.

Dans notre rédaction git notre propre mérite. La science que notre catéclusme contient n'est que le fruit d'un labeur assidu, inie compilation. La forme seule nous appartient, et noits osons dire qu'il nous eut certainement coûté moins d'heures et de peines d'écrire currcnte calamo dix volumes que de réduire en questions serrées dans trois cents pages ce qu'on n'a jamais trop d'c.'^pacc pour expliquer et étendre. Il devait en être ainsi : il fallait être systématique, ab solu, pour que ce livre fut à son adi'csse. Il ira, nous l'espérons. Il montrera au peuple ce qu'il faut croire, lui criant que la morale élernelle ne tient pas à de vaines formules, cl qu'il la trouvera toujours en s'asserant à son J'oyer entre sa femme et ses enfants.

Quant à nous, notre récompense se trouvera en nous-iuéme si. par la publication de ce c;iicL"liisme.

X PR1.FACI-:

nous pouvons inciter les auteurs à renouveler, par des livres conformes aux idées modernes, les livres qui corrompent lliommc dès l'enfance, et si, pardessus tout, nous avons contribué, encore plus que par nos œuvres antérieures, à extirper l'erreur et â /aire triomphe)- la vertu.

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