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Que trouve-t-on àce sujet dans le Thalmud

R. — Le Thalmud de Jérusalem (2) contient, « qu'Alexandre-le-Grand apprit, dans ses conquêtes, que la Terre était ronde ; pour cela on le représente un globe en main. »

fi) Z(? AV7(5i5(z/£ est une doctrine secrète, philosophique et thcologiquc à i;i fois, qui prit naissance chez les Juifs environ deux cents ans avant notre ère V. Franck, le Zokar.

(2) Le Thalmud est une énorme compilation, faite par les rabbins, de toutes les traditions des juifs. Il y a le Thalmud de Jérusalem et le Thalmud de Babylone.

Q. — Que dit Aristûte?

R. — Aristote nous donne des renseignements sur les croyances des différentes écoles : « Tous ceux )) dit-il <i qui affirment avoir étudié le Ciel dans son ensemble prétendent que la Terre est au centre , mais les philosophes de l'école Italique , autrement appelés les Pythagoriciens, enseignent tout le contraire ; dans leur opinion, le centre est occupé par le Feu, et la Terre n'est qu'une étoile dont le mouvenient circulaire autour de ce même centre produit la nuit et le jour, n

Q. — Pythagore avait-il deviné ce système astronomique dont parle Aristote?

R. — Non, Pythagore (i) avait rapporté ces croyances de ses voyages.

(i) Pythagore, né dans rilc de Samos 56g av. J., mort en 470 (pour ces dates, nous ferons observer quelles sont sujettes à contrôle, ainsi que bien d'autres). Le même temps a donc vu se produire Khoung Tscu, le liouddha. l'ytliagorc et Zoroastrc.

11 ouvrit à Crotone, puis à Sybaris, après la destruction de cette première ville par l'armée de Milon, une école oii ses nombreux disciples furent initiés peu à pou à sa doctrine. Le culte qu'il institua se ressentait des religions de l'Orient. Le rite avait ses fêtes mensuelles, ses ablutions, ses sacrifices. J'ythagore défend l'usage des viandes, il interdit les mollusques et les poissons dépourvus d'écaillés ; il organise son culte comme Mo'i'se organise le culte des Hébreux ; à l'exemple des Egyptiens, qui regardaient la fleur de la fève noire l't blanche comme la fleur du deuil, il défend l'usage des fèves.

La venue du Printemps esc célébrée par l'immolation d'un agneau eoninii dans la Pâques des Juifs et des Chrétiens {la communion).

Selon Pythagore, la c.n-.se primordiale est créée d'elle-même CtVT0'Y€l>7]'i, elle est t/ti et fyn^, JQ 6V KClt llciV, et est représentée douée d'un incommensurablfi mouvement circulaire, perpétuel, dans l'infini des temps et l'espace. Une bulle apparaît dans le chaos, mélange d'eau et de poussière, œuf qui se grossit par l'action du temps et prend la forme sphérique du monde, qui se développe de plus en plus, œuf universel, sorti du souffle do l'esprit, qui est Pan, ou Plian. l'émané. Le Plianès, l'apparu, l'Eros générateur, prin-

Q. — Que savez-vous des voyages de Pythagore ?

R. — Pythagore, doué d'un esprit investigateur, n'avait pu se contenter de la science des gfecs demeurant aux bords du Pe'née. Il avait été' à Babylone où il avait conversé avec les mages (i) et il avait pu apprendre d'eux la position des planètes (2). Dans un voyage en Egypte, il avait été initié aux mystères par le prêtre Pérénitès, comme Orphée {■]), avant lui, l'avait été par Ethimon,

cipe mâle et femelle à la fois est le premier né qui entendre le feu. La terre se sépare de l'eau, la lumière des ténèbres; la voûte du ciel et les étoiles apparaissent, et Phanès crée le soleil, la lune et les planètes, astres qui sont habités par les esprits.

Dieu est ?in et giiaditiplc, il est à la fois créateur, conservateur et rédempteur ; son nom est quadiinitc T€TpCl<i, c'est YAmoun, le latent des Egyptiens. Comme c'est le plus grand des dieux, Pythagore le nomme Zeus, ou Jupiter. Zeus contient l'cthcr ou espace (espace ou monade pitre] principe actif et mâle par e.Kcellence qui embrasse et gouverne tout. Zeus est la première unité de la çuadriiiHé ; la seconde est la matière, principe passif ou femelle, état primordial infini, chaos; la troisième est le temps 'toujours jeune et trinité parcequ'il contient le passé, le présent et l'avenir); la quatrième enfin, est la nécessité du destin qui embrasse l'espace, la matière et le temps.

Les éléments universels se composent de monades, molécules primordiales, ou atomes, points géométriques imperceptibles. La source créatrice ne s'est jamais arrêtée, et ce qu'on nomme cons;'rvation n'est qu'une création perpétuelle du monde. V. Note Huxley.

Pythagore procédait régulièrement, avec méthode, raisonnant toujours sur les nombres, découvrant que le carré de l'hypothénuse est égal à la somme des carrés des deux autres cotés du triangle. 11 avait indiqué des distances entre la terre et le soleil, le soleil et la lune, et les huit planètes, nombre deux lois quaternaire, il avait divisé le zodiaque en quatre cercles correspondants aux quatre saisons, composant l'année égj-ptiennc de 365 jours 1/4.

(i; Les mages étaient les prêtres de Zoroastrc. Ils s'occupaient, en dehors de leur ministère, de médecine, de divination et d'astrologie.

'2) V. Charton, 7'nj'ai^cs anciens et modernes.

(3) On ne sait rien de précis sur l'existence d'Orphée, il aurait vécu finviron quinze siècles avant notre ère, en admettant que son nom ne .soit pas un mythe sous lequel on ait caché sa théogonie ou système de Dieu Mais

et on l'avait admis dans la partie secrète des temples (i) où se donnaient ces grandes représentations cosmologiques (2) consistant en certaines roues mystérieuses que Denys de Thrace (3) et, après lui. Clément d'Alexandrie (4), nous dépeignent comme toujours en mouvement, et que Plutarque (5)

Orphée n'est certainement qu'un mythe, comme Musée, qui réunit les muses ainsi que Panthée réunit les dieux. La doctrine d'Orphée place au sommet A'/vnos, le temps qui engendre Oetker et Chaos (V. plus haut la théorie de l'E cole sur la formation du globe) ; d'Œther et Chaos il se forme un immense œuf cosmique d'une éclatante blancheur qui contient toute l'essence du monde. II en sortit, par la suite des temps, le premier né des dieux, Phanès ou Métis, principe mâle et femelle qui engendre le cosmos ou le monde. C'était l'être panthéistique par excellence : les parties du monde formaient les membres de son corps, le ciel était sa tête, la terre était ses pieds, le soleil et la lune ses yeux, le lever et le coucher des corps célestes ses rayons ou cornes. Phanès engendre Nix, la Nuit, de laquelle il a des enfants, les Cyclopes et les Titans. La guerre éclate entre ces enfants et le temps donne naissance à Zeus qui, plus tard, se sacrifie lui-même pour renaître sous la forme de Dionysos. — V la note Pythagorc.

'i) Adyta Arcnnn.

'2) K.OCllO'i, l'ensemble de l'Univers, — cosmique qui appartient à l'en semble de l'L^nivers, — ^ rosnwlogiijnc, logos, j'écris, et cosmos, univers, science de l'univers. — cosmogonie, description hypothétique de la manière dont l'L'ni vers, ou un monde en particulier, a été formé.

'3; Denys de Thrace, grammairien grec qui loo av. J. accomp.it plusieurs voyages; ce fut le plus célèbre disciple d'Aristarque le grammairien, ce savant ou ingénieux critique des poètes de l'antiquité auquel on donna le titre de divin.

' 1) Clément d'Alexandrie, né en 250, mort 317. Il dirigea cette école d'Alexandrie dontia fondation est attribuée àSt-Marc et qui a eu tant d'influence sur le christianisme. Elevé dans le paganisme, il se convertit, et loin de rejeter la philosophie, il s'en empara et la fit servir autant qu'il put à amener les hommes vers la foi chrétienne. — V. L'exhoitnfion aux geiitils ; le pédagogue : les stomates.

(s) Plutarque, polygraphc grec, vécut dans le siècle qui précéda notre ère. En morale, il discute sur le feu et l'eau, la fortune et la vertu. Il se demandc- « .Si les Athéniens sont plus illustres par les lettres que par les armes ? » Pour une chose comme pour l'autre il accumule les preuves pour et contre et finalement il penche toujours à donner raison à la force, aux armes contre la vertu, i l'i'au contre le feu.

nous dit représenter « le circuit des mondes célestes » (i); plus tard Pythagore retrouva dans les temples de Bel toute cette cour sidérale tournante, figurée, comme nous le dit Philostrate (2), par des globes couleur de saphir supportant les images dorées de leurs dieux recteurs et respectifs. Chez les Perses, il avait pu voir, à Ecbatane, Firamense machine qui frappait de stupeur l'empereur Héraclius (3) et que Cédrénus (4) nous dit avoir été fabriquée par le roi Chosroës (5) pour représenter toutes les conversions des astres, avec les anges qui y président (6). A la suite de

En philosophie, son esprit toujours indtjcis flotte entre la conception du bien unique et les deux principes du bien et du mal,Ormuzd et Ahriman; ^ .Trait r i/'Isù et Osirisj.'Da.x\% son traité de la superstitionj-à semble préférer l'athéisme .1 la superstition, mais dans un autre traité sur la doctrine d'Epicii;e\\ préfère la superstition à l'athéisme.

C'est donc un esprit sans consistance par lui-même, mais il accumule tout ce qu'il sait et son savoir est immense. C'est pour cela que ses œuvres historiques ont plus de valeur que les autres et tout le monde a lu ses: vies des hovivirs illustres.

(i) Vezzam, phtralité des existences de l'âme.

(2) Philostrate, sophiste du II' siècle de 1ère chrétienne, surtout connu par sa vie d'Apollonius de Tyane et ses vies des sophistes.

(3) Héraclius, emp. d'Orient, né en 575, mort 641. Il fit une expédition contr. Chosroës, roi de Perse, et profita de ce que la mer appartenait aux romains pour faire transporter ses troupes en Cilicie où il ne craignait pas la cavalerii' persane, le pays étant montagneux. Il battit Chosroës, brûla Thélarnu's

Ourmiah) patrie de Zoroastre. Ce fut dans cette guerre qu'il se rencontra avee les mages. Il revint pour combattre l'invasion musulmane.

(4) Cédrénus, moine clironiqueur du Moyen- Age qui a fait un long tableau de l'histoire d'Orient et a compilé les faits qui étaient parvenus à sa connais sance.

(5) Chosroës, roi de Perse, qui ravagea la Syrie, en 6u, la Palestine, en O14. ^'Egypte et l'Asie mineure en 61O; son fils s'empara de lui et le fit mourir de laim pour terminer la guerre avec Héraclius.

(o) Thaïes de Milet et les phéniciens enseignaient à construire une sphère ou un gnomon

ses voyages, Pythagore avait admis sept dieux principaux (i), planètes ou recteurs, que Mercure Trisme'giste (2) et Jamblique (3) disaient associe's au Verbe pour contenir le monde dans leur sept orbites. C'e'tait là la grande doctrine d'Orphée, et Lucrèce dans son magnifique poëme de la nature des choses montra aussi l'infinité des mondes (4).

Q.. — Ainsi les prêtres et les initiés avaient, dans l'antiquité, des notions assez exactes du système planétaire?

(i) Le nombre des planètes les plus apparentes de notre S5-stême solaire, dont la huitième a été découverte récemment. Ces planètes sont : Mercure, Vénus, la Terre, !Mars, Jupiter, Saturne, Uranus (et Neptune). — Le verbe est le soleil. — Remarquons, encore quç Pythagore avait fi.xé à huit le nombre des planètes.

(2) Mercure Trismégiste. Hermès. D'après M. Egger, on attribue à Hermès Trismégiste ou Jlercure toute l'encyclopédie religieuse et scientifique conservée par les prêtres dans les temples, que les Egyptiens disaient monter à 35,525 livres d'enseignement sacré dont Jamblique déclare avoir vu 12,000. M. Egger, ne voit dans les quelques fragments du Pœmandrès et de VAsc/épùis qui nous restent de Mercure que des vestiges des polémiques religiûso-philosophiques du IV" siècle de notre ère.

(3) Jamblique, philosophe grec qui vécut dans le IIP siècle, adopta les doctrines de Platon et de Pythagore. C'est un des principaux fondateurs de l'éclectisme alexandrin. Il a beaucoup écrit, mais il nous reste peu de chose de lui, sauf son traité dei opinions de Pyfhagore, sur les Mysiéres, et un fragment d'un traité sur ràjiie (dans Stobée). Il avait avec Plotin et Porphyre recherché les origines de la Trinité chrétienne, et il avait été amené à dire qu'il n'y a qu'un principe unique et immobile ayant au-dessous de lui les causes premières, qui lui doivent leur puissance, et qui sont capables d'engendrer elles mêmes des êtres, tels que les êtres intelligibles, génies dont l'Univers est plein. On dirait qu'il est influencé par l'algèbre qui vient d'apparaître pour la première fois à Alexandrie. Pour lui, le premier principe est la monade, le deuxième la dryade, le troisième la Made. L'âme est indépendante, elle sent et elle veut, ses passions ti sa volouiê soni les conditions esseutirlles de son existence.

(4) Lucrèce, poëte romain, 99 ans av. J., déciarait qu'il fallait jugier « par l'aspect et la loi de la nature. »

R. — Oui, et l'absence du télescope ne permet d'attribuer ces découvertes qu'à la raison humaine.

Q. — A-t-on beaucoup de preuves de l'existence de ces connaissances?

R. — Oui. En dehors des auteurs que nous avons nommés, on trouve dans presque tous les écrivains de l'antiquité des passages dictés par une véritable intuition du système du monde (i), et les zodiaques gravés sur les monuments égyptiens attesteront dz leur granit à tous les âges la science du passé (2).

Q. — Ces cosmologies furent-elles donc ignorées dans les premiers temps du christianisme?

R. — Non, et ce fut pour détruire toute cette science contraire à leur foi que les chrétiens se ruèrent sur les monuments bâtis et écrits de la grande antiquité païenne.

Q. — Quelles preuves avez-vous des connaissances que les premiers chrétiens eurent de la science astronomique des anciens?

R. — Nous voyons que Lactance (3) se récrie

(i) On trouve dans le jP^iv/o»?? de Platon que la Terro « n'a bosnin ni (.l'air, ni d'aucun appui pour ne pas tomber, elle se maintient par son propre équilibre dans le ciel, qui l'environne Je toutes parts. » On pourrait citer mille autres exemples.

(2) Dupuis, dans son remarquable ouvrage de Xorif^ine des ciilfes, a démontré d'une manière irréfutable que les religions, particulièrement celles d'E gypte, et des figures de l'antiquité, comme celle d'Hercule, ne constituaient, en réalité, que des cosmogonies.

(,j) Lactance : « Hujus erroris origiutnem philosophiis fttisse giiod exi'sfi marini roiimdum esse mtindum. » Lactance vivait dans le IIP siècle de notre ère. lantôt il paraphrase les écrivains de l'antiquité (comme Cicéron de

contre cette « erreur dont on trouve le germe chez les philosophes » que la Terre soit ronde et gravite autour du Soleil. Les pères de l'Eglise déclarent que le nom de « donnée par Dieu » (i), accordé à la doctrine d'Orphée leur paraît digne de ce beau titre (2). Saint Augustin (3) condamne formellement la croyance aux antipodes comme incompatible avec les fondements de la foi chrétienne. Avant Pascal (4), le cardinal Nicolas de Cusa (5) écrivait : « Le monde

vaiura deorum dans de opificio Dei, de l'ouvrage de Dieu), tantôt il les coin bat avec violence, invoquant tour à tour la vengeance divine {de la mort des perséciitettrs; après que Constantin eut publié, à Milan, son édit de tolérance!, et le pardon quand l'Eglise est triomphante et assurée de sa force.

(1) SeoSoTov.

(2) V. le père Kircher, jésuite allemand, né en 1602, mort en 1680, qui s'occupa beaucoup de l'antiquité et des langues orientales.

(3) Saint-Augustin, évêque d'Hippone. Voici le portrait fidèle qu'en trace M. Villemain :

» De tous les pères de l'Église latine. Saint Augustin est celui qui porta le plus d'imagination dans la théologie, le plus d'éloquence et même de sensibilité dans la scolastique. Donnez-lui un autre siècle, placez le dans une meilleure civilisation, et jamais homme n'aura paru doué d'un génie plus vaste et plus facile. Métaphysique, histoire, antiquité, science et moeurs, Augustin avait tout embrassé. Il écrit sur la musique comme sur le iibre-arbître; il explique le phénomène intellectuel de la mémoire comme il raisonne sur la décadence de l'Empire romain. Son esprit subtil et vigoureux a souvent consumé dans des problèmes m}'stiques une force de sagacité qui suffirait aux plus sublimes conceptions.

» Son éloquence, entachée d'affectation et de barbarie, est souvent neuve et simple; sa morale austère déplaisait aux casuistes que Pascal a flétris (les jésuites): ses ouvrages, immense répertoire où puisait cette science théologique qui a tant agité l'Europe, sont la plus vive image de la société chrétienne à la fin du IV° siècle fiableatt de l'éloguence de la chaire au IV° sièclej. »

(4) Pascal, V. plus haut.

(5) « Machina tnuudi ; qiiosi habens -ttbiqne centrum, et nulHli circiimferenfani. » Le cardinal Nicolas de Cusa vivait un demi- siècle avant Galilée.

La même idée se retrouve dans Rabelais, si toutefois le cinquième livre de Pantagruel est de lui entièrement. En tout cas, ceci se trouve formulé avant

est une machine ayant son centre partout et sa circonfe'rence nulle part, » et il ajoutait : « La Terre ne'tant pas centre, ne peut être immobile » (i).

Q. — Le christianisme en détruisant la science antique et en s'implantant dans le monde constituat-il un épouvantable recul pour l'humanité?

R. — Certainement. Le christianisme détruisit tout ce que les âges passés avaient amassé pour mettre en la place la nuit et la barbarie du Moyen-Age, et il fit qu'il s'était écoulé vingt-un siècles depuis Pythagore quand apparurent Copernic (2) et Galilée h).

Pascal : « Allez, amis, en protection do cette sphère intellectuelle, de laquelle en tous lieux est le centre, et n'a en lieu aulenn sa circonférence que nous appelons Dieu. >>

(i) Anaxagore de Clazomènc, de l'école naturaliste d'Ionie, disait que les astres qui remplissaient le ciel n'étaient que des pierres, le Soleil une matière minérale incandescente et la Lune une terre.

Aristarquede Samosqui vivait 280 av. J., écri\it un livre sur les grandeurs et les distances du soleil et de la lune, le mouvement de la Terre, etc., dans lequel il déclare que la Terre est ronde, que le foyer de l'Univers EcTLO, est toujours en mouvement ; il mesure la distance de la lune au soleil et explique très nettement la cause des phases lunaires.

Archimède rapporte : qu'il réfutait cette opinion des astrologues de croire que le monde est tout petit et la Terre immobile. Il suppose que le soleil et les étoiles sont fixes par rapport à eux-mêmes et que la Terre tourne autour du Soleil dans la circonférence d'un cercle.

Plntarque dit que ce qu'Aristarquc enseignait comme une hypothèse fut établi dogmatiquement par Sélcucus.

— Il est bon de remarquer ici que,lors des commencements du christianisme, les traditions astronomiques étaient con.scrvées par Posidonius et quelques antres à Alexandrie, Rhodes et Pergame.

'2) Copernic, chanoine de l'église de Frauenbourg dans le diocèse d'ICrmel.md, demeura trente-trois ans dans la solitude, et fit paraître en 15.1^, son fameux ouvrage sur les routes parcourues par les corps célestes.

(3) Galilée ! On se demandera, sans doute, pourquoi tant de gloire autour de ces deux noms, Copernic et Galilée, après les exemples que nous avons

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