‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 117 sur 306 · PARTIE III. CELiPITRE II. 2i · texte numérisé non relu

PARTIE III. CELiPITRE II. 2i

raconter à leur mère ce qu'on vient de lire, que la mère, à ce récit, avait jeté des cris lamentables, et qu'elle avait ordonné à ses enfants de reporter l'argent qu'on leur avait donné, disant qu'elle préférait mourir de faim, que de conserver sa vie au prix de son cher fils. Le magistrat, pouvant à peine concevoir ce prodige de piété filiale, fit venir aussitôt le prisonnier, l'interrogea de nouveau sur ses prétendus vols, le menaça du plus cruel supplice ; mais le jeune homme, tout occupé de sa tenchesse pour sa mère, resta muet, a Ah ! c'en est trop, lui dit le magistrat, en se jetant à son cou ; enfant vertueux, votre conduite m'étonne. » Il va aussitôt faire son rapport à Fempereur, qui, charmé d'une affection si héroïque, voulut voir les trois frères ; il les combla de caresses, assigna au plus jeune une pension considérable et une moindre à chacun des deux autres [Histoire du Japon, Livre 13).

SKXTENCES ET COMP.^tAISONS.

a. Le premier devoir de la charité envers le prochain est d'honorer ses parents, de les dédommager des peines et des frais qu'ils ont supportés pour nous I lever, et de faire tout ce qui dépend de nous pour leur ' tre agréables et leur causer de la joie [S, Cyrïll, Catech. 7).

}). Apprenez et pensez combien vous êtes redevable à vos parents, que de privations votre mère n'a pas endurées à <tause de vous ? Que de veilles, de soucis et d'angoisses? Comptez les sueurs de votre père pour vous entretenir, les pas qu'il a faits, les soins que vous lui avez causés, les privations cpi'il s'est imposées par amour pour vous (aS'. Amhros, 1. 8. in Lu<', c. 3) 1

^4-6 CATÉCHIS>rE HISTORIQUE.

c. Ne pas aimer ses parents, c'est méchanceté ; le? onblitT, ou rougir d'eux, c'est démence! {Seneca de benef. 1. 3).

d. L'amour des parents est le principe de tout bien, le germe de toutes les nobles qualités (Cicero pro Plan.).

e. Rien n'est plus honorable pour des enfants que de respecter leurs parents, car l'honneur rendu aux' parents ^st le plus grand titre d'honneur des enfants {Euripid. in Herc).

/. Saint Ambroise écrit {lib. 5 Hexaem. c. 16) : (( Mentionnons le dévouement filial des cigognes. Lorsque la cigogne succombe de faiblesse, que, vu, son grand âge, ses membres sont dépouillés de plumes, et que ses ailes n'ont plus la force de fendre l'air, les jeunes cigognes l'entourent et la réchauffent de leurs plumes. Elles lui apportent aussi de la nourriture, la lèvent et la mettent coucher. — Ces oiseaux ne rougissent pas de nourrir et de soigner leur vieux père, comme on voit un grand nombre d'hommes. Les oiseaux ne sont pas liés par des lois écrites sur des tables de pierre; leur loi, ils l'apportent en naissant. S'ils se réunissent pour veiller à la conservation et à l'entretien de leurs parents, ce n'est pas qu'ils y soient forcés par une loi, ils ne font que suivre l'impulsion d'une reconnaissance toute naturelle. »

g. Plutarque écrit dans son traité sur l'instinct des animaux {De solertia animal.), que les jeunes lions partagent avec leurs vieux parents la proie qu'ils ont faite, lorsque l'infirmité de leur âge ne leur permet plus d'aller à la chasse. — Et Pline, ce grand naturaliste de l'antiquité; dit également au sujet de croqiic-noix

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