‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 126 sur 306 · PARTIE III. CHAnirtE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAnirtE II

d'un grand amour fraternel ; ils se secouraient mutuellement dans leurs dangers; et, réunissant leurs efïorts, ils s'efforçaient, autant qu'il était en eux, d'accomplir la loi du Seigneur. Quelle admirable concorde que celle des fils de Mathathias, s'encourageant les uns les autres à défendre la religion et la liberté de leiu* peuple contre les attaques de ses ennemis î — Et l'exemple des sept frères Machabées qui, unis entre eux par les liens d'une étroite amitié , s'exhortaient mutuellement à souffrir courageusement le martyre, cet exemple n'est-il pas pour les enfants de famille une éloquente leçon ? — Lorsque André eut reconnu que c'était Jésus qui parlait et qu'il vit qu'il était le Messie, il se hâta d'aller retrouver son frère Simon et de s'écrier au comble de la joie : Nous avons trouvé le Messie! Puis il le conduisit auprès de Jésus {Jeaii, 4, 4:2). Oh! plût à Dieu, qu'aujourd'hui encore, les enfants qui, dans leur première jeunesse (sur les bancs de l'école), ont appris à connaître Jésus, conduisissent, par leurs exemples et leurs paroles, leurs frères et sœurs à Jésus qui a toujours été le meilleur ami des enfants, pour qu'il en fit, lui aussi, ses écoliers et ses écolières ! De tels enfanto seraient vraiment les anges protecteurs de leurs frères et sœurs. — Qu'il est beau le dévouement des deux sœurs Marthe et Marie pour leur frère Lazare ! Comme elles se hâtèrent d'aUer prier Jésus de Tarracher des bras de la mort ! Avec quelle tendresse et quelle sollicitude ne durent-elles pas le soigner pendant sa maladie, puisqu'elles le regrettèrent tant lorsqu'il fut mort I Les paroles plaintives que Marthe fit entendre expriment parfaitement la confiance et l'espoir que nourrissait son amoui* : a Seigneur, s'ccria-t-elle, si vous aviez

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rt(> ici, mon frère ne serait point mort. )> — Quelles furent abondantes les larmes qu'elle répandit, bien que depuis quatre jours déjà, son frère reposât dans le tombeau î ses larmes furent si touchantes , que le Sauveiur lui-même fut ému de compassion et pleura avec elle!

h. Saint Charles Borromée et sa sœur étaient vraiment des enfants dignes d'intérêt. Tous deux s'aimaient tendrement; depuis l'âge le plus tendre, ils se sentirent entraînés vers la piété et rivalisèrent entre eux afin de devenir de plus en plus agréables à Dieu. Combien est belle et louable entre frères et sœurs une telle émulation ! Plût à Dieu que de semblables exemples se présentassent souvent ! De tels enfants feraient de la maison de leurs parents un véritable paradis, et formeraient une famille qu'on pourrait appeler à juste titre la famille des anges!

c. Sainte Thérèse se distinguait surtout par son amour envers ses frères et sœurs. Elle les chérissait tous cordialement, et eux, de leur côté, l'affectionnaient comme elle le méritait. Mais elle nourrissait une affection toute spéciale pour l'un de ses frères, qui était à peu près de son âge et avec lequel elle se livrait à certaines pratiques de dévotion particulières. Ils lisaient ensemble la vie des saints et s'exhortaient mutuellement à les imiter. Avec quel regard de joie et de satisfaction leur ange gardien ne devait-il- pas les contempler, et avec quel zèle ne dut-il pas implorer du Tout-Puissant la conseï^ vation de leur innocence !

d. Le bienheureux saint Bernard d'Ofïîda était un enfant docile et obéissant. Lorsque l'un de ses frères ne voulait pas obéir à ses parents, il s'écriait, animé d'une sainfe ardeur : a Je veux faire oe que mon frère refuse

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