‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 145 sur 306 · Devoirs des sujetfa · texte numérisé non relu

Devoirs des sujetfa

a. Chrétiens! honorez vos princes,

aa. Exemples Uhliques. — Du temps que le peuple d'Israël était gouverné par des rois, il les entoura toujours de respect et de vénération. — Lorsque David trouva endormi le roi Saul qui avait voulu lui ôter la vie, et que Abisaï voulait le tuer, David lui dit : « Ne lui faites point de mal, car quel est celui qui mettant la maiu sur Toint du Seigneur peut être assuré qu'il n'en sera point puni ? » Pendant la révolte d'Absalon contre David, plusieurs de ses serviteurs lui conservèrent un attachement et une fidélité inviolable. Ethaï, qui était entré au service de David la veille du jour où David s'enfuit de la présence d'Absalon, et que David lui-même voulut précautionner contre le danger qui le menaçait, Ethaï lui fit cette belle réponse : « En quelque état que vous soyez, mon seigneur et mon roi, votre serviteur y sera, soit à la mort, soit à la vie. » — Pendant la fuite du roi qui manquait de tout, Berzellai lui fournit abondamment à lui et aux siens de tout ce dont ils avaient besoin. — Ce noble combattant qui vit Absalon suspendu à un arbre et à qui le général Joab dit qu'il lui auiait donné dix sicles d'argent, s'il lui avait passé son

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épée au travers du corps, lui répondit : .- Quand vous me donneriez présentement dix mille pièce» d'argent, je me garderais bien de porter la main sur la personne du fils du roi; car nous avons tous entendu l'ordre que le roi vous a donné, à vous, à Abisaï et à Ethaï, lorsqu'il vous a dit : « Conservez-moi mon fils Absalon. » — Comme tous les hommes probes et craignant Dieu, l'oncle d'Esther, Mardochée, se montra toujours fidèle au roi Assuérus, bien qu'il se trouvât dans son royaume en qualité de prisonnier. Il dénonça la conjuration de deux serviteurs qui reçurent la peine qu'ils avaient méritée. Si, sous le gouvernement de ses rois, le peuple d'Israël fit toujours preuve d'une grande fidélité, il agit encore de même lorsqu'il fut tombé sous la domination des souverains de Rome. — Marie et Joseph, vivant à Nazareth, qui était le lieu de leur naissance, furent toujours soumis aux lois de l'empire. Malgré les difficultés du voyage, ils se rendirent à Bethléem, pour s'y faire inscrire, conformément aux lois alors en vigueur. — Le Fils de Dieu nous donne lui-même cet avertissement : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, d {Matth. 22). — Jésus avait voulu faire entendre que toute puissance vient de Dieu, lorsque, s'adressant à Pilate, il lui dit : a Vous n'auriez aucun pouvoir sur moi, s'il ne vous avait été accordé d'en haut. » — Les apôtres s'efforcèrent constamment d'inspirer aux chrétiens im grand respect et une profonde vénération pour les princes et ceux qui tiennent leur place. Saint Pierre écrit à ce sujet (1. Petr. 2, 13.etc.;: a Soyez soumis pour l'cuuour de Dieu à tout hommequi a autorité sur vous, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa

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