‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 146 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE H

part pour punir ceux lui font mal et pour traiter favorablement ceux qui font bien. Rendez à tous Thonneur qui leur est dii : aimez vos frères : craignez Dieu : honorez le roi. » Saint Paul écrit de mèmedans ses éjjîtres {Rom. 43, 1. etc.) : « Que tout le monde se soumette aux puissances supérieures ; car il n'y a point de puissance qui ne vienne de Dieu, et c'est lui qui a établi toutes celles qui existent. Celui donc qui résiste aux puissances résiste à Tordre de Dieu, et ceux qui y résistent, attirent sur eux une juste condamnation. — Les princes ne sont pas à craindre lorsqu'on ne fait que de bonnes actions, mais seulement quand on en fait de mauvaises. Voulez-vous donc ne point craindi^e les puissances, faites bien et elles vous en loueront; carie prince est le ministre de Dieu pour votre avantage. Si, au contraire, vous faites le mal, vous avez raison de craindre, parce que ce n'est pas en vain qu'il porte Tépée, car il est aussi en cela le ministre de Dieu, et qu'il exécute sa vengeance sur celui qui fait de mauvaises actions. Il est donc indispensable pour vous de vous y soumettre, non-seulement par crainte, mais encore par devoir de conscience. C'est aussi pour cette même raison que vous payez le tribut, parce qu'ils som les ministres de Dieu, toujours appliqués aux fonctions de leur ministère. Rendez donc à chacun ce qui lui esi dû, le tribut à qui vous devez le tribut, les impôts à qui vous devez les impôts ; la crainte à qui vous devez la crainte; l'honneur à qui vous devez l'honneur. » — Le même apôtre écrit à Timothée (1. Tbn. 2, 1.) : «Je vous conjure, avant toutes choses, que l'on fasse des supplications, des prières, des demandes et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et pour

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tous ceux qui sout élevés en dignité, afin que (sous leur autorité) nous menions une vie paisible et tranquille dans toute sorte de piété et d'honnêteté. »

Ih. Imitant l'exemple des Apôtres , leurs disciples s'efforçaient aussi d'inspirer aux chrétiens des sentiments de respect et d'estime pour l'autorité. Saint Ignace, l'un des disciples de saint Jean, écrivait {eyist, ad Smyrn.): «Il est de votre devoir d'honorer l'empereur; que personne ne s'élève au-dessus de lui, que nul ne se croie son égal. »

ce, TertuUien, dans son Apologie des chrétiens qu'il envoya au sénat romain, écrit entre autres choses : Je puis dire avec raison que l'empereur nous appartient plus à nous (chrétiens) qu'à vous autres (païens), puisqu'il a été établi par notre Dieu. — Plus loin, cet éloquent apologiste démontre que les chrétiens rendent plus d'honneur à l'empereur que les païens ; que pour les chrétiens c'est un devoir de conscience de respecter les empereurs et de leur obéir. Eux qui s'abstiennent non-seulement de toute action, mais encore de toute pensée mauvaise envers leurs semblables, à combien plus forte raison en agissent-ils ainsi vis-à-vis de l'empereur élevé par Dieu à cette suprême dignité. — Il dit expressément ces paroles : Les jugements portés par l'empereur, nous les regardons comme s'ils avaient été prononcés par Dieu lui-même, lui qui a établi les monarques pour être les souverains des nations {TertulL Aj)olog. G. 32.).

dd. Théophile, patriarche d'Alexandrie, disait : J'adore le vrai Dieu qui a établi sur nous l'empereur afin que nous l'honorions comiiK! il coiiviiMit ; j'adresse donc ces paroles à chacun en particulier : a Honorez le roi

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