‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 151 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE II

leur sœur Dina {Gen, 34). — Le roi d'Egypte et ses conseillers péchèrent contre le cinquième commandement lorsqu'ils ordonnèrent qu'on noyât, dès leur naissance, tous les enfants d'Israël. Aussi périrent-ils tous du même genre de mort, au milieu des flots de la mer Rouge. — Le cruel Abimelech fit assassiner ses soixante-dix frères, afin de parvenir au gouvernement, mais aussi- il mourut de mort violente en recevant un coup de pierre {Juges, 9). — David lui-même fut aussi coupable de la mort d'Urie. — Jézabel, cette femme sanguinaire, persuada son époux Achab d'accuser l'innocent Naboth et de le faire condamner à mort afin de pouvoir entrer en possession de sa vigne, mais tous deux ne tardèrent pas à subir une mort malheureuse (3. RoiSy 21, 22). — De combien de meurtres Hérode ne se rendit-il pas coupable, en sévissant non-seulement contre les enfants nouveaux-nés, mais encore contre sa propre famille. Son fils, qui portait le même nom que lui, et décapiter saint Jean-Baptiste. — Les Juifs altérés du sang de Jésus- Christ, firent descendre sur eux la colère divine en s'écriant: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants (1 ) ! — Mais nous savons aussi quel dur châtiment ils eurent à subir, en assistant eux-mêmes au désolant spectacle de la ruine de Jérusalem ! L'Ecriture sainte, dans le but de nous inspirer une juste horreur du suicide, nous met devant les yeux l'exemple de l'infortuné Satil, qui, après être resté longtemps éloigné de Dieu, mit fin à ses jours en se perçant de sa propre éjjée (1. R(jis, 31). — Elle nous représente Achitophel qui, voyant qu'Absalon n'avait pas voulu suivie le coa-

(1) Voyez le premier volume, P'^^SC ^^7.

seil qu'il lui avait donné de se défaire de David, s'en retourna chez lui en toute hâte , et, après avoir tout disposé daps sa maison, se pendit de colère et de dépit (2. Rois, 17). — Elle nous montre encore Fexemple de Judas, dont tout le inonde connaît la triste histoire {Matth. 27).

b. L'empereur Maximien , qui avait fait assassiner son prédécesseur, fut tué ainsi que son fils par les préteurs révoltés contre lui. Leurs tètes furent transportées à Rome et leurs cadavres jetés en pâture aux chiens et aux oiseaux. — Telle fut la récompense sanguinaire d'une action sanguinaire.

c. Linva II, roi des Ostrogoths, en Espagne, fut saisi en GOI, par Viterich, l'un des hommes les plus illustres de la nation, qui, après l'avoir horriblement mutilé, le fit mourir. Après ce meurtre, Viterich se mit lui-même en possession du trône royal. Il régna pendant sept ans ; cependant le sang qu'il avait versé ne cessa de crier vengeance au ciel. — Une conspiration se forma, et il mourut assassiné.

d. L'empereur Michel III était doué d'un caractère si féroce que, dans sa folie atroce, il coupait à l'un les oreilles, à l'autre le nez, au troisième la tète. Il alla même jusqu'à attenter à la vie de Basile qui régnait avec lui. Toutefois, la mesure de ses crimes ire tarda pas à être comblée ; ses forfaits furent punis par un châtiment semblable à ceux qu'il avait commis. Il fut assassiné en 8^(57, au moment d'une ivresse {Ber. Berc, Hist. de l'Egl. tom. 9).

e. Passion du meurtre. — Il est des hommes qui sont tellement dégradés que c'est pour eux , en (juelquo sorte, une jouissance que de tuer leurs semblables ;

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