‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 152 sur 306 · TARTIE III. CHAPITRE II. 3 M · texte numérisé non relu

TARTIE III. CHAPITRE II. 3 M

aiusi, par exemple, c'était pour le frère de Boiirbon- Condéj le comte de Charolois , une volupté sans égale que de pouvoir abattre des hommes sur les toits des maisons, afin d'avoir le plaisir de les voir dégringoler et se fracasser les membres en tombant {D'après Lacretelle, Hist. de France).

Un Hollandais, qui jouait du violon dans des fêtes populaires, éprouvait un si grand plaisir à commettre des meurtres, qu'il en commit jusqu'à trente-quatre, non point, comme on pourrait le croire, par désir de se venger, ou dans le dessein de se livrer à quelque vol, mais uniquement, comme lui-même l'affirmait, parce qu'il éprouvait à cela une indicible satisidction {Nach Serrurier bei Galï).

Une dame hongroise d'une naissance illustre , mais qui était un monstre de barbarie et de férocité, se servit d'abord du sang humain comme d'un préservatif de sa beauté, en se faisant préparer des bains avec du sang de jeunes personnes. Cette habitude de répandre ainsi le sang de ses semblables devint pour elle une passion si violente, que, dans l'espace de quelques années seulement, elle fit mourir jusqu'à 650 filles qu'elle attirait dans son château par l'espoir d'un riche salaire. Le meurtre avait lieu au milieu des plus atroces tourments. Cette femme tyrannique y mettait elle-même la main et repaissait ses yeux des convulsions de ces malheureuses créatures. — Mais elle ne tarda pas à recevoir la peine que méritaient des crimes aussi inhumains ( Wagner' s Beitraege zur Anthropologie. 33, 11. 2, 68).

f. La nature se révolte à la lecture du meurtre commis avec le sang-froid le plus horrible par un père sur sa femme et ses sept enfants. Tombé entre les mains de la

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justice^ il fît lui-même la déposition que voici :. a D'abord j'assassinai les trois enfants issus de mon premier mariage, je le fis alors que je jouissais de toutes les facultés de ma raison, sans y avoir été excité par la colère ni par aucun autre motif. Puis vint le tour de ma femme ; je la détestais parce qu'elle était avare et querelleuse. — Je me mariai de rechef, et de ce mariage naquirent quatre enfants. — Dire pourquoi je les ai empoisonnés, c'est ce qui me serait impossible, n'ayant eu aucun motif de le faire. Chaque fois qu'im enfant me naissait, j'éprouvais une véritable satisfaction, mais cette satisfaction momentanée s'éteignait bientôt, Ccir je les empoisonnais tous les uns après les autres. En exécutant tous ces meurtres, je ne ressentais pas le moindre regret; aussi, je n'eus jamais la pensée de m'en confesser. Bref, la chose ne me paraissait pas plus importante que si j'avais tué une mouche. Ce ne fut que quand ou emporta le cadavre du dernier que ma conscience se réveilla ; dès lors, je n'eus plus ni repos, ni tranquillité, et je suis presque content d'être tombé entre les mains de la justice. J'ai aussi donné du poison à ma dernière femme, mais les effets n'ent ont pas été mortels » {Pfister's merlivicrd. Criminalfaelle).

g. Il y a quelque chose qui fait frissonner dans le récit qu'on va lire ; c'est le suicidé lui-même qui rend compte de l'expérience du charbon que ce malheureux a voulu faire sur sa propre personne... o J'allume mes fourucaux, je place sur ma table ma lampe et ma chandelle ainsi que ma montre, et je commence aussitôt la cérémonie. — 11 e^t dix heures dix. Les charbons s'allument difficilement; j'ai cependant mis sur chacun d(^s deux louiucaux un tuyau qui doit aider l'actiou du

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