‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 171 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE II. 3o · texte numérisé non relu

PARTIE m. CHAPITRE II. 3o

convoitises sont contraires à la natiuT. » {Senec. ad Helv. n. 123).

d. « Vous n^avez pas reçu un estomac pour rétendre et le développer. Vous devez le gouverner en maître prudent et ne pas être son esclave. Une mer dont les flots se débordent ne cause pas tant de dommacres qu'un estomac insatiable. » {S. Chrysost. hom. 13. ad Philip.).

e. Comme on demandait à Castracius-Castracanus quand il était le plus avantageux pour la santé de manger, il répondit : « Le riche doit manger quand il a fain et le pau\Te quand il peut. »

/. Un sage médecin disait un jour que le meilleur moyen de conserver la santé était celui que Dieu enseigna lui-même à Adam lorsqu'il lui adressa ces paroles : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton fi'ont. »

g. Nous devons faire le même cas de notre corps que le boiteux fait de sa béquille. De même que ce dernier di'sire sans cesse pouvoir s'en débarrasser, et l'épargne néanmoins de peiu" qu'elle ne se rompe, parce qu'il en a besoin ; de même nous devons travailler constamment à la conservation de notre corps, parce qu'il est l'instrument de notre âme, bien qu'il ne nous soit pas défendu de répéter avec saint Paul : « Je désire être dégagé des hens de mon corps et vivre avec Jésus-Christ. » (AdPilipp. 1,23).

h. L'aide veille sur son œuf avec le plus grand soin, non point à cause de l'œuf, mais à cause du petit qui s'y trouve renfermé. Une fois sorti de Tœiif, il ne s'occnpe [lins de la coquille. Semblables sont les soins que nous devons à notre corps ^ ces soins^ nous devons les

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lui rendre, non point à cause de lui, mais à cause de notre âme, cette partie immortelle de nous-mèuic, dont le corps n'est, si je puis ainsi dire, que la coque. Quand, un jour, semblable à l'aigle qui, prenant son essor, dirige son vol vers le soleil, notre âme, s'élevant sur les ailes de la Toute-Puissance, aura pris son vol vers le sein de la gloire éternelle, alors il nous «cr^ permis d'abandonner notre corps à la dissolution

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