II
G CATÉOÎIISME niSTORIQUE.
Suzanne aima mioux être condainnôc à monrir innocente que de transgresser les ordres du Seigneur {Dan., 43.).
Job, après avoir perdu des biens qu'il estimait beaucoup, ne cessa pas néanmoins d'aimer le Seigneiu*. Au milieu de son dcnùment, il s'écriait: a Loué soit le nom du Seigneur » {Job, \, 29.).
Le vieillard Eléazar souffrit, par amour pour Dieu, le plus douloureux martyre. Il voulut continuer à le servir jusqu'à la fin de ses jours, d'une manière irréprochable, afin d'éloigner de sa personne jusqu'à l'apparence d'une mauvaise action (2, Mach., 6.).
Nous trouvons encore un exemple admirable d'amour de Dieu dans le sublime dévouement des sept frères Macliabées et de leur mère. Tous, jusqu'au dernier, moururent de la mort la plus cruelle.
La conduite des apôtres qui, après avoir reçu le Saint-Esprit, se réjouissaient d'être traînés devant les tribunaux et battus de verges, nous est, entre tant d'autres, une preuve de l'amour ardent dont ils étaient enflammés {Act., 5.).
Le zèle de saint Paul pour la conversion des infidèles, sa vie et ses Epitres sont autant de témoignages de sa brûlante charité, lui qui, cependant, avait été l'un des adversaires les plus acharnés du christianisme. « Qui pourra jamais, écrit-il {Rom., 8.), nous séparer de l'amour de Jésus-Christ. Sera-ce l'affliction, les angoisses, la faim, la persécution, la nudité, les périls, le fer ou la violence ? Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni lesjprincipautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les futures, ni la violence, ni tout ce qu'il y a de plus haut ou de plus profond, ni