NEUVIÈME ET DIXIÈME COMMANDEMENTS
Qu'il faut combattre et réprimer les mauvaises pensées et les mauvais désirs.
Nous suivons la marche adoptée par le catéchisme en réunissant les deux derniers commandements, qui ont tous deux pour objet les péchés que l'on peut commettre par les mauvais désirs. — Dieu a établi ces deux commandements, dit expressément le catéchisme, parce qu'il est nécessaire, si Ton veut travailler sérieusement à détruire le péché, de l'attaquer à la racine, c'est-à-dire d'arracher du cœur les pensées criminelles et les coupables désirs. — « Les désirs, dit saint Paul (1. Ti7n., 5, 10), sont la racine de tous les maux, et quelques-uns en étant possédés, se sont égarés dans la foi et se sont embarrassés dans une infinité de peines et d'afflictions » ; paroles sur lesquelles i^i^ spirituel orateur fait la remarque suivante : a Les mauvais désirs sont la mère de l'infraction, la maîtresse dans l'art de nuire, la patronne de l'injustice, le conducteur de la méchanceté, la cause de la ruine de toutes les vertus, les sources de l'insubordination, le sentine des scandales. » Saint Ambroise (1. 4 in LuCy c. 4) les appelle avec raison : a Les entremetteuses des vices. »
a. Le prophète Jérémic écrit (9, 21) : « La mort est montée par nos fenêtres et est entrée dans nos maisons. » Sur ce passage, bien que faisant allusion à la peste, saint Grégoire fait la remarque suivante : La mort de Tànie monte aussi par les fenêtres, c'est-à-dire par les yeux, cai* celui qui ne veille jias siu* eux voit