PARTIE V^. CHAPITRE III
nité, est-il dit, il ne paraîtra point de levain dans toute rétendue du pays. Pendant les sept jom^s de la solennité, vous immolerez la Pàque au Seigneur, votre Dieu, en lui sacrifiant des brebis et des bœufs, dans le lieu que le Seigneur aura choisi pour y établir son nom. Vous ne pourrez pas immoler la Pàque indifféremment dans toutes les villes que le Seigneur, votre Dieu, doit vous donner, mais seiûement dans le lieu qu'il aura choisi pour y établir son nom ; et vous iuimolerez la Pàque, le soir au soleil couchant, qni est le temps où vous êtes sortis d'Egypte. » Le prêtre devait arroser le pied de Tautel avec le sang de Tagneau. S'il n'y avait point dans la maison assez de personnes pour pouvoir le manger, il fallait en prendre chez sou voisin. Il fallait être dix et ne pas dépasser le nombre vingt. De plus, il n'était permis de célébrer la fête de Pàque qu'à l'endroit où se trouvait le Tabernacle et où, plus tard, devait être construit le Temple. Ainsi, il n'était pas permis à ceux qui ne pouvaient aller à Jérusalem de manger chez eux l'agneau pascal. Ceux qui arrivaient à Jérusalem de contrées éloignées étaient invités à manger à la table de leurs connaissances, ou bien ils se rémiissaient pour acheter un agneau et le pain nécessaire, et mangeaient dans une maison qu'on leur prêtait ou qu'ils louaient eux-mêmes.
b. Sept semaines ou cinquante jours après la Pàque, on célébrait la fête des semaines ou la Pentecôte , en mémoire du jour où le Seigneur publia sa loi sur le mont Sinai, au milieu des foudres et des éclairs. Cette fête s'appelait aussi « fête de la moisson, » parce qu'on remerciait le Seigneur pour la moisson qui se ten;iinait sept jouis adirés Pâques. Le jour de cotte solen-
iriO CATÉCHISME HISTORIQUE.
nité , on offrait à Dieu les prémices des fruits , au nom de tonte la nation. — A la première Pentecôte des Hébreux, Dieu descendit sur le mont Sinaï, au milieu des tonnerres et des éclairs ; à la première Pentecôte des Chrétiens, le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres, au milieu du fracas d'un vent violent. A la Pentecôte israélitique, on offrait à Dieu les prémices des fruits ; à la première Pentecôte chrétienne, les prémices des fidèles de la nouvelle alliance sont récoltées par Pierre, chef visible de TEglise : d'un seul coup, trois mille, cinq mille fruits de sa parole, ou plutôt, de TEsprit-Saint qui ranime {L'auteur et Rohrhach. Hist. univ. de TEgl., tom. i).
c. La troisième grande fête était la fête des Tdbernor des ou des Feuillages. On l'appelait ainsi, parce que, d'après l'ordre même de Dieu , on la célébrait dans les tentes ornées de rameaux verts. Elle durait sept jours, comme la Pàque, et était instituée en mémoire du voyage dans le désert où Israël avait habité sous des tentes. Le huitième jour était un jour sacré et jour de repos ; comme au premier jour, toute œuvre servile devait cesser, a Et au premier jour, dit le Seigneur par Moïse , vous prendrez les fruits des plus beaux arbres, et des branches de palmier, et des rameaux d'un épais feuillage, et des saules du torrent, et vous vous réjouirez en la présence de l'Eternel, votre Dieu » {Lev. 23, 40). A ces trois grandes fêtes, tout mâle en Israël devait paraître en la présence du Seigneur. Cette réunion, qui avait lieu une fois par an, devant le tabernacle du Très-Haut , et plus tard dans son Temple à Jérusalem, était bien propre à fomenter dans les cœurs amour de la religion et de la patrie , car quelle im-