PARTIE TH. CHAPITRE HT
pression ne devait pas faire sur l'Israélite la viie de plusieurs millions d'hommes se rendant de tonte part à la maison de Dieu , y chantant ses miséricordes et se rappelant par quels prodiges il les délivra jadis de la servitude d'Egypte, avec quelle majesté terrible il' leur donna sa loi sainte, avec quelle providence paternelle il les conduisit pendant quarante ans dans le désert. Joignez-y la pompe du culte, la présence du chef de la religion, du grand prêtre, les festins auxquels participaient la veuve, Torphelin, le pauvre, l'étranger ; non, rien n'était plus capable d'élever l'àme et de la remplir d'un saint enthousiasme. Aussi le Psalmiste chante-t-il : a Je me suis réjoui quand on m'annonça que nous irions dans la maison de l'Eternel. Là montaient les tribus, les tribus de Jéhova, pour louer son nom » [Ps. 121, 1 et 4). Et, lorsque les Israélites, assis sur la rive des fleuves de Babylone, suspendaient en pleurant leurs harpes aux rameaux des saules et que les vainqueurs leur disaient avec dédain : « Chantez-nous un cantique de Sion. » — Comment, s'écriaient-ils, comment chanterons-nous les cantiques de l'Eternel dans une teire étrangère ! Si je t'oublie, ô Jérusalem , que ma droite s'oublie ! Que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse de me souvenir de toi, ô Jérusalem, si tu n'es pas toujours au commencement de toutes mes joies » {Ibid. 136).
d. Une autre fête était celle des Trompettes. C'était le nouvel an des Juifs, attendu que leur aimée civile commençait avec la nonvelle lune du septième mois (Tisri, qui est notre mois rie septembre). Ce jour était annoncé au son des trompettes, d'où est venu le nom de cette fête. Elle fut établie par Dieu, comme nous le voyons dans le Lévitiquc, chap. 23, vers. 24. — L'écriture no
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nous donne aucun renseignement sur le but de son institution. Plusieurs docteurs juifs prétendent qu'elle est une fête commémorative de la création ; le Talmud assure même que le monde a été créé dans le mois de tisri. — D'autres savants juifs prétendent, au contraire, que la fête des Trompettes fut instituée dans le but de préparer les Israélites à la fête de l'Expiation solennelle qui se célébrait buit jours après. Voici, au témoignage d'un rabbin , les paroles que l'on proclamait le matin ie cette fête : « Réveillez-vous, réveillez-vous de votre sommeil ! Sortez de votre torpeur, vous qui passez vos jours dans la vanité, car mortel est le sommeil auquel vous vous livrez. Réfléchissez sérieusement en vousmême , quel est celui devant lecpiel vous allez comparaître pour lui rendre compte de vos actions ! » Avertissement très-salutaire, surtout au renouvellement de l'année {Nach S tôlier g' s Scriflletracht. Ch. 2, S. 70).
e. Une autre fête , établie plus tard, ce fut la fête dite « lez jours de Phurim ou jours des Sorts » que les Juifs célébraient pour avoir échappé aux mains d'Aman qui avait médité leur ruine. Cette fête était ainsi appelée, parce qu'Aman avait jeté le sort ^owt savoir quand on exterminerait les Juifs. En ce jour-là, les Juifs allaient assister dans leurs synagogues à la lecture du livre d'Esther, et chaque fois qu'ils entendaient prononcer le nom CCAman, ils battaient des mains, frajvpaient du poing ou avec un marteau sur leurs sièges et tous s'écriaient ; Que son no ni soit anéanti! Quelquesuns élevaient des croix sur les toits de leurs maisons , parce que Aman fut lui-même cloué siu? celle qu'il avait debtiuêe à iMordochée (Jaàu, Arcîm^olog .)•