PARTIE III. CnAriTHE II
moyen de les ramener dans la voie du salut. L'empereur mitigea ses mesures de répression^ et aucun Pauliciennefut plus exécuté {Stolh. R. G. B. 25).
dd. A Tépoque du massacre de Paris, la Saint-Barthélémy, Jean Hennuyer, évèque de Lisieux, recevait les huguenots dans son palais et les protégeait en disant : « Je suis im bon pasteur, je ne laisse pas périr mes brebis. A la vérité elles se sont fourvoyées, mais je ne doute nullement de pouvoir les ramener un jour par des exhortations et des moyens de douceur au bercail de Jésus-Christ. Je ne vois pas dans l'Evangile que le pasteur puisse permettre que l'on répande le sang de ses brebis, j'y trouve, au contraire, qu'il est obligé de donner lui-même sa vie pour elles. » Les huguenots furent tellement touchés de la grandeur d'âme de cet évèque, que presque tous embrassèrent la religion catholique {Fleury. Hist. eccl. tom. 35).
ee. Non loin de Verdun, un prêtre qui habitait dans unft maison un peu retirée, rencontra une famille juive qui voyageait. Elle se composait du mari, de la femme et de deux enfants. Ils étaient presque gelés de froid. Sans réfléchir longtemps, cet ecclésiastique les recueillit dans sa maison, leur offrit de la nourriture et les réchauffa. Cependant la femme tomba malade, et ainsi il leur fallut renoncer au projet de continuer leur route. Le prêtre les retint pendant trois semaines, leur prodiguant tous les soins dont il était capable. A leur départ, il leur remit une certaine somme pour subvenir aux frais de leur voyage. Cette famille arrivée à Metz, ayant raconté aux juifs de cette ville les bienfaits dont elle avait été comblée par un prêtre catholique, il fut résolu entre eux qu'aussi longtemps qu'il vivrait ou le fourni-
rait de sucre et de café ; de plus, on lui envoya une superbe montre en or, sur laquelle se trouvait gravée la touchante histoire que nous venons de rapporter (Ilaîinov. Exempelb. 3 hcft. S. 23).
f. En 1784, Georges Hartung, habitant de Berka, sauva la vie à un pauvre juif qui allait succomber de froid au milieu des neiges. Un chrétien de nom, au cœur dur et insensible, lui adressa ce reproche : « Que voulez-vous donc faire de ce juif ! » Sur quoi cet homme miséricordieux lui répondit: « Qu'il soit juif ou païen, il est cependant toujours notre frère. » {Le même).
gg. Le pape Pie IX, l'un des amis les plus dévoués de l'humanité malheureuse, au moment où il sortait de Rome pendant l'été de 1847, vit un pauvre vieillard, étendu sans connaissance dans une des rues de la ville. Il fit aussitôt arrêter la voiture, et comme il s'informait de l'état de cet homme, quelqu'un d'entre la multitude lui répondit : a Ce n'est qu'un juif. » Blessé de la dureté de cette réponse, le noble pontife descendit de voiture, aida de ses propres mains ce misérable à y monter, le reconduisit dans sa demeure, fit appeler le médecin, et lui donna tous les soins que réclamait sa situation (Ndch Salzb.-Zeitung, 24 Sep. 1847).
COMPARAISONS
a. De môme que les Moabites et les Ammonites, quoique provenant de la souche d'Abraham, haïssaient néanmoins les vrais descendants d'Abraham, de même les hérétiques, tout en prétendant être en possession de la vraie doctrine de Jésus- Chiûst^ détestent les vérita-