‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 260 sur 306 · PARTIE in. CHAPITRE HI · texte numérisé non relu

PARTIE in. CHAPITRE HI

fin î » Ces paroles pénétrèrent si avant dans mon intérieur, qu elles me revenaient sans cesse à la pensée au milieu des différentes occupations auxquelles je me livrais. Toujoiu"s il me semblait entendre : 0 éternité, qui n'aura jamais de fin ! A la fin, n'y pouvant plus tenir,, je brisai les liens qui me retenaient au milieu d'un monde corrompu, je pris Thabit religieux et ne tardai pas à éprouver toutes les douceurs qui sont le partage d'une âme calme et tranquille. » (Mansi. dise. 13, % 5).

Il, Françoise de Jésus avait un tel plaisir à entendre prêcher que son visage s'illuminait chaque fois qu'elle assistait à un sermon. Peu soucieuse des règles de l'éloquence, quel que fût d'ailleurs le sermon, elle était tout oreiUe, et révélait l'émotion qu'elle éprouvait par les larmes abondantes qui ruisselaient de ses yeux. Comme certaines dames, pour lesquelles c'était un véritable supplice d'entendre seulement une fois un prédicateur peu habile dans l'art de la parole, parurent s'en étonner, elle leur fît cette judicieuse réponse : « Des étrangers et des exilés qui reçoivent des nouvelles d'une patrie qu'ils chérissent s'inquiètent fort peu si les messagers qui leur en apportent des nouvelles s'expriment dans un langage fleuri et brillant ; ce qui leur importe surtout c'est d'apprendre les nouvelles. » [Herbst's Exempelh.).

l. Un ermite se plaignait un jour à un ancien père de ce que, malgré l'attention avec laquelle il assistait aux instructions et aux prédications des autres, il oubliait bientôt ce qu'il avait entcntlu, et que par conséquent il lui était inutile d'y assister. Le père, voulant lui faire comprendre d'une manière saisissante l'erreur II. 30

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dans laquelle il se trouvait^ lui ordonna d'aller à une source voisine puiser de l'eau avec l'un des deux paniers qui se trouvaient présents. Le bon frère obéit avec docilité; mais quel que fut son empressement à rapporter Teau qu'il puisait, elle s'écoulait entièrement par le fond percé de sa corbeille, et, arrivé auprès du père, il ne lui en restait plus rien. Cependant, il se vit contraint de répéter cet essai par trois fois: enfin le père lui ordonna de replacer la corbeille à côté de Tautre et lui dit : « Quel changement apercevez-vous à la corbeille avec laquelle vous avez puisé de l'eau ? — Aucun, répondit le frère, sinon qu'elle est plus propre qu'auparavant. — Eh bien î mon ami, reprit le père, il en est ainsi de votre esprit ; de même que cette corbeille, quoique ne contenant pas l'eau, s'est néanmoins purifiée, de même votre esprit, bien qu'il parai^^se ne pas retenir la parole de Dieu, en sort néanmoins dégagé des souillures du péché. Que cet exemple soit pour vous un sujet d'encouragement et de consolation, et ne vous lassez pas d'aller retremper votre âme aux sources de l'éternelle vérité. » {VU. Pair. 1. 5),

SENTENCES ET COMPARAISONS

a. La parole de Dieu prociure à notre âme des avantages nombreux et inappréciables ; elle la préserve du péché, la réchaufl'e et la fortifie, la guérit quand elle est malade, la fortifie quand elle est en bon état {S. Thom. Villan. in Sexag.).

h. Comme la fourmi s'empresse pendant la belle saison d'été de faire ses provisions afin d'avoir de quoi se uouirir pendant les rigueurs de l'hiver, ainsi l'àmo

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