‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 268 sur 306 · QUATRIÈME COMMANDEMENT · texte numérisé non relu

QUATRIÈME COMMANDEMENT

a. Autrefois, l'Eglise n'avait pas besoin de fixer un temps déterminé pour la réception du Sacrement de pénitence ; dès que les chrétiens se sentaient coupables de quelque péché , ils allaient aussitôt en faire Taveu au prêtre. Aussi longtemps que la délicatesse de la conscience fut assez puissante pour engager les hommes à fixer eux-mêmes l'époque de Taccomplissement de ce devoir, l'Eglise n'est point intervenue. Nous savons, au reste, que les premiers chrétiens s'approchaient souvent de la table du Seigneur, les dimanches surtout ; et, lorsque la conscience leur reprochait quelque faute, ils ne manquaient pas, assurément, de recourir à la confession. Paulin dit en parlant de saint Ambroise, qu'il entendait à confesse aussi longtemps qu'il restait quelqu'un à confesser (FîÏ. 8. Ambr.). Dans la vie de saint Hilaire d'Arles, il est dit également que souvent, les jours de dimanche, les fidèles allaient en foule confesser leurs péchés au saint évèque. {Vit. S. Hilar. c. 13). — Cependant, il parait que, déjà au quatrième siècle, le commencement du carême était considéré comme l'époque d'ime confession générale. (Smid's Liturgik. R. 3, 191). — Il est, en eff'et, une époque de préparation à la grande fête de Pâques, et comment pourrait-on mieux s'y disposer que par une confession sincère faite au représentant de Jésus-Christ? Cette confession était donc aussi la préparation prochaine à la communion pascale. L'Eglise ne soupçonnait pas même que, pendant le carême, un chictien

Page 1