PARTIE m. CHAPITRE II. 8i
je n'ai plus de courage pour un seul instant. » Alors on vit ses yeux errer çà et là, chacun de ses traits indiquait le trouble et les tourments de sa conscience. Tout à coup, il fut en proie à de violentes convulsions,, il poussa un cri et mourut dans le désespoir {Qritanner, Histoire de la Révolution française).
SENTENCES
a. flf Deux choses tuent Tâme : la présomption et le désespoir ; avec la première, on espère trop ; avec la seconde, trop peu » (S. Aug. Serm. 87. de Evang.).
h, « Que personne ne désespère. Judas ne périt pas tant à cause de sa trahison que parce qu'il désespéra de son pardon » {Idem, de pœnit.).
c. « Celui qui doute du pardon de ses péchés, nie la miséricorde infinie de Dieu. Considérez une étincelle de feu tombant dans la mer. Ne disparait-elle pas aussitôt? Ce qu'est une étincelle en comparaison de la mer, le péché l'est par rapport à la miséricorde de Dieu. Que dis-je? La mer a^ses limites, tandis que Dieu est infini. Comment donc pourriez-vous désespérer? » (S.Chrysost. Hom. 3, depœn.).
d. « L'espérance ouvre la porte de la céleste patrie, le désespoir, au contraire, la ferme » (*S'. Isidor. 1. % de bono).
c. DU CULTE DES A^^GES.
Dieu dit un jour au peuple d'Israël dans le désert (Exod. 23, 20) : « Voilà que j'enverrai mon ange, afin qu'il marche devant vous, qu'il vous garde pendant le cUuûùu et qu'il vous fu^ic eutici' dans la terre que je
82 CATÉCHISME HISTORIOUE.
VOUS ai préparée. Respectez-le, écoutez sa toîx, et gardez-vous bien de le mépriser. » Ces paroles renferment en peu de mois le résumé de nos devoirs à l'égard des anges. Les invoquer avec confiance, leur obéir, afin qu'ils nous conduisent au lieu que le Seigneur nous a préparé pour être notre éternelle Chanaan. Telles sont toutes nos obligations envers eux.
a. Nous lisons dans la vie de la bienheureuse Jeanne d'Orviéto, qui plus tard entra dans Tordre de saint Dominique, le touchant exemple que voici d'un amour filial, et d'une confiance entière à l'ange gardien. Après avoir perdu ses parents dans un âge encore tendre, une personne vertueuse exprimait le regret que lui causait cette perte douloureuse qui rendait orpheline cette pauvre enfant. Mais elle se contenta de sourire en entendant ces paroles, et montrant l'image de son ange gardien ; a Ignorez-vous , hii dit-elle , que mon ange gardien me sert de père et de mère, et qu'il m'aimera encore bien plus que ne m'ont aimé les bons parents que le Père céleste m'a enlevés » (D'après Hunold. vol. 2, p. 308).
t. Pierre, le premier c(împagnon de saint Ignace do Loyola, avait une dévotion toute particulière envers les saints Anges. Il consacrait plus spécialement le lundi à les honorer, parce qu'ils sont aussi rapprochés de Dieu que le lundi l'est du dimanche, qui est le jour du Seigneur. Jour et nuit, il leur adressait les plus ferventes supplications. Chaque fois qu'il entrait dans une ville, il implorait le secours de ses anges protecteurs, afin qu'ils lui prêtassent un secours efficace dans l'œuvre Ca\ salut des âmes qui lui avaient été confiées, et jama-s ion espérance ne fut tiouijjvlo, car partout où le poussa