‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 5 sur 306 · PARTIE m. CHAPITRE I. 1 o · texte numérisé non relu

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envers lui et ne savaient comment lui témoigner leur amour. Ils lui assuraient,, avec les protestations les plus solennelles et les plus sacrées^ que jamais il ne serait possible de trouver en d'^faut la fidélité qu'ils s'empressaient de rendre à un maître si tendrement aimé. Cependant, voulant mettre leur zèle et leur attachement à l'épreuve, ce dernier leur dit un jour : (( Je vais me mettre en voyage pour un temps indéterminé. Pendant mon absence, vous veillerez avec soin sur mes trésors. Je vous en donne à chacun une partie à surveiller. Soyez vigilants et zélés, et, à mon retour, je vous donnerai la récompense due à vos soins. » — Dès qu'il fut parti, ils prirent l'un et l'autre la ferme résolution d'obéir ponctuellement aux ordres de leur maitre Chacun enferma son trésor dans un petit coffre. — Peu de temps après le départ du seigneur, arrivèrent trois ennemis qui firent tous leurs efforts pour engager les serviteurs à violer les prescriptions de leur maitre : « Comment, leur dirent-ils, vous seriez assez insensés pour ne pas profiter des heureux moments que met en votre disposition ce temps de liberté ? Venez avec nous, nous célébrons aujourd'hui une fête d'amis, et là vous pourrez vous réjouir à satiété. » Le plus jeune des serviteurs , léger comme il l'était , se laissa persuader. Il partit, emportant avec lui le trésor qui lui avait été confié , espérant pouvoir allier les soins qu'il devait à sa conservation avec la jouissance des plaisirs qu'on lui avait promis. — Quant à l'ainé , il fut d'un avis différent. 11 opposa une résistance énergique ; les railleries et les sarcasmes, tout fut inutile. Il resta à la maison, continua à veiller exactement sur son dt'pôt , tandis que le plus jeune s'enivrait au sein de toutes les vo-

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liiptés et paraissait au comble de son bonheur. Cet état de choses dura pendant quelque temps^ mais voilà que tout à coup^ au beau milieu de la nuit, le seigneur arriva chez lui. Ayant trouvé l'ainé de ses serviteurs occupé à veiller sur son trésor, il le récompensa comme il le méritait ; puis il fit chercher, par un huissier, l'autre qui, se vautrant dans tous les plaisirs, fut fort surpris en apprenant l'arrivée subite et inopinée de son maître. Sa première pensée fut de prendre le trésor qir'il avait emporté avec lui, et de se hâter de partir ; mais il avait disparu, et il lui fut impossible de le retrouver. — Ses trois séducteurs s'en étaient emparés secrètement pendant qu'il ne songeait qu'à se divertir; et, en punition de son infidéhté, le dépositaire infidèle fut jeté en prison.

Explication. — Ce seigneur est Dieu lui-même ; ses serviteurs, ce sont tous les hommes. — Comme ce seigneiu* qui s'absente pour quelque temps, notre Dieu s'est, lui aussi, soustrait à nos regards, et comme lui, il veut, par son absence qui n'est non plus qu'apparente, mettre notre fidélité et notre amour à l'épreuve. — Conservons scrupuleusement le trésor qu'il nous a commis, c'est-à-dire l'innocence et les grâces célestes, car il nous promet un riche salaire. — Les trois séducteurs sont : la cJiair, le monde et Satan. Us tâchent de nous rendre infidèles à la voix de Dieu, et pour^ela ils ne cessent de faire Iriller à nos yeux les joies de la terre, revêtues de tous les charmes de la séduction. Ceux-là ressemblent à ce jeune serviteur, qui se laissent entraîner aux attraits du vice, pensant pouvoir, au milieu des jouissances du siècle, conserver le trésor qui leur a été confié, lorsque, tout à coup, arrive lo

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