‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 7 sur 306 · DE L'AMOUR DU PROCHAIN · texte numérisé non relu

DE L'AMOUR DU PROCHAIN

A. DE l'amour du PROCHAIN EN GÉNÉRAL.

\. fi La charité ne clierche 'point ses propres intérêts. » (1. Cor., 43.).

Abraham céda à Lot, son neveu, ses plus gras pâturages, et se contenta des plus mauvais, uniquement par amour pour la paix {Gènes., i»3.).

Moïse aimait tellement son peuple, que, malp:ré l'offense grave qu'il avait faite au Seigneur par 1 adoration du veau d'or, il dit au Seigneur : « Pardonnez au peuple son iniquité , ou effacez-moi du livre de vie » {Exod., 3-2.).

Lorsque Joseph fut élevé à la charge d'intendant à la cour du roi d'Egypte, il fut moins bien préoccupé de ses propres intérêts que de la prospérité du peuple qu'il s'eilorçait de procurer par tous les moyens [Gènes., il.)

David n'hésita pas d'entrer en lutte avec le géant Goliath, pour sauver l'honneur d'Israël [\.Rois, 17.).

L'héroïque Judith se mit à la tèie d'une euUcprise

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très-dangereuse pour elle, en se rendant au camp des ennemis pour délivrer son peuple {Judith, 9.).

Esther ne montra pas moins de grandeur d'âme^ en se rendant, au péril extrême de sa vie, auprès de la personne du roi, dans le but de procurer le salut de son peuple {Esther, 5.)

Tobie ne s'inquiétait nullement des dangers auxquels il s'exposait; sa seule pensée était de servir son prochain , de venir en aide à ses frères, et d'ensevelir les morts {Toi., i.).

Les Machabées ne craignirent point de faire le sacrifice de leur vie pour travailler à la délivrance de leur patrie. — Mais le plus bel exemple d'un amour désintéressé, c'est celui que nous a donné le Sauveur, en renonçant à toute la magnificence dont il était eutoiuré dans le sein de la gloire , et en souffrant toutes les injures, et jusqu'à la mort la plus douloureuse, pour opérer notre salut. Il nous assure lui-môme que personne ne surpasse en amour celui qui s'immole pour ses amis. — Les apôtres suivirent son exemple. Ils abandonnèrent leur patrie , renoncèrent à un genre de vie doux et commode, foulèrent aux pieds tous les agréments de la vie, pour ne s'occuper qu'à travailler pour le ciel et à lui gagner des âmes. Comme leur Maitre, ils sacrifièrent, en véritables pasteurs, leur vie pour leur troupeau. — Les premiers chrétiens partageaient leurs biens avec les pauvres. Ils avaient tout en commun; leur unique ambition était de se surpasser les uns les autres en charité.

2. L'amour des ennemis est le signe distmctifdes vrais dise 'pies du Christ,

a C'est en cela que tous connaîtront que vous êtes

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