‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 8 sur 306 · PARTIE m. CUAPITRE I. JO · texte numérisé non relu

PARTIE m. CUAPITRE I. JO

mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres d [Jean, 13, 3o.\

a. L'apôtre saint Jean ne pouvant plus marcher à cause de sa grande vieillesse et de sa caducité, se faisait porter à Féglise et répétait souveut ces paroles : « Mes chers enfants, aimez-vous les uns les autres. » Toutes ses prédications se résumaient dans ces quelques paroles. Comme il ne cessait de les répéter, quelques-uns parurent s'en lasser et lui demandèrent pourquoi il redisait toujours les mêmes choses. Mais il leur fit cette remarquable réponse : « Si vous faites cela, vous aurez assez fait » (S, Hieronym.).

h. Tertullien , dans son apologie des chrétiens , s'exprime ainsi : « Quelques païens nous reprochent, comme une faiblesse, d'aimer tous nos semblables, et ils nous maudissent de ce que nous nous appelons du nom de frères. Nous autres chrétiens, nous ne sommes qu'un cœur et qu'une âme, et possédons toutes choses en commun » {TertidU ApoL)

c. Parmi les martyrs qui, au commencement du troisième siècle, furent appelés à comparaître à Carthage, devant les tribunaux des païens, un certain Réparât disait au gouverneur : « Nous autres chrétiens, nous ne faisons d'offense à personne ; mais nous rendons bien plutôt le bien pour le mal. Nous offrons nos prières au Dieu de miséricorde pour nos ennemis les plus acharnés et pour ceux qui nous menacent de la mort. L'amour du prochain est le preynier devoir que nous imposGfjaotre sainte religion» {Ber. Berc. tom. i.).

d. Sainte Anthuse, fille de l'empereur Constantin Copronyme, obandonna la cour après la mort de son ^ ère, et dit a<lieu à toutes les grandeurs de la terre.

pour aller s'enfermer dans la solitude d*im couvent. Elle s'appliquait avec un rare dévouement à soigner les pauvres et les malheureux. Elle prit d'abord la résolution de fonder un établissement destiné aux orphelins, et elle parvint à Texécution de son plan, malgré les dépenses énormes que cette entreprise lui occasionna. Les enfants devenus orphelins par la mort de leurs parents, ou délaissés par eux, recevaient, dans cet asile de la charité , un bienveillant .accueil, et ce qui vaut mieux encore, une éducation solide et chrétienne. Parvenus à lïige où ils devaient entrer dans le monde, on s'efforçait de leur assurer un avenir honnête qui les mît à l'abri des dangers de Tindigence. Semblable à un ange consolateur, chaque semaine sainte Anthuse paraissait dans son établissement, portait sa vigilance sur les plus petits détails, et maintenait ainsi, par l'assiduité de ses soins, la bonne harmonie de cette maison [Stolh. R. G. B. e3.).

e. Non moins chrétienne et charitable fut la conduite de l'impératrice Procopia, épouse de l'empereur Michel Rhangabe. Elle se fit donner une liste exacte des veuves et des enfants qui avaient perdu leurs époux et leurs pères lors de la désastreuse expédition contre les Bulgares. Elle pourvut à toutes leurs nécessités, se chargea de l'éducation des enfants, et, par sa douceiu* rehaussée par une prudence toute chrétienne, elle mérita à juste titre d'être appelée la mère du peuple [Idem. B. 25.).

/*. Le saint roi Vinceslas employait une grande partie de SCS richesses à acheter les enfimts que les païens vendaient, et a leur procurer une éducation chrétienne.

g. Du temps de saint Jean Chrysostôme , l'église de Cuaclantiiiople nourrissait journellement 3,000 veuvcâ

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