PARTIE ni. CHAPITRE H
ment solennel. A ceux qui lui demandèrent s'il voulait indiquer par là qu'il avait fait un faux serment, il répondit, par un signe de tête, affirmativement. Son désespoir alla toujours croissant; le trouble et les angoisses de sa conscience se traduisaient par d'horribles contorsions. Il mourut dans cette triste situation ( Le^ lensfr. von. Sinaï. pag. 292.).
e. Le 12 juillet 1745, Schwarzstein, près de Rastemburg, fut témoin d'un événement remarquable. Un prisonnier à qui, tout récemment, on avait rendu la liberté, fut accusé de vol, et dut comparaître en justice à Rastemburg. Pour témoigner de son innocence, il s'offrit à faire serment ; mais, comme il avait la réputation d'un homme immoral et corrompu, on ne le lui permit pas. Alors, il se mit à jurer de son propre mouvement : « Que je sois écrasé par le premier coup de foudre qui surviendra, s'écriait-il, si j'ai volé. » Le 12 juin, un orage menaçant vint fondre sur Schwarzstein ; le coupable se trouvait, en ce moment-là, dans sa maison avec ses quatre enfants et son chien. — Tout-àcoup, un violent coup de tonnerre se fit entendre; la foudre pénétra dans la maison de cet impie, l'étendit mort au miheu de ses enfants qui, bien qu'ils parussent étourdis dans le moment, furent néanmoins conservés intacts. L'éclair lui avait passé à travers la bouche et les narines. Comme la maison était en flammes, il fadlut transporter dehors ce cadavre ; mais aucun des habitants ne voulut s'en charger, malgré les instances réitérées du curé de Tendroit, qui se vit lui-même obligé de mettre la main à l'œuvre, tant on était convaincu que c'était par une permission tout expresse de la providence, que cet infortuné avait été ainsi frappé. La
maison devint entièrement la proie des flammes ; mais Tincendie n'atteignit pas les maisons d'alentour. — Certainement, le fait est surprenant, et, cependant, rien de plus vrai. — Ce sinistre produisit une profonde impression sur le peuple. Combien, devait-il se dire, combien de faux serments qui restent impunis pour le moment, et qui, néanmoins, ne méritent pas d'être punis avec moins de sévérité? {Ititellig, liait, fur Lit. Aacher Zeitufig, v. H. Aug. 4845. ).