‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 79 sur 306 · PARTIE III. CHAPITRE i: i · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAPITRE i: i

torrent de la montagne, entre Jérusalem et Jéricho; ne diffère pas de venir me trouver. » — Lorsque Térébon tut éveillé, il raconta à son père le singulier rêve qu'il avait eu : aussitôt il partit avec son fils et un grand nombre d'autres Arabes. Lorsqu'on fut arrivé à l'endroit où Euthymius était occupé à prier avec d'autres moines, l'enfant raconta son rêve. Le saint homme récita ime fervente prière, fit le signe de la croix sur l'enfant, et sur le champ il fut guéri. Frappés de ce prodige, les Arabes se jetèrent à genoux, adorèrent le Dieu des chrétiens et demandèrent le baptême, qu'ils reçurent effectivement après qu'ils eurent été instruits sur les principales vérités du christianisme. Maris, l'oncle d'Asphébétès, resta dans la compagnie des moines et donna toute sa fortune au couvent. — Nous sommes redevables de cette histoire à Cyrille Skythopohs, l'un des disciples de saint Euthymius, qui a écrit sa vie. La véracité de ce récit ne saurait être révoquée en doute par ceux qui sont versés dans la connaissance de l'antiquité chrétienne {Nach Herhsts Exempelb. 11,528).

f. Dans im château situé non loin de Prague, était né en 956 un enfant nommé Adalbert, qui faisait la joie et les délices de ses parents. Mais Tenfant ne tarda pas à tomber malade, et malgré toute Thabileté des médecins les plus expérimentés, on perdit bientôt tout espoir de lui conserver la vie. Dans leur détresse, les parents eurent recours à Tintercession de la sainte Vierge et promirent que, si leur enfant recouvrait la santé, ils le consacreraient pour toujours au Seigneur et à son Eglise. Leurs désirs furent exaucés : l'enfant revint à la santé. Afin de remplir leur promesse, les parents confièrent l'enfant à l'archevêque de Magdebourg, le II. -10

vénérable Adalbert, qui se chargea de son éducation avec tout le zèle et l'attention qu'on pouvait attendre de ce saint homme. Le jeune Adalbert reçut une éducation qui ne laissait rien à désirer, soit pour la science soit pour la vertu. Après la mort de son généreux précepteur, survenue en 981 , le jeune comte retourna au château de sa famille, et reçut deux ans après, à Prague, les ordres sacrés. La bénédiction qui reposait sur le vœu des parents continuait à opérer ses salutaires effets; car peu de temps après, Adalbert devint archevêque de Prague. Ses efforts les plus constants étaient de faire de son peuple encore barbare et dont les mœurs étaient -encore toutes païennes, un peuple vraiment chrétien. Comme il ne put y parvenir, il se rendit en Prusse en qualité de missionnaire, où il annonça TEvangile et reçut Ist couronne du martyre {Idem. 530).

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