‹ Catéchisme historique (volume 2)Chapitre 78 sur 306 · PARTIE III. CHAi>ITRE II · texte numérisé non relu

PARTIE III. CHAi>ITRE II

que j*ai dressée comme un monument s'appellera la maison du Seigneiu", et je vous offrirai (Seigneur) la dime de tout ce que vous m'aurez donné. » ( Gen, 28, 20).

Nous voyons dans le même livre, chap. 35, 7, comment Jacob accomplit sa promesse. Il éleva en ce lieu même un autel, et appela Maison de Dieu Tendroit nommé Béthel qu'il lui avait consacré.

Lorsque, dans son affliction, Anne vint prier le Seigneur pour lui demander un fils, elle fit un vœu en ces termes : « Seigneur des armées, si vous daignez regarder Taffliction de votre servante, si vous vous souvenez de moi, et que vous donniez à votre servante un enfant mâle, je vous l'offrirai pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera point sur sa tète ( 1, Rois, i, il).

Nous voyons dans la suite du même chapitre comment Anne fut fidèle à sa promesse.

Il est dit des Israélites, lorsqu'ils contribuaient par des offrandes volontaires à la construction du temple : « Tout le monde témoignait une grande joie en faisant ces offrandes volontaires (vota sponte), parc« qu'ils les offraient de tout leur cœur au Seigneur, et le roi David était aussi tout transporté de joie. » (l. Parai. 29, 9).

Le roi Artaxerxès recommandait à Esdras et au peuple d'offrir consciencieusement au Seigneur le Dieu d'Israël les offrandes et les dons qu'ils avaient promis {Esdras).

Après qu'Héliodore eut été puni d'une manière toute surnaturelle pour avoir voulu voler le temple, et qu'il eut obtenu grâce par l'intercession du grand-prètre Onias, il offrit une hostie à Dieu et fit des vœux et de grandes promesics à celui (pii lui avait rendu la vie.

rendit grâces à Onias et alla rejoindre ses troupes. (2 Mach. 3, 35).

Il est dit de l'apôtre saint Paul {Act. 18, 18) qu'il se fit couper les cheveux à Cenchrée à cause d'un vœu qu'il avait fait. Dans un danger où il s'était trouvé, il avait fait le vœu des Nazaréens qui consistait à mener un genre de vie tout particulier. Il fallait s'abstenir de vin et de tout ce qui pouvait enivrer, ne point boire de vinaigre ni rien de tout ce qui se tire des raisins. Pendant tout le temps de la séparation du Nazaréen, le rasoir ne passait point sur sa tète jusqu'à ce que les jours de sa consécration au Seigneur fussent accomplis. Ce temps écoulé, il présentait au Seigneur son ofirande, savoir : un agneau d'un an, sans tache, pour être offert en holocauste ; une brebis sans tache poiu* le péché, et un béUer sans tache pour l'hostie pacifique. Il ofifrait aussi une corbeille de pain sans levain, pétri avec de l'huile, et des tourteaux sans levain, arrosés d"huile par dessus, accompagnés de leurs offrandes de hqueurs. Alors la chevelure du Nazaréen était rasée, et le prêtre brillait les cheveux dans le feu qui avait été mis sous le sacrifice des pacifiques {Nomb. 6, 14).

b. Dans une expédition contre les Lombards, le frère de saint Benoît, ayant voulu passer à cheval un torrent, fut emporté par la rapidité des flots. 11 allait périr lorsque son frère qui le suivait, se précipita au milieu des vagues sans considérer le danger auquel il s'exposait. Dans ce moment qui allait décider de sa vie ou de sa mort, il fit vœu que, s'il plaisait au Seigneur de le délivrer, il consacrerait le reste de ses jours à son service. La prière de Benoit fut exaucée; lui et sou frère furent sauvés. Dès que l'expédition fut terminée.

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il se hâta de remplir son vœu, car il entra dans un couvent dont il devint ^e réformateur {Stob. R. G. B. 25).

c. Louis IX, roi de France, était tombé si gravement malade, qu'on crut qu'il allait bientôt rendre Tàme. Dès qu'il fut revenu à lui, il se fit apporter un crucifix qu'il plaça sur sa poitrine, pour signifier que dès qu'il aurait recouvré la santé, il entreprendrait une croisade pour la délivrance des Lieux-Saints. — Gomme le terme du départ approchait, la reine Blanche, sa mère, et les seigneurs du royaume s'efforcèrent de lui faire changer de résolution. On lui représenta qu'il avait fait son vœu dans une maladie grave, le cerveau embarrassé et presque sans usage de la raison ; qu'il était facile, quel que fut son engagement, d'en obtenir la dispense, à cause des besoins du royaume et de la faiblesse de sa santé ; qu'en son absence, la France n'aurait pas seulement à craindre des troubles qui agitaient toute l'Europe à l'occasion des querelles de l'empire, mais qu'elle courait des risques tout particuhers de la part des Anglais jaloux, et de leur artificieux monarque. Comme on insistait particulièrement sur l'invalidité de son vœu, il feignit d'entrer dans les sentiments de ceux qui faisaient valoir ce moyen, arracha la croix de son habit et la remit à l'évéque de Paris. La reine Blanche et tous les assistants témoignèrent la joie la plus vive. Mais le roi, prenant un air grave et décidé, dit en fixant Vm\ après l'autre ceux qui l'entouraient : « Vous ne me soupçonnez pas sans d'avoir en ce moment l'esprit aliéné, je ne suis plus malade, et je jouis de toute ma raison. Eh bien, je redemande la croix, et je prends Dieu à témoin qu'il u'eûtrera aucun ahment dans mou

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corps, qii'on ne me Tait rendue. » A ces mot5, toutes les dispositions chan,2:èrent dans l'assemblée, on s^écria de toutes parts que la volonté de Dieu n'était pas douteuse, et personne n'osa plus s'opposer à la résolution du TO\{Ber. Berc, t. i3).

d. Saint François-Xavier renouvelait tous les jours les vœux qu'il avait faits à Dieu, et il avait coutume de dire qu'il n'y a pas de meilleur préservatif contre les attaques du monde et de Satan que la rénovation journalière de ses vœux {Lohn. Bibl. III, 491).

e. Pendant la persécution des chrétiens en Perse sous le roi Izdegerde (420 après J.-C), Asphébétès, émir des Arabes, qui avait été chargé de garder les frontières, afin d'arrêter les chrétiens qui s'enfuiraient sur les terres de l'empire, fut accusé auprès du roi de favoriser leur fuite. Asphébétès, redoutant la cruauté du roi, emporta tous ses biens et s'enfuit avec toute sa famille sur les terres des Romains. Quelque temps après, son fils Tërébon fut guéri d'une paralysie par les prières de saint Euthymius. Un jour que la douleur l'empêchait de prendre son sommeil, mé<litant sur l'impuissance des remèdes naturels, il fit cette prière : « Grand Dieu qui avez fait le ciel et la terre, si vous avez pitié de moi et me guérissez de ma maladie, je me ferai chrétien. » — Peu d'instants après cotte prière il s'endormit. Pendant son sommeil, il vit en songe un vieillard avec une barbe blanche qui lui demanda ce qui le tourment;iit. L'enfant lui raconta sa maladie. Le vieillard lui dit alors : « Fais ce que tu as promis, et tu obtiendras ta guérison. » — Térébon se rappela qu'il avait fait vœu de se faire chrétien.— Le vieillanl reprit : « Je suis Euthymius, et j'iiabito dans le désert, près du

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