Anciennes loii concernant la célébration du dimanche
Le premier monarque qui ait fait une loi d'Etat de la célébration du dimanche pour tout l'empire romain, fut Constantin-le-Grand {Codex Theodos. de feriis).
L'empereur Valentinien I" avait défendu toute espèce d'affaires juridiques entre particuliers, dès le samedi, et interdisait à tous fonctionnaires de poursuivre les chrétiens (Ibid.).
L'empereur Théodose-le-Grand mit en vigueur une ancienne loi, en vertu de laquelle toute espèce de spectacles étaient défendus le dimanche. Le même prince
idï CATÉCrnSME HTSTORIQUE.
statua encore que tous ceux qui troubleraient le service religieux des catholiques, si déjà ils avaient encouru quelque peine pour y avoir été infidèles, seraient exilés dans le désert {Ibid.).
Le deuxième concile de Màcon, tenu en 585, défend toute e^^pèce de profanation du dimanche, et exhorte à passer la nuit qui le précède, non pas à la manière de ceux qui ne sont chrétiens que de nom, en dormant, mais en se livrant à la prière , et en se préparant à célébrer dignement le jour du Seigneur ( StoU. R. G. B. 20).
L^cmpcreur Charlemagne imposait une amende à ceux qui tenaient chez eux des réunions mondaines ou qui, par des divertissements bruyants, troublaient le silence religieux des jours de dimanches et de fêtes {Ber. Berc, t. 10).
En 813, fut tenu, à Arles, im concile qui défendit de vendre, les jours de dimanche, devant les portes de l'église, afin que le bruit et les clameurs du dehors ne troublassent pas l'ofiice divin {Stolb. 25).
D'après saint Théodore de Canterbury, il était défendu à tout Anglais, quelle que fût sa condition, de voyager les dimanches. Il était aussi défendu d'aller en bateau. Cuire du pain était chose considérée comme contraire à la sanctification du dimanche (Le même, tom. 25).
Ina, roi de Sussex, publia une loi qui déclarait libre Tesclave que son maître avait fait travailler le dhnanche, et esclave celui qui était libre {Ber. Berc. Xom. 7).
Selon l'ancienne discipline ecclésiastique, celui qui avait fait une œuvre servilc , sans nécessité, un jour de dimanche ou de fète^ devait jeûner trois jours an