PARTIE I. CHAPITRE II
plus que les idoles dor et d'argent. C'était de cette manière qu'on établissait les chefs du grand conseil de la nation. Aussi les grands prêtres et les principaux de la nation n'étaient-ils si empressés de conserver l'estime dont on les avait entourés, que parce qu'ils la voyaient peu à peu disparaître : c'était aussi là le motif pour lequel ils supportèrent avec tant de peine la faveur dont le Sauveur jouissait auprès du peuple.
Les Samaritains étaient haïs, méprisés et délaissés par les Juifs qui les appelaient les Infidèles. Leur religion différait de celle des Juifs, en ce que 1° ils ne reconnaissaient de l'Ecriture sainte que les cinq livres de Moïse; 2° en ce que, rejetant les usages et la doctrine des Juifs, ils prétendaient que Dieu avait choisi la montagne Garizim, comme le lieu où il voulait être adoré; 3° en ce qu'ils avaient adopté un grand nombre de doctrines des païens qui, après la ruine du royaume d'Israël, s'étaient confondus avec eux. Ils attendaient aussi le Messie (Jah/i. Arch.bibl).