‹ Catéchisme historiqueChapitre 117 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE n · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE n

celui qui, réellement, a donné son sang et sa vie pour la délivrance de notre àme. Ravis d'admiration à l'aspect de tant d'aniour, ne devrions-nous pas oublier tout ce qui éloigne notre pensée de ce céleste Libérateur? (Lohn. Bihi I. 605).

b. L'historien romain, Suétone, raconte qu'un vieux. soldat supplia un jour César de l'assister en justice à l'occasion d'un procès qu'il avait à soutenir. MaisCé.=ar s'y refusa, et lui offrit quelqu'un de sa suite pour l'accompagner. Le vieux soldat découvrant alors sa poitrine : a Lorsque, ô grand César, lui dit-il, je vous vis un jour courir de grands dangers dans un combat, je n'en mis pas un autre à ma place pour vous défendre, mais je combattis moi-même pour votre personne. Voyez les cicatrices des blessures que j'ai reçues en protégeant votre existence. » A ces paroles, César rougit, et alla en personne assister le soldat en justice. — Jésus nous montre aussi du haut de la croix les blessures qu'il a reçues pour nous et nous crie : a En quoi ! vous ne voulez rien faire pour moi, malgré que vous voyiez par mes blessures ce que j'ai fait pour vous? » (Ibid).

c. De même qu'autrefois dans le désert, ceux d'entre les Israélites qui regardaient le serpent d'airain, étaient guéris des morsures des serpents terrestres, de même ceux qui regardent avec une foi vive Jésus-Christ sur la croix, sont guéris des morsures des serpents de l'enfer {S. Aug. in Joe: . .

d. De même que le bois que Moïse plongeait dans l'eau de Mara, comme le lui avait prescrit le Seigneur, lui faisait perdre son amertume et la rendait douce et potable, de même lorsque, par de pieuses méditations, nous trempons le bois de la croix dans nos tribulations,

elles perdent leur amertume et nous les acceptons alors volontiers.

e. De même que le pain durci s'amollit par l'eau et peut de nouveau servir de nourriture, ainsi les plus grandes douleurs s'adoucissent par le sang de Jésus- Christ (S. Cath. Sert.).

f. De même que la pourpre ne tire pas sa valeur de la laine mais de la couleur dans laquelle on la trempe ; ainsi nos œuvres ne tirent pas non plus leur mérite d'elles-mêmes, mais bien du sang de l'agneau de Dieu (S. François de Sales, vol. m. De l'amour de Dieu).

Page 1