‹ Catéchisme historiqueChapitre 116 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE H · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE H

Jésus. Il partit et alla se réconcilier avec son ennemi. — Allons, nous aussi, nous inspirer aux mêmes sources et nous imiterons son exemple [Xach den relig. Gedicht. Augsb. 18-41).

SENTENCES

a. Voulez-vous, ô homme, marcher de vertu envertu et mener une vie parfaite, méditez tous les jours la passion de Jésus, car il n'est rien qui soit capable de stimuler votre âme davantage (S. Bonav. Depass.)

h. Considérez les blessures du Christ suspendu à la croix, le sang de Jésus mourant, la dignité de Jésus Sauteur. Sa tète est penchée pour vous baiser, son cœur est ouvert pour vous aimer, ses bras sont étendus pour vous embrasser. Laissez-le s'attacher aussi étroitement à votre cœur qu'il Ta été lui-même à la croix (S. Au g. in lïb. de tir g.).

c. Toutes les créatures souffrent avec le Christ, le crucifié. Le soleil s'obscurcit, la terre tremble, les rochers se fendent, le voile du temple se déchire, les tombeaux s'entrouvrent. Seul l'homme pour qui le Seigneur a souffert, ne veut pas souffrir avec lui (S. Hier en, in Matih.).

d. La croix du Christ est la clef du paradis, le bâton du faible, l'étoile des pénitents, le bouclier des fidèles, l'épéede ceux qui sont tentés l'aimant des amants et la source de toutes les grâces [S. Damas. 4. À).

e. Avant que la croix fût, il n'y avait pas encore d'échelle pour monter au ciel. Aussi, ni Abraham, ni Jacob, ni David, ni tout autre homme ne pouvaient y parvenir. Maintenant, cette échelle — la croix — est dressée (*S\ Aug. Scrm. 79. de temp.).

/. Jésus a beaucoup d'amateurs de son royaume céleste, mais peu de sa croix. Un grand nombre suivent Jésus jusqu'à la fraction du pain, mais peu jusqu'à boire le calice de sa Passion. Plusieurs révèrent ses miracles, mais peu embrassent l'ignominie de sa croix (Imitation de Jésus-Christ, liv. II. ch. xi).

COMPARAISONS

a. L'historien Xénophon raconte que Tigrane, roi d'Arménie, ayant été fait prisonnier avec sa femme Bérénice par Cyrus, roi de Perse, celui-ci lui demanda le prix qu'il serait disposé à donner pour la délivrance de sa tendre épouse. Tigrane répondit sans hésiter : « Je sacrifierais tout, ma vie même, pour obtenir la liberté de ma chère Bérénice. » — Cette réponse plut tellement au roi de Perse, que non-seulement il leur rendit à tous deux la liberté, mais il les remit encore en possession de leur royaume. Lorsqu'ils furent de retour dans leurs Etats, Tigrane demanda à Bérénice si le roi Cyrus lui avait plu et l'impression qu'avaient produite sur elle l'éclat et la magnificence de sa cour? Bérénice répondit qu'ilnelni en restait aucun souvenir, mais que, depuis le moment où il avait déclaré qu'il était prêt à verser son sang et à donner sa vie pour son élargissement, ravie à la vue de l'immensité de -« »n amour, lui seul avait été l'unique objet de ses pensées, que ses regards ne s étaient plus détournés de lui, qu'elle n'avait plus voulu penser qu'à lui. arrêter si- veux que sur lui! — Eli quoi! nous n'imiterions pas cette reine dans son amour? et nons pourrions détourner un seul instant nos regards et nos pensées de

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