‹ Catéchisme historiqueChapitre 145 sur 275 · PARTIE I. CHAPITRE TÏ · texte numérisé non relu

PARTIE I. CHAPITRE TÏ

trouva des sources, pâle imitation des douze sources célestes, qui formaient un torreLt, lequel roulait ses flots à côté de l'autre. Quelques-unes détournaient de l'eau du torrent principal, soit pour former un torrent accessoire, soit pour renforcer les fleuves d'où découlaient des ruisseaux, et pour éclaircir et purifier ceux qui avaient une eau trouble et fangeuse. Mais chaque' fois qu'on détournait de l'eau, on remarquait une grande poussière de feu et de lumière qui s'élevait dans les airs; et l'eau, au lieu de se purifier, n'en devenait que plus trouble, quand elle s'unissait à celle d'autres fleuves; car l'eau qui découlait des autres sources n'était qu'une eau terrestre, sans mélange de lumière et de feu. — Ces fleuves accessoires ou ces torrents tarissaient ou se perdaient dans les sables des déserts, ou bien ils allaient se précipiter dans la mer Morte, et les vaisseaux qu'ils portaient se perdaient dans les déserts ou périssaient dans les flots de cette mer. Sur les bords du torrent de lumière naviguaient de petites nacelles qui avertissaient et encourageaient les passagers de ne pas quitter le torrent principal, leur dépeignant les beautés de File où ils allaient aborder, et leur faisant voir, par contre, les dangers qu'ils couraient en suivant une autre voie. Quel est le sens de cette vision? Un ange apparut à la droitedu jeune homme, et le prenant amicalement par la main : « Le diamant, lui dit-il, qui a la forme d'un triangle, c'est Jésus-Christ, ne faisant qu'un avec le Père et le Saint-Esprit ; les douze sources qui jaillissent du rocher, ce sont les douze Apôtres; le feu mt-langé avec l'eau représente le Saint-Esprit qui, répandu sur les messagers du Seigneur, en a fait des sources d'eau vive, des flambeaux et des foyers de

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lumière céleste. Le torrent qui parcourt toutes les contrées de la terre, signifie les grâces qu'on reçoit dans l'Eglise catholiqii' . qui sont le fruit de l'obser-

vation de ses préceptes et de la fréquentation de ses sacrements. Quant à ces eaux fangeuses qui vont se perdre dans les déserts, elles sont l'image des hérétique? qui, se creusaut des fontaines d'après les caprices de leur intelligence orgueilleuse, puisent au fleuve de la révélation divine qui coule dans l'Enlisé selon leur bon plaisir, et mêlent ainsi l'eau pure des sources célestes avec la fange de Terreur. Ceux qui naviguent sur les bords du fleuve, sont les pasteurs et les docteurs qui ne cessent d'avertir et d'exhorter; ceux qui descendent du vaisseau, attiré? par de fausses apparences ou qui veulent aborder au port de l'éternité en naviguant sur les fleuves accessoires, ce sont ceux qui meurent à la vie de la grâce et vont s'engouffrer dans les abîmes de la damnation. Ceux, au contraire, qui naviguent imper lurbableinent sur le grand Océan arrivent heureusement au port de l'île qui est une image de la gloire et de la béatitude éternel es.

3. Vincent de Lérins s'exprime ainsi sur les qualités qui doivent distinguer un bon catholique : « Celui-là seul est un vrai et bon catholique, qui aime la vérité de Dieu, l'Eglise et le corps de Jésus-Christ, qui n'estime rien tant que la foi catholique ; celui que ni la considération, ni le talent, ni l'éloquence, ni la science de quelque homme que ce soit, n'est capable d'ébranler, et qui. considérant tontes ces choses comme (-tant de peu de valeur, persévère inébranlable dans sa foi et e t disposée ne croire e1 à ne pratiquer que ce qu'il sait avoir «-t ■ cru Ct pratiqué de tout temps dans 11

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