‹ Catéchisme historiqueChapitre 152 sur 275 · partie i. en APURE II · texte numérisé non relu

partie i. en APURE II

compagnies de la garde des nobles avec leurs capitaines. Vient ensuite le maître des écuries du pape, porté sur son cheval noir recouvert d'un caparaçon en satin avec des franges en or. En tète de la procession marche un détachement d'artillerie avec sept canons. Lorsque la procession est arrivée en face de l'église Constantine, quatre frères pénitents reçoivent l'auguste défunt et le portent dans la chapelle Sixtine, où, revêtu de toutes les livrées de la papauté, il est déposé sur un lit de parade entouré d'un grand nombre de flambeaux. La garde des nobles veille autour, et les frères pénitents y restent en prière toute la nuit.

Le lendemain, les cardinaux et le clergé de l'église Saint-Pierre se réunissent dans la chapelle Sixtine pour tenir le défunt, lequel est ensuite transporté dans Féglise de Saint-Pierre, escorté de tout le clergé et de la garde suisse. Déposé au milieu de l'église, le vicaire de Saint-Pierre prononce l'absoute , puis on l'expose dans la Chapelle des Sacrements, de telle sorte que les pieds sortent quelque peu entre les barreaux de la grille, afin qu'ils puissent être baisés par les fidèles dont l'affluence est immense.

Le soir du troisième jour, les cardinaux se réunissent de nouveau dans la chapelle des Sacrements, puis on transporte l'illustre défunt dans la chapelle du chœur au chant du Miserere. Là se trouve un cercueil fait de bois de cyprès, et qui doit être la dernière demeure des mortels du pape. Lorsqu'on a béni ce cercueil, l'intérieur est revêtu d'un énorme drap d'or, sur lequel doit reposer le cadavre. Lorsqu'il se trouve, parmi les cardinaux présents, un parent du mort, il lui couvre le visage et les mains avec un drajj de talletas blanc;

ces soins lui sont, du reste, rendus par le grand-maître des cérémonies. On dépose ensuite dans le cercueil, aux pieds du pontife, une bourse de. velours cramoisi, dans laquelle se trouvent trois autres bourses plus petites. Toutes contiennent autant de pièces de monnaies tant en or qu'en argent et en cuivre, que le pape a régné d'années. Trois maîtres de cérémonies étendent ensuite un drap de soie rouge sur le cadavre, et l'on ferme le cercueil qui est lui-même renfermé dans un autre de plomb sur lequel sont inscrits le nom du pape, les années de son règne, le jour et l'année de sa sépulture. Déposé dans un troisième cercueil, le défunt est transporté dans une niche au-dessus de la porte qui conduit au vestiaire des chantres pontificaux, où il reste jusqu'à ce qu'on lui prépare un tombeau particulier ou que son déplacement soit devenu nécessaire par la mort de son successeur. Si le pape a de lui-même désigné le lieu de sa tombe, il ne peut y être déposé qu'au bout d'une année. Les funérailles durent neuf jours, à commencer du troisième qui suit la mort du pape. Au milieu de l'église s'élève un catafalque autour duquel brûlent viu^t flambeaux de cire jaune. — Le lendemain du jour des funérailles, on dit deux cents messes dans la seule église Saint-Pierre, sans compter celles qui se disent dans les couvents. Le neuvième jour, un des cardinaux prononce le discours funèbre du pape défunt, puis tous les cardinaux se rendent autour du gigantesque catafalque appelé Castrum doloris, et l'aspergent d'eau bénite. Après le chant du requicscat in pace, tous s'éloignent, et la cérémonie des funérailles esl terminée (Nack Kopatsch's u. Alex. v. Orky Erltdigmg. u, Besetzung des rom. Stuhles).

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